Huston débarque en HD!

L’éditeur Rimini Editions continue son excellent travail éditorial en nous offrant ce mois-ci deux films de John Huston peu connus, sortis coup sur coup en 1957 et 1958, juste après « Moby Dick ». Le premier, « Dieu seul le sait » est un petit bijou réunissant Robert Mitchum et Deborah Kerr, respectivement GI et bonne soeur sur une île du Pacifique occupées par les Japonais. Chacun tenu par le devoir moral, cèderont-ils à la tentation qui semble naître?

Le second film, plus conventionnel et bavard, est « le Barbare et la Geisha » avec un John Wayne dans le rôle d’un Consul Américain aux prises avec les autorités japonaises…

Les copies sont absolument somptueuses et méritent à elles seules d’acquérir ces deux oeuvres mineurs du cinéaste , d’autant qu’elles sont accompagnées de deux documentaires qui reviennent sur leur genèse.

Bravo Rimini!

Disponibles en DVD et Bluray chez Rimini Editions

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Critique Bluray: Bonjour Tristesse

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Réalisation Otto Preminger
Scénario Arthur Laurents
Acteurs principaux
Sociétés de production Wheel Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 94 minutes
Sortie 7 mars 1958

LE FILM:

4.5

Cécile, 17 ans, vit à Paris avec son père Raymond, un richissime et séduisant veuf quadragénaire, qui ne lui impose aucune contrainte, pas même celle de ses études. À l’exemple de son père, la vie de Cécile ne semble être que futilités : suites de sorties en boîtes avec flirts successifs. C’est parce que quelque chose s’est brisé en elle durant leurs dernières vacances sur la Côte d’Azur. Depuis lors, Cécile connaît la tristesse et elle se souvient…

En 1958, Otto Preminger adapte le livre de Françoise Sagan et réussit à transmettre toute la mélancolie de l’oeuvre originale. Pour cela, il s’entoure d’un très beau casting avec David Niven et Deborah Kerr mais aussi bien sûr, Jean Seberg,  magnifiquement candide et cruelle à la fois. La mise en scène est également somptueuse et la photo éblouissante, avec l’utilisation du noir et blanc pour le présent et de la couleur pour le passé, plus joyeux. Une très belle adaptation et l’un des plus beaux films de Preminger!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie absolument de toute beauté! Une définition, des contrastes et des couleurs à tomber!

BONUS:

5

Voilà une interactivité riche en qualité et quantité! On trouve une interview du fils de Françoise Sagan, un documentaire sur Saul Bass et une galerie de documents d’époque dont deux interviews de Preminger et Jean Seberg!

VERDICT:

4.5

Un chef d’oeuvre dans une édition splendide! Indispensable!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 23 novembre

Critique Bluray: les Innocents

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Titre original The Innocents
Réalisation Jack Clayton
Scénario William Archibald
Truman Capote
John Mortimer
d’après Henry James
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Fantastique
Durée 99 minutes
Sortie 16 mai 1962

LE FILM:

4.5

Angleterre, fin du XIXe siècle. Miss Giddens, engagée pour assurer l’éducation de Flora et Miles, arrive au vieux manoir de Bly. Les enfants, charmants au premier abord, manifestent bientôt un comportement étrange, et Miss Giddens ne tarde pas à comprendre que la maison fut le théâtre d’une relation des plus malsaines entre l’intendant Peter Quint et la précédente gouvernante, mystérieusement décédés.

Grand classique du Cinéma fantastique, « les Innocents », réalisé en 1961 par Jack Clayton (« les chemins de la haute ville ») est l’adaptation d’une nouvelle d’Henry James, « le Tour d’écrou ». Magnifiquement réalisé dans un somptueux noir et blanc avec la photo de Freddie Francis, le film de Clayton nous plonge dans un récit qui voit une gouvernante au prise avec deux enfants étranges et des apparitions spectrales. Sans que l’on sache jamais si la gouvernante, incarnée par la magnifique Deborah Kerr, assiste vraiment à des phénomènes surnaturels ou si elle sombre dans la folie, on est toujours envoûté et fasciné par cette histoire qui rappelle d’autres classiques comme « Rebecca » par son caractère gothique. Magnifique!

TECHNIQUE:

4.5

Magnifique copie proposée ici avec un léger grain qui ne gâche en rien le plaisir! Pas de VF ici.

BONUS:

4.5

On trouve ici une présentation du film par Nicolas Saada, une présentation par un spécialiste en littérature anglo-saxonne ainsi que le court-métrage de Jack Clayton inspiré du « Manteau » de Gogol. Cerise sur le gâteau, un petit livret rédigé par Jean-Baptiste Thoret!

VERDICT:

4.5

Un classique dans une belle édition! Indispensable!

Disponible en combo bluray +Dvd+livret (24.99 euros) chez Potemkine Films et Agnes B DVD dès le 3 mai

 

CRITIQUE BLU-RAY: COLONEL BLIMP

LE FILM: 9/10

En 1943, les soldats participants à un exercice de défense de Londres transgressent les règles et ridiculisent le major-général Wynne-Candy, une
vieille baderne de l’armée. 40 ans plus tôt, ce même Clive Candy est un jeune officier fougueux qui, pour répliquer à des rumeurs calomnieuses lancées contre l’armée anglaise, se rend à Berlin et participe de force à un duel. Blessé, Candy se lie amitié avec son rival allemand, l’officier Kretschmar-Schuldorff…

Sorti en pleine Seconde Guerre Mondiale, en 1942, « Colonel Blimp » est le premier grand chef d’oeuvre du duo Powell/Pressburger bien avant « le Narcisse Noir » ou « les Chaussons Rouges ». Construit comme un long flash-back de 2h40, le film nous donne à suivre le destin du Général Candy sur une quarantaine d’années, survolant les deux grands conflits mondiaux. Il s’agit d’une histoire d’amitié entre un soldat anglais et un soldat allemand, mais surtout une réflexion sur le temps qui passe et sur la façon dont évolue notre conception des choses.

Comme toujours chez Powell et Pressburger, la mise en scène est brillante, flamboyante, la photo est splendide et l’interprétation est ici une vraie réussite: Roger Livesey, Anton Walbrook et Deborah Kerr dans un triple rôle sont parfaits! Le fait de confier ces trois rôles de femme inportantes dans la vie de Candy apporte au film ce petit côté fantastique qu’on retrouve toujours dans les films du duo.

C’est donc un très grand film que Carlotta nous permet de redécouvrir dans une copie absolument incroyable!

LES BONUS: 10/10

Outre un petit module présenté par Martin Scorsese sur la restauration du film (5 mins), on trouve un doc « Il était une fois « Colonel Blimp » (24 mins) avec des interviews de Stephen Fry ou de Kevin Macdonald, « Optimisme et volonté » , un entretien avec Thelma Schoonmaker Powell (veuve de Michael Powell et monteuse de Martin Scorsese) dirigé par Michael Henry Wilson ( 29′) et une Galerie photos !

VERDICT: 9.5/10

Indispensable!

Disponible en DVD (16.99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 5 novembre.