Critique Dvd: No Land’s Song

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Titre original آواز بی‌سرزمین
Réalisation Ayat Najafi
Scénario Ayat Najafi
Acteurs principaux
Sociétés de production Anne Grange
Gunter Hanfgarn
Rouven Rech
Teresa Renn
Pays d’origine Drapeau : Iran Drapeau : FranceDrapeau : Allemagne
Genre Documentaire
Durée 1h 31min
Sortie 16 mars 2016

LE FILM:

3.5

En Iran, depuis la révolution de 1979, les femmes n’ont plus le droit de chanter en public en tant que solistes. Une jeune compositrice, Sara Najafi, avec l’aide de trois artistes venues de France (Elise Caron, Jeanne Cherhal et Emel Mathlouthi), va braver censure et tabous pour tenter d’organiser un concert de chanteuses solo à Téhéran.

Alors que le burkini et le sort des femmes dans le Monde occupent la une de l’actualité, ce documentaire de Ayat Najafi vaut le coup d’oeil. Dans un pays, l’Iran, où les femmes n’ont plus, depuis la Révolution de 1979, le droit de chanter en public, une chanteuse, Sara Najafi, projette d’organiser un concert avec des chanteuses d’horizons multiples, dont les Françaises Elise Caron et Jeanne Cherhal. Entre la préparation et des enregistrements de conversations avec les autorités iraniennes, le film propose un constat effroyable sur le sort des femmes dans certains pays et une lueur d’espoir avec une initiative courageuse et pleine de promesses.

TECHNIQUE:

4.5

Sans souci!

BONUS:

4.5

Outre une sélection de scènes coupées, on trouve des interviews de l’équipe.

VERDICT:

3.5

Un documentaire utile!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Jour2Fête dès le 4 octobre


Critique:L’Odyssée 

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Réalisation Jérôme Salle
Scénario Jérôme Salle
Laurent Turner
Acteurs principaux
Sociétés de production Fidélité Films
Pan-Européenne
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre biographie
Durée 122 minutes
Sortie 12 octobre 2016

1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

Genre ô combien difficile que le biopic dont le risque de tomber dans l’hagiographie ou le Wikipedia illustré est bien présent. L’idée de Jérôme Salle de consacrer un film à l’une des personnalités françaises les plus emblématiques, le Commandant Cousteau, avait donc de quoi effrayer. Outre l’oeuvre de l’homme au bonnet rouge, le film de Salle a la bonne idée de se consacrer en grande partie à sa vie privée et notamment ses rapports avec ses fils, ce qui n’est pas sans lien avec son travail. En effet, le film montre bien la relation amour/haine qu’il entretenait avec son fils Philippe. Fils préféré à de nombreux égards, Philippe s’élevait contre la propension de son père à se compromettre lorsque l’argent était en jeu, comme par exemple lorsqu’il acceptait comme mécène un groupe pétrolier en échange de lui dénicher des sites à exploiter. C’est sûrement l’influence de ce fils qui fit évoluer la pensée de Cousteau vers moins de business et plus d’écologie. Le film montre également quel mari il était, amoureux de sa femme, « la bergère », pilier de son équipe, mais enclin à céder aux charmes des nombreuses femmes qui l’admiraient.

Outre le magnifique portrait d’une famille hors normes, « L’Odyssée » nous offre deux magnifiques performances d’acteurs avec un Lambert Wilson incarnant réellement son modèle et Pierre Niney dans le rôle de Philippe, comme toujours brillant. Quant à la mise en scène, véritablement inspirée et fourmillant d’idées de Cinéma ( belle idée avec des lunettes d’aviateurs), elle côtoie les sommets grâce à une photo totalement époustouflante! Quand le Cinéma Français ose donner les moyens à des projets aussi ambitieux, alliant exigence et spectacle, il serait dommage de passer à côté! Courez-y!

4.5