Critique Bluray: Les flics ne dorment pas la nuit

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LE FILM:

4.5

De nouvelles recrues font leur entrée dans un commissariat de Los Angeles, parmi lesquelles Roy Fehler, étudiant en droit entré dans la police pour subvenir aux besoins de sa famille. Il fait équipe avec Andy Kilvinski, vieux briscard engagé dans la police depuis 23 ans, qui lui apprend toutes les ficelles du métier. Roy devient vite accro à la rue et à ses dangers, et délaisse peu à peu ses études et sa famille…

Tourné juste après « Terreur Aveugle », quelques mois avant « Soleil Vert », « les flics ne dorment pas la nuit » est l’adaptation par Richard Fleischer d’un roman de Joseph Wambaugh, ancien policier. Plus qu’un polar pur, il s’agit ici d’une chronique sur le quotidien d’une brigade de policiers de Los Angeles. On suit particulièrement Roy (Stacy Keach) le débutant et son équipier, l’expérimenté Kilvinski (George C. Scott). La vision de Fleischer est assez pessimiste, la vie de policier, étant représentée comme un sacerdoce, duquel il semble compliqué de sortir et dans lequel les proches n’ont que peu de place. Entre braquages, alcoolisme et violence, difficile d’en sortir indemne! Les superbes interprétations de Scott et Keach et la mise en scène efficace de Fleischer font de ce film méconnu une vraie réussite, à (re)découvrir absolument!

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt propre même dans les scènes nocturnes (forcément nombreuses)avec un grain assez présent.

BONUS:

4.5

Outre une courte présentation du film par Nicolas Saada, on trouve une analyse passionnante par Nicolas Boukhrief, un documentaire tout aussi intéressant avec notamment l’intervention de Stacy Keach et enfin un montage de 17 minutes du film au format super 8!

VERDICT:

4.5

Une superbe plongée dans le quotidien de la police de L.A.!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 9 novembre

 

Critique: Aquarius

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Réalisation Kleber Mendonça Filho
Scénario Kleber Mendonça Filho
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Brésil Brésil, Drapeau de la France France
Genre drame
Sortie 28 septembre 2016

Clara, la soixantaine, ancienne critique musicale, est née dans un milieu bourgeois de Recife, au Brésil. Elle vit dans un immeuble singulier, l’Aquarius construit dans les années 40, sur la très huppée Avenida Boa Viagem qui longe l’océan. Un important promoteur a racheté tous les appartements mais elle, se refuse à vendre le sien. Elle va rentrer en guerre froide avec la société immobilière qui la harcèle. Très perturbée par cette tension, elle repense à sa vie, son passé, ceux qu’elle aime.

Quatre ans après « Les bruits de Recife », « Aquarius » est le second long métrage du Brésilien Kleber Mendonça Fiho, présenté lors du dernier Festival de Cannes. S’il est reparti bredouille, le film a enchanté la Croisette.

Aquarius, c’est le nom de la résidence qu’habite Clara, ancienne critique musicale de 60 ans. Cette résidence, elle est la dernière à y vivre, tous les appartements ayant été rachetés par un promoteur immobilier, mais telle un irréductible Gaulois, elle refuse de quitter son domicile face aux spéculateurs. A travers trois chapitres, « les Cheveux de Clara », « l’Amour de Clara » et « le Cancer de Clara », « Aquarius » brosse le portrait d’une femme en lutte, une femme forte, sur une quarantaine d’années (le film débute en 1980) avec en toile de fond un regard acerbe sur l’évolution de la Société brésilienne, la corruption ambiante et le libéralisme sauvage. Malgré la richesse tout bonnement hallucinante du film (chronique familiale, portrait de femme, critique sociale, une touche de fantastique…), le film se déroule avec une simplicité, une intelligence et sur un rythme toujours soutenu qui font passer ces 2h30 comme un éclair (tout le contraire de Toni Erdmann!). Comment passer sous silence l’interprétation toute en nuance de la magique Sonia Braga, grande dame du Cinéma brésilien. Drôle, passionnant, inquiétant, émouvant, « Aquarius » est grand comme la vie, l’un des films majeurs de l’année!

4.5