Critique: Alpha – The Right To Kill

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Dans les quartiers pauvres de Manille, la lutte antidrogue fait rage. Un officier de police et un petit dealer devenu indic tentent coûte que coûte de faire tomber l’un des plus gros trafiquants de la ville, mettant en jeu leur réputation, la sécurité de leur famille… et leur vie.

Deux ans après « Ma Rosa », le Phillipin Brillante Mendoza est de retour avec une plongée dans le commerce de la drogue à Manille. La lutte est féroce entre la police et le caïd local et tous les coups sont permis. Dans un style très documentaire, mené à un train d’enfer, le film de Mendoza est aussi palpitant qu’instructif. On y voit les rouages de la lutte anti-drogue avec les méthodes d’une police gangrénée et celles du petit dealer et ses pigeons voyageurs! Puissant et viscéral, sans aucun temps mort,  cet Alpha est une vraie réussite!

4.5

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Critique Bluray: Les flics ne dorment pas la nuit

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LE FILM:

4.5

De nouvelles recrues font leur entrée dans un commissariat de Los Angeles, parmi lesquelles Roy Fehler, étudiant en droit entré dans la police pour subvenir aux besoins de sa famille. Il fait équipe avec Andy Kilvinski, vieux briscard engagé dans la police depuis 23 ans, qui lui apprend toutes les ficelles du métier. Roy devient vite accro à la rue et à ses dangers, et délaisse peu à peu ses études et sa famille…

Tourné juste après « Terreur Aveugle », quelques mois avant « Soleil Vert », « les flics ne dorment pas la nuit » est l’adaptation par Richard Fleischer d’un roman de Joseph Wambaugh, ancien policier. Plus qu’un polar pur, il s’agit ici d’une chronique sur le quotidien d’une brigade de policiers de Los Angeles. On suit particulièrement Roy (Stacy Keach) le débutant et son équipier, l’expérimenté Kilvinski (George C. Scott). La vision de Fleischer est assez pessimiste, la vie de policier, étant représentée comme un sacerdoce, duquel il semble compliqué de sortir et dans lequel les proches n’ont que peu de place. Entre braquages, alcoolisme et violence, difficile d’en sortir indemne! Les superbes interprétations de Scott et Keach et la mise en scène efficace de Fleischer font de ce film méconnu une vraie réussite, à (re)découvrir absolument!

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt propre même dans les scènes nocturnes (forcément nombreuses)avec un grain assez présent.

BONUS:

4.5

Outre une courte présentation du film par Nicolas Saada, on trouve une analyse passionnante par Nicolas Boukhrief, un documentaire tout aussi intéressant avec notamment l’intervention de Stacy Keach et enfin un montage de 17 minutes du film au format super 8!

VERDICT:

4.5

Une superbe plongée dans le quotidien de la police de L.A.!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 9 novembre

 

CRITIQUE: L’ASSASSIN

Alfredo Martelli est un être infâme, antiquaire de métier, qui ne rate aucune occasion pour asseoir sa situation économique. Un beau matin, celui-ci voit débarquer dans son appartement la police, le convoquant au commissariat où on l’accuse du meurtre d’Adalgisa de Matteis, une ancienne maîtresse, associée dans ses affaires. Durant le long et pénible interrogatoire, Alfredo se remémore certains passages de sa vie où il eut un comportement peu reluisant…

Grâce à Carlotta Films, nous pouvons découvrir en salles en version restaurée le premier film d’Elio Petri, cinéaste italien peu connu mais néanmoins très doué. Réalisé en 1961, « l’Assassin » reprend les recettes du film noir mais contient déjà tout ce qui fait la particularité du Cinéma de Petri, du moins ce qu’on en connaît en France à travers « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » et « la classe ouvrière va au paradis« , à savoir un propos contestataire et engagé.

Dans « l’Assassin », Petri livre une charge féroce, à travers l’histoire de cet antiquaire, coupable désigné de l’assassinat de sa maîtresse par la police, contre la justice et l’administration de son pays, ce qui constituera le sujet de son « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon »! Individu peu recommandable, Alfredo est le coupable idéal pour les enquêteurs qui portent chaque élément, même anodin, à la charge de l’accusé, sans se soucier du ridicule. L’interrogatoire et l’enquête sont entrecoupés de flashbacks judicieusement amenés, comme ceux insérés dans une scène grâce à un simple travelling latéral. La mise en scène est donc brillante, le scénario malin, la musique de Piero Piccioni excellente et l’interprétation du duo Marcello Mastroianni/Micheline Presle au diapason!

Un vrai régal à courir voir en salles dès le 20 juin dans une copie de toute beauté!!!

LA NOTE: 9/10