Critique Bluray: le Roi de Coeur

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Réalisation Philippe de Broca
Scénario Philippe de Broca
Daniel Boulanger
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France Fildebroc Productions
Drapeau : France Les Productions Artistes Associés
Drapeau : Italie Compagnia Cinematografica Montoro
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie dramatique
Durée 95 minutes
Sortie 1966

LE FILM:

3.5

Fin 1918, les Allemands abandonnent Marville après l’avoir piégée en y cachant une bombe. Un soldat britannique, Charles Plumpick, est chargé de localiser la machine infernale et de la désamorcer. Il découvre une cité désertée par ses habitants, à l’exception des pensionnaires de l’asile de fous. Ceux-ci l’accueillent à bras ouvert, il devient alors leur « roi de coeur». Plumpick se laisse séduire par ses nouveaux compagnons, qui ont pour noms Général Géranium, Duc de Trèfle ou Monsieur Marcel, mais n’en oublie pas sa mission pour autant…

Dixième film de Philippe de Broca, juste après « les tribulations d’un Chinois en Chine », « le Roi de Coeur » fut un échec aussi bien public que critique. Situé à la fin de la Première Guerre Mondiale, le film débute sur un ton qui n’est pas sans rappeler un autre film sorti la même année, « la Grande Vadrouille ». Puis dès que Plumpick, le soldat anglais chargé de localiser une bombe allemande, va s’intégrer dans le groupe de patients de l’asile psychiatrique, le récit va virer à la farce anti-militariste. Les plus fous ne sont pas ceux que l’on pense, semble nous dire De Broca, grâce à un casting de haute volée qui semble bien s’amuser: Serrault, Pierre brasseur, Jean-Claude Brialy, Geneviève Bujold entourent le british Alan Bates. Une curiosité à découvrir…

TECHNIQUE:

4

Un peu de grain ne saurait ternir la très belle copie restaurée proposée ici!

BONUS:

4.5

On trouve ici deux interviews de Pierre Lhomme, le chef op, et Michelle de Broca ainsi que quelques documents d’époque où l’on voit entre autres De Broca et Brialy.

VERDICT:

3.5

Une édition « royale » pour un De Broca méconnu à découvrir!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez L’Atelier d’Images

Critique Bluray: Comancheria

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Titre original Hell or High Water
Réalisation David Mackenzie
Scénario Taylor Sheridan
Acteurs principaux
Sociétés de production Sidney Kimmel Entertainment
OddLot Entertainment
Film 44
LBI Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 102 minutes
Sortie  7 septembre 2016

LE FILM:

4.5

Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter.

L’Anglais David Mackenzie nous avait laissés sous le choc il y a deux ans avec « les poings contre les murs« , film carcéral surpuissant. Il enchaîne ici avec un drôle d’objet filmique, quelque part entre western moderne, polar, et comédie noire. Derrière ses apparences de film de braquage se cache un saisissant portrait d’une certaine Amérique. Si les deux frères incarnés par Ben Foster et Chris Pine se lancent dans les braquages de banque, c’est pour récupérer de quoi lever l’hypothèque sur la maison de leur mère, traitement par l’absurde de la crise des subprimes. Lors de leur cavale, Mackenzie s’amuse avec les conséquences absurdes de la libre circulation des armes, le personnage du shérif se retrouvant contraint d’emprunter un fusil à un civil. Rythmé, tendu, palpitant, remarquablement mis en scène et surtout porté par un casting de feu (mention spéciale à jeff Bridges en shériff chambreur en pré-retraite), « Comancheria » est le polar de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

Une définition et des contrastes à tomber! Un régal!

BONUS:

1.5

Un module d’entretiens avec l’équipe, très promo… C’est tout…

VERDICT:

4.5

Indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) dès le 25 janvier chez Wild Side Video