Critique: Ready Player One

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Réalisation Steven Spielberg
Scénario Zak Penn
Ernest Cline
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Partners
Amblin Entertainment
De Line Pictures
Farah Films & Management
Reliance Entertainment
Village Roadshow Pictures
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 140 minutes
Sortie 28 mars 2018

 

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l’OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday. Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l’œuf de Pâques numérique qu’il a pris soin de dissimuler dans l’OASIS. L’appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu’un jeune garçon, Wade Watts, qui n’a pourtant pas le profil d’un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Quelques semaines seulement après la sortie de « Pentagon Papers », Steven Spielberg sort son nouveau bébé, alternant encore « film sérieux » et blockbuster. Il retrouve ici l’ambiance futuriste de « Minority Report » alors que le monde en 2045 est au bord du chaos. Tout le monde fuit ce quotidien morose en plongeant dans le jeu « l’Oasis » et sa réalité virtuelle. Alors que le créateur de ce jeu, décédé, a caché des clés dans celui-ci, les joueurs qui les trouveront deviendront propriétaires de l’Oasis. Le jeune héros va alors se trouver à la lutte avec la firme n°2 des jeux vidéos… Un vrai buzz positif accompagne la sortie de ce « Ready Player One » qui semble faire l’unanimité et pourtant, il ne convainc pas totalement. Spielberg prouve évidemment qu’il est un metteur en scène hors pair avec quelques scènes impressionnantes et une maîtrise des effets spéciaux assez démente. Le côté ludique du film séduira ceux qui ont connu les années 80: on s’amuse à trouver les multiples clins d’oeil au Cinéma et aux jeux vidéos des années 80 et 90, d’Alien à Mortal Kombat, en passant par Freddy et même Kubrick. L’une des grandes scènes du film revisite en effet l’un des chefs d’oeuvre du cinéaste. Toutefois, RPO n’arrive jamais à enthousiasmer et à nous emporter. Le scénario y est sans doute pour quelque chose, on y suit finalement rien de plus qu’une partie de jeu vidéo sans grand enjeu. Par ailleurs, on aurait aimé que Spielberg alterne un peu plus entre le réel et le virtuel, la « vraie » vie glauque et moche n’étant que très peu montrée. Quant aux personnages, on ne se passionne pas non plus pour eux, même le héros incarné par le jeune Tye Sheridan manquant un peu de charisme.

Bref, ce RPO déçoit car c’est typiquement le film qu’on aurait aimé adorer et l’on sent que l’on passe à côté de quelque chose de très grand. Sans effets spéciaux et sans virtuel, Spielberg nous avait fait bien plus vibrer avec Pentagon Papers! Game Over…

2.5

 

Critique Bluray: Plonger

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Réalisation Mélanie Laurent
Scénario Julien Lambroschini
Mélanie Laurent
Acteurs principaux
Sociétés de production Move Movie
Cinéfrance
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 102 minutes
Sortie 29 novembre 2017

LE FILM:

3.5

C’est l’histoire d’un amour total entre César et Paz. Paz, photographe espagnole, nourrit une soif de rencontres, d’expériences et de voyages, alors que César, ex-grand reporter de guerre, souhaite à l’inverse s’extraire du tumulte du monde. Paz est enceinte, cette perspective l’angoisse, l’étouffe. Elle semble s’éloigner chaque jour un peu plus de César, comme obsédée par quelque chose qui lui échappe. Jusqu’au jour où elle disparait, laissant son enfant et César sans véritable explication.

Après « les Adoptés » et « Respire », « Plonger » est le troisième long métrage de fiction de l’actrice Mélanie Laurent derrière la caméra. Adaptation d’un roman de Christophe Ono Dit Bio, « Plonger » s’intéresse à un couple dont les trajectoires s’éloignent inexorablement. César, ancien reporter de guerre, a soif de calme et de stabilité alors que Paz semble vouloir fuir à tout prix ce havre de paix. Ce qu’elle veut c’est voyager et expérimenter, à travers sa passion, la photo. La nouvelle d’une grossesse mettra en lumière le total décalage entre les amants. Ce nouveau film de Mélanie Laurent, aux accents parfois mallickiens, brille par sa mise en scène extrêmement ambitieuse et nous offre un Gilles Lellouch bouleversant. Une belle confirmation.

TECHNIQUE:

4.5

De toute beauté!

BONUS:

Aucun bonus, dommage…

VERDICT:

3.5

Une plongée envoûtante dans un couple en crise à voir dans une édition plus que limitée!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez France Télévisions Distribution dès le 4 avril