Critique: Everybody Knows

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Titre original Todos Lo Saben
Réalisation Asghar Farhadi
Scénario Asghar Farhadi
Acteurs principaux
Sociétés de production Memento Films Production
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre thriller
Durée 130 minutes
Sortie 9 mai 2018

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Habitué du Festival de Cannes, l’Iranien Asghar Farhadi présente cette année son huitième film en ouverture mais également en compétition! Tourné en Espagne, en Espagnol avec un casting hispanophone (Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin), « Everybody Knows » utilise les mêmes recettes que les précédents films du Maître: les thèmes de la famille, du mensonge et du secret sont là et Farhadi s’amuse, s’inspirant d’Hitchcock et Bergman. Comment ne pas penser à Vertigo lors de cette scène dans le clocher de l’église? L’enlèvement d’une adolescente lors d’une fête de mariage va jeter les personnages dans le conflit et faire resurgir les secrets du passé. Si le film est remarquablement construit, brillamment mis en scène et que l’on prend plaisir à voir évoluer ce casting, Farhadi ne convainc pas tout à fait, du moins pas autant que dans ses films Iraniens. « Everybody Knows » semble être conçu pour un public qui découvrirait son Cinéma et n’a pas la force d' »A propos d’Elly » ou « Une Séparation ». Toutefois, un Farhadi mineur reste toujours hautement recommandable!

3.5

Critique: Plaire, Aimer et Courir Vite

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Réalisation Christophe Honoré
Scénario Christophe Honoré
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Pelléas
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 132 minutes
Sortie 10 mai 2018

1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Plaire, aimer et courir vite, c’est un peu le credo de Jacques, écrivain quadra qui se sait condamné par le sida. Difficile de s’attacher et de faire des projets lorsque l’on sait son temps compté. Le 11ème long métrage de Christophe Honoré raconte donc la rencontre de ce condamné en sursis avec Arthur, jeune garçon plein de vie qui compte quitter sa Bretagne pour faire du Cinéma et vivre avec lui. Présenté en compétition au Festival de Cannes, le film fait évidemment penser à 120 BPM, traitant lui aussi du sida. Pourtant il n’a rien à voir avec le film militant de Robin Campillo, Honoré ne parlant ici que et uniquement d’amour!  Romantique et romanesque, loin des mouchoirs qu’un tel sujet promet, « Plaire, aimer et courir vite » réserve aussi quelques jolis moments de cinéma comme cette rencontre devant un écran projetant « la Leçon de Piano » ou deux scènes de bain fort émouvantes. La BO, de la musique baroque à Anne Sylvestre, est un bonheur, et le trio de comédiens Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès, Vincent Lacoste est fabuleux, avec une mention passable à ce dernier, totalement surprenant, qui amène une bouffée de vie salutaire à ce projet. On ne peut imaginer que le jury reste insensible à ce qui semble être le meilleur film de Christophe Honoré!

4.5