Critique Bluray: L’Atelier

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Réalisation Laurent Cantet
Scénario Robin Campillo
Laurent Cantet
Sociétés de production Archipel 35 / Archipel 33
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 113 minutes
Sortie 11 Octobre 2017

LE FILM:

4.5

La Ciotat, été 2016. Antoine a accepté de suivre un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière connue. Le travail d’écriture va faire resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé depuis 25 ans, toute une nostalgie qui n’intéresse pas Antoine. Davantage connecté à l’anxiété du monde actuel, il va s’opposer rapidement au groupe et à Olivia, que la violence du jeune homme va alarmer autant que séduire.

Avec l’Atelier, le Palmé Laurent Cantet (Entre les murs) réalise son 7ème film. Il réunit comme dans la Palme d’Or un groupe de jeunes. Ces jeunes désoeuvrés participent à un atelier d’écriture avec une romancière renommée. Parallèlement, c’est aussi la confrontation d’une actrice professionnelle, Marina Foïs, avec un casting de jeunes amateurs. Passionnant dans son analyse des rapports des jeunes entre eux mais aussi dans la relation entre Olivia, la romancière, et le jeune Antoine, adolescent aux idées extrêmistes, le film de Cantet est à la fois bouillonnant et désenchanté. Et autrement plus maîtrisé qu' »Entre les murs »!

TECHNIQUE:

4.5

Rien à dire!

BONUS:

2.5

On trouve ici une longue interview du réalisateur et deux courtes interviews de Marina Foïs et du jeune interprète d’Antoine. On aurait aimé voir l’équipe au travail…

VERDICT:

4.5

Un beau film désenchanté sur la jeunesse!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Blaq Out dès le 7 mars

Critique Bluray: Utu

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LE FILM:

4

Nouvelle-Zélande, 1870. Te Wheke, un éclaireur des troupes coloniales, retrouve sa tribu massacrée par l’armée pour laquelle il travaille. Trahi et fou de douleur, il jure de se venger et d’infliger le même châtiment – UTU – aux Pakehas (les Néo-Zélandais d’origine européenne). 

Bien avant Jane Campion et sa Leçon de piano, Utu était le premier film néo-zélandais sélectionné au Festival de Cannes, en 1983. Réalisé par Geoff Murphy, à qui l’on doit d’innommables nanars tels que « Freejack », « Piège à grande vitesse » ou « Fortress 2 », on visionne ce film avec d’inévitables à priori! Le choc n’en est que plus grand!

Si « Utu » n’est pas un chef d’oeuvre, sa puissance et sa noirceur laissent des traces dans les rétines. Utu, ça signifie « Vengeance » en Maori. Quand Te Wheke s’aperçoit que les Colons ont assassiné et brûlé tout son village, il n’a que Utu en tête et va lancer une véritable révolution contre l’oppresseur. Dans sa quête de vengeance, il va précipiter son pays dans la violence la plus totale. Ce western maori, reposant sur un scénario des plus basiques, captive par la force de ses images, le charisme de son héros, esprit vengeur au regard de fou et ses montées de violence aussi subites que sans concession. Une curiosité qui mérite d’être découverte!

TECHNIQUE:

4.5

Une copie très propre et efficace!

BONUS:

3.5

On trouve ici un making of de 45 minutes.

VERDICT:

4

Un western maori choc, à découvrir!

Disponible en Combo Bluray/Dvd (24.99 euros) dès le 7 mars chez La Rabbia