Concert: Hans Zimmer

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Hier soir, la Patinoire de Bordeaux accueillait l’une des six dates françaises de la tournée mondiale du compositeur de musiques de films Hans Zimmer. Durant près de trois heures, Hans Zimmer, accompagné de près de 60 personnes sur scène, dont le choeur symphonique d’Ile de France, un orchestre symphonique et un orchestre moderne, revisite une carrière hollywoodienne plutôt riche. On retrouve quelques belles réussites comme « Rain Man », « True Romance » ou « USS Alabama » et ses hits tels que « Pirates des Caraïbes », « le Roi Lion », « Gladiator »ou « Inception », toujours dans un style un peu pompier mais diablement efficace. Si l’on peut regretter au début de ne pas voir d’images des films projetées, on s’aperçoit que, lorsqu’on a vu les films en question, les images reviennent en tête, procurant finalement une sensation assez agréable que de se remémorer les scènes concernées par les musiques jouées. Hans Zimmer, manifestement heureux d’être sur scène, passe d’un instrument à l’autre (piano, synthé, guitare, banjo, percussions…) et discute beaucoup, vantant souvent les mérites des musiciens qui l’entourent et évoquant la mémoire de Tony Scott ou Heath Ledger. Il dédiera même »Da Vinci Code » à Paris et à la France s’acquittant au passage d’un « liberté, égalité, fraternité » acclamé par la foule! Seul point noir de la soirée, l’acoustique de la patinoire supportant mal les envolées guerrières de « The Dark Knight » ou « Inception ».

Quoi qu’il en soit une magnifique soirée! Si Hans Zimmer passe près de chez vous, voilà un évènement rare à ne pas rater!

 

Cannes 2016: le Palmarès

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Après 10 jours d’un festival cette année de très haute tenue selon l’avis général, le jury présidé par George Miller a rendu son verdict et livré un palmarès qui, comme souvent, fait débat. Tout d’abord quelques éléments d’importance ont marqué cette soirée:

  • Le Maître de cérémonie Laurent Lafitte a semblé prendre en compte les critiques qui ont suivi son intervention lors de l’ouverture en restant étonnamment sage.
  • Ibrahim Maalouf nous a gratifiés d’un intermède musical de haute volée en reprenant quelques musiques de Palmes d’Or accompagné d’autres musiciens comme le trio féminin LEJ.
  • Chaque prix a été remis cette année par l’un des membres du jury.
  • Une Palme d’honneur a été remise à Jean-Pierre Léaud.

Après la Palme du court-métrage, les récompenses pour les longs métrages ont été les suivantes:

  • Caméra d’Or pour « Divines » de Houda Benyamina. La réalisatrice est l’auteur d’un discours de remerciement qui n’en finissait pas et qui ne manquait pas de « clito »!
  • Prix d’Interprétation masculine pour Shahab Hosseini pour « le client » d’Asghar Farhadi. Le cinéaste iranien avait déjà décroché un prix d’interprétation pour Bérénice Bejo pour son précédent film, « le Passé ».
  • Prix du jury pour « American Honey » d’Andrea Arnold, road movie de trois heures qui n’enthousiasma pas la Croisette. C’est le troisième prix du jury récolté par la réalisatrice anglaise.
  • Prix d’Interprétation pour Jaclyn Jose dans « Ma Rosa » de Brillante Mendoza, film qui ne fit pas l’unanimité, loin de là. Le réalisateur philippin décrocha un Prix de la mise en scène en 2009 pour « Kinatay ».
  • Prix du meilleur Scénario pour « le Client » d’Asghar Farhadi. C’est une surprise, le festival n’attribuant, en principe, jamais deux prix pour le même film.
  • Prix de la mise en scène ex-aequo à Olivier Assayas pour « Personal Shopper » et Cristian Mungiu pouyr « Baccalauréat ». C’est la première fois que le réalisateur décroche une récompense à Cannes. Quant au cinéaste roumain dont le film fut très positivement accueilli, il a déjà raflé une Palme d’Or pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours » et un Prix du scénario pour « Au-delà des collines ».
  • Grand Prix pour « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan, assez fraîchement accueilli par la critique. Le réalisateur, déjà récipiendaire d’un Prix du jury il y a deux ans pour « Mommy » fut l’auteur d’un discours ému et émouvant qu’il conclut par ces mots : « Je préfère la folie des passions à la sagesse de l’indifférence ».
  • Enfin, la Palme d’Or revient pour la deuxième fois à Ken Loach pour son film « I Daniel Blake » que beaucoup considèrent comme son plus mauvais film, véritable chantage émotionnel! Le discours du cinéaste fut très politiquement engagé, comme il en a l’habitude.

Evidemment aucun commentaire ne sera émis dans ces lignes sur ce palmarès tant que je n’aurai pas vu les films. Les observateurs regrettent l’absence au tableau des récompenses de films comme « Toni Erdmann », « Julieta », « Ma loute », « Aquarius » ou encore « Elle ». Quoi qu’il en soit, tout ceci donne très envie!