CRITIQUE BLU-RAY: LE CASSE DE CENTRAL PARK

LE FILM:

Quand les employés d’une résidence de luxe en bordure de Central Park découvrent que le milliardaire occupant le penthouse n’est autre qu’un escroc qui les a spoliés de leur retraite, ils fomentent leur vengeance : un casse qui leur permettra de récupérer leur dû. Natif du Queens, Josh Kovaks gère depuis plus de 10 ans un des gratte-ciels les plus luxueux et sécurisés de New York, et rien n’échappe jamais à son œil de lynx. Au sommet de la copropriété, dans l’unité d’habitation la plus somptueuse, réside Arthur Shaw, un magnat de Wall Street qui se retrouve soudain assigné à résidence pour avoir usurpé 2 milliards de dollars à ses actionnaires. Parmi ceux qu’il a mis sur la paille : les employés de la résidence dont il était censé faire fructifier les fonds de retraite.
Avec quelques jours seulement pour réparer l’injustice, Josh et ses compères se tournent vers Slide, une fripouille à la petite semaine qui va les aider à réaliser l’impossible : dérober le butin précieusement gardé dans l’appartement hyper sécurisé de Shaw au nez et à la barbe de l’équipe du FBI, sous les ordres de l’intraitable agent Claire Denham, qui surveille tous les faits et gestes du requin de Wall Street. Nos cambrioleurs improvisés, parmi eux Charlie, le concierge hyper nerveux ; M. Fitzhugh, le courtier déchu ; Dev’Reaux, le liftier novice et Odessa, la femme de ménage belliqueuse, jouissent néanmoins d’un atout majeur : ils connaissent le bâtiment de fond en comble. Sans jamais s’en être rendu compte, ils repèrent les lieux du crime depuis des années...

« Le Casse de Central Park » fait clairement partie de ces films dont on attend pas grand chose! Et pourtant! Après une série de « Rush Hour » et un troisième volet X-Men sans grand intérêt, Brett Ratner réunit un drôle de casting pour une comédie au parfum de Madoff: Ben Stiller, Eddie Murphy, Matthew Broderick, Casey Affleck, Gabourey Sidibe, Michael Pena et Tea Leoni! C’est donc une sorte d’Ocean’s Eleven aux motivations sociales que nous concocte Ratner sans grande originalité mais avec une bonne humeur communicative. Souvent drôle, « le Casse » est aussi un film d’action assez réussi avec un morceau de bravoure « énormissime »! Le seul regret, c’est que le délire n’ait pas été poussé un peu plus loin, le film restant assez sage malgré le pedigree des comédiens.

En tout cas, pour un film dont la seule ambition est de divertir, le contrat est rempli!

Techniquement, le Blu-ray proposé par Universal est une merveille comme souvent chez cet éditeur. La précision de l’image est infinie, notamment dans les plans depuis le haut de la tour qui vous donneront le vertige et le son n’est pas en reste!

LES BONUS:

-Commentaire audio du réalisateur, du monteur et des scénaristes

-Making-of (47 mins) avec interview du réalisateur et du producteur Brian Grazer

– sympathique journal du tournage (23 mins) qui illustre bien la bonne humeur sur le tournage

– 11 scènes coupées (dont une avec un cameo d’Yvan Attal) et 2 fins alternatives

– Un bêtisier assez drôle

VERDICT:

Un blu-ray qui frôle la perfection pour un bon petit divertissement!

Disponible en DVD et en Blu-ray (19,99 euros) chez Universal Pictures

 

CRITIQUE DVD: LE HAVRE

LE FILM:

Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

Aki Kaurismäki signe avec “le Havre” l’un des films les plus réjouissants de l’année dernière qui aurait mérité la Palme d’Or lors de dernier festival de Cannes.

Pour son premier film en France, le cinéaste finlandais décide de traîter d’un sujet d’actualité, les sans-papiers, mais sur un ton bien à lui. Même si l’action se déroule aujourd’hui chez nous, tout le décorum (voitures, mobilier, costumes…) semble tout droit sorti d’un film de Marcel Carné. Même la façon de parler des personnages, dans un Français un peu désuet, donne une tonalité absurde au film qui, au choix, réjouira la plupart ou déstabilisera les autres. Comme souvent chez Kaurismäki, on a droit à une belle collection de “gueules” et à la première apparition de Jean-Pierre Darroussin dans le rôle d’un flic tout melvillien. Kati Outinen est là pour la dixième fois avec son premier rôle en Français et l’impeccable André Wilms complète le casting de cette très jolie fable qui rend heureux! A voir absolument!

La copie parfaite proposée ici rend justice à la très belle photo du film!

LES BONUS:

-Bandes annonces des films de Kaurismäki distribués par Pyramide

-Un entretien passionnant avec les comédiens André Wilms et Jean-Pierre Darroussin sur le travail de Kaurismäki(21mins)

– Journal de Cannes (8 mins) très sympa sur le périple de l’équipe au Festival entre photo call et projection.

– Essais de Blondin Miguel en compagnie d’André Wilms (8 mins)

– 2 titres Live de Little Bob

VERDICT:

L’un des meilleurs films de 2011 dans une édition remarquable!
Disponible en DVD(19,99 euros) et en Blu-ray(24,99 euros) dès le 21 avril chez Pyramide Video