Critique: L’autre côté de l’espoir

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Titre original Toivon tuolla puolen
Réalisation Aki Kaurismäki
Scénario Aki Kaurismäki
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la Finlande Finlande
Genre comédie dramatique
Durée 98 minutes
Sortie 15 mars 2017

Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.

Six ans après « le Havre« , le Finlandais Aki Kaurismäki nous offre le second volet d’une trilogie sur les migrants qui ne verra malheureusement pas de troisième volet puisque, alors qu’il recevait l’Ours d’Argent à Berlin, le cinéaste annonçait qu’il arrêtait le Cinéma. L’Autre côté de l’espoir, c’est le destin croisé de deux personnages. D’un côté, Khaled fuit la Syrie et arrive par accident en Finlande, recherchant sa soeur disparue. De l’autre, Wikhström, la cinquantaine, quitte tout pour reprendre un restaurant avec l’argent gagné au poker. Les deux personnages finiront évidemment par se croiser dans une fable comme toujours chez Kaurismäki, empreinte de poésie et de burlesque, pour dédramatiser les situations les plus dures. En effet, on rit beaucoup, notamment quand le néo-restaurateur s’improvise restaurant de sushis pour ses premiers clients: un car de Japonais! Un vrai régal! Aki reviens!!!

4.5

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CRITIQUE DVD: LE HAVRE

LE FILM:

Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

Aki Kaurismäki signe avec “le Havre” l’un des films les plus réjouissants de l’année dernière qui aurait mérité la Palme d’Or lors de dernier festival de Cannes.

Pour son premier film en France, le cinéaste finlandais décide de traîter d’un sujet d’actualité, les sans-papiers, mais sur un ton bien à lui. Même si l’action se déroule aujourd’hui chez nous, tout le décorum (voitures, mobilier, costumes…) semble tout droit sorti d’un film de Marcel Carné. Même la façon de parler des personnages, dans un Français un peu désuet, donne une tonalité absurde au film qui, au choix, réjouira la plupart ou déstabilisera les autres. Comme souvent chez Kaurismäki, on a droit à une belle collection de “gueules” et à la première apparition de Jean-Pierre Darroussin dans le rôle d’un flic tout melvillien. Kati Outinen est là pour la dixième fois avec son premier rôle en Français et l’impeccable André Wilms complète le casting de cette très jolie fable qui rend heureux! A voir absolument!

La copie parfaite proposée ici rend justice à la très belle photo du film!

LES BONUS:

-Bandes annonces des films de Kaurismäki distribués par Pyramide

-Un entretien passionnant avec les comédiens André Wilms et Jean-Pierre Darroussin sur le travail de Kaurismäki(21mins)

– Journal de Cannes (8 mins) très sympa sur le périple de l’équipe au Festival entre photo call et projection.

– Essais de Blondin Miguel en compagnie d’André Wilms (8 mins)

– 2 titres Live de Little Bob

VERDICT:

L’un des meilleurs films de 2011 dans une édition remarquable!
Disponible en DVD(19,99 euros) et en Blu-ray(24,99 euros) dès le 21 avril chez Pyramide Video


 

CRITIQUE: LE HAVRE

Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon refugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

Aki Kaurismäki signe avec « le Havre » l’un des films les plus réjouissants de cette fin d’année 2011 qui aurait mérité la Palme d’Or lors de dernier festival de Cannes.

Pour son premier film en France, le cinéaste finlandais décide de traîter d’un sujet d’actualité, les sans-papiers, mais sur un ton bien à lui. Même si l’action se déroule aujourd’hui chez nous, tout le décorum (voitures, mobilier, costumes…) semble tout droit sorti d’un film de Marcel Carné. Même la façon de parler des personnages, dans un Français un peu désuet, donne une tonalité absurde au film qui, au choix, réjouira la plupart ou déstabilisera les autres. Comme souvent chez Kaurismäki, on a droit à une belle collection de « gueules » et à la première apparition de Jean-Pierre Darroussin dans le rôle d’un flic tout melvillien. Kati Outinen est là pour la dixième fois avec son premier rôle en Français et l’impeccable André Wilms complète le casting de cette très jolie fable qui rend heureux! Courez-y!

JEU CONCOURS: 3X2 PLACES A GAGNER POUR « LE HAVRE »

SYNOPSIS:
Marcel Marx, ex-écrivain et bohème renommé, s’est exilé volontairement dans la ville portuaire du Havre où son métier honorable mais non rémunérateur de cireur de chaussures lui donne le sentiment d’être plus proche du peuple en le servant. Il a fait le deuil de son ambition littéraire et mène une vie satisfaisante dans le triangle constitué par le bistrot du coin, son travail et sa femme Arletty, quand le destin met brusquement sur son chemin un enfant immigré originaire d’Afrique noire.
Quand au même moment Arletty tombe gravement malade et doit s’aliter, Marcel doit à nouveau combattre le mur froid de l’indifférence humaine avec pour seules armes son optimisme inné et la solidarité têtue des habitants de son quartier. Il affronte la mécanique aveugle d’un Etat de droit occidental, représenté par l’étau de la police qui se resserre de plus en plus sur le jeune garçon réfugié.
Il est temps pour Marcel de cirer ses chaussures et de montrer les dents.

A l’occasion de la sortie du nouveau film d’Aki Kaurismäki, « le Havre » le 21 décembre, CINEDINGUE et PYRAMIDE FILMS sont heureux de vous offrir 3X2 places pour le découvrir. Ca y est! les trois gagnants vont recevoir un mail dans leur boîte et les places dans quelques jours!

 

64 EME FESTIVAL DE CANNES: LA SELECTION EN IMAGES

Alors que le coup d’envoi de cette nouvelle édition du Festival de Cannes a été donné hier avec la présentation hors compétition du dernier Woody Allen après une cérémonie d’ouverture rondement menée par la pétillante Mélanie Laurent( qu’il est de bon ton de railler en ce moment), voici l’occasion de voir quelques images des films qui concourent pour la si convoitée Palme d’or.

Footnote de Joseph Vedar, cinéaste israélien qui réalise ici son premier film

L’Apollonide de Bertrand Bonello avec Hafsia Herzi et Noémie Lvovsky. C’est le deuxième passage en compétition pour le réalisateur français après Tiresia en 2003.

Drive de Nicolas Winding Refn avec Ryan Gosling. C’est le premier film d’action américain du cinéaste danois à qui l’on doit la trilogie « Pusher », « Bronson » et « Le guerrier silencieux ».

HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti avec Michel Piccoli. Cette plongée au coeur du Vatican donnera peut-être l’occasion au réalisateur italien, grand habitué de la Croisette, de remporter une seconde Palme après « la Chambre du fils ».

LE GAMIN AU VELO de Jean-Pierre et Luc Dardenne avec Cécile de France et Jérémie Renier. C’est l’occasion pour les frères belges de remporter une troisième Palme d’Or après « Rosetta » et « l’enfant » avec un film déjà encensé par la critique.

HANEZU de Naomi Kawase

A  41 ans, la réalisatrice japonaise revient pour la troisième fois en compétition après « Shara » en 2003 et « la forêt de Mogari » en 2007(grand prix du jury)

ONCE UPON A TIME IN ANATOLIA de Nuri Bilge Ceylan

Le cinéaste turc, habitué de la compétition, revient avec un film fleuve.

HARA-KIRI, DEATH OF A SAMURAI de Takashi Miike.

Miike, bien connu pour son terrifiant « audition » présente ici le remake en 3D d’un classique de Masaki Kobayashi, « harakiri » qui avait remporté le prix spécial du jury en 1963.

LA PIEL QUE HABITO de Pedro Almodovar avec Antonio Banderas. Après plusieurs passages récompensés, le cinéaste espagnol espère enfin remporter le prix suprême.

LE HAVRE de Aki Kaurismäki avec André Wilms et Jean-Pierre Darroussin.

Le Finlandais, déjà récompensé avec « l’homme sans passé » d’un grand prix du Jury a posé sa caméra cette fois en France pour son dernier film. Peut-être cela lui portera-t-il chance?

MELANCHOLIA de Lars Von Trier avec Kirsten Dunst et Charlotte Gainsbourg. Lars Von Trier concourt pour une deuxième Palme d’Or après « dancer in the dark » avec ce film sur fond de fin du monde à nouveau basé sur l’improvisation.

MICHAEL de Markus Schleinzer. Premier film du réalisateur autrichien, il pourrait faire polémique, traitant de pédophilie.

PATER d’Alain Cavalier avec Vincent Lindon. Le réalisateur français s’interroge sur les relations entre metteur en scène et comédien et livre selon Thierry Frémaux « une des choses les plus bizarres de l’histoire du festival »!

POLISSE de Maïwenn avec Karin Viard, Marina Foïs et Joey Starr. Après le « bal des actrices », Maïwenn s’intéresse au quotidien de la brigade de protection des mineurs et a réussi à convaincre le chanteur des NTM de jouer le rôle d’un flic!

–  SLEEPING BEAUTY de Julia Leigh, un conte de fée érotique pour ce premier film australien.

LA SOURCE DES FEMMES de Radu Mihaileanu avec Leïla Bekhti et Hafsia Herzi. C’est avec un plaidoyer féministe que Mihaileanu vient à Cannes pour la première fois.

THE ARTIST deMichel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman. Un outsider de choix pour cet hommage au cinéma muet par le réalisateur d’OSS 117!

THE TREE OF LIFE de Terrence Mallick avec Brad Pitt et Sean Penn. Trente-deux ans après « les moissons du ciel », c’est le retour de Mallick dont le nouveau film suscite toutes les attentes.

THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino avec Sean Penn. Premier film en Anglais du réalisateur italien qui avait reçu le prix du jury pour « il divo », film qu’avait adoré Sean Penn qui tenait absolument à travailler avec lui. C’est chose faite!

WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN  de Lynne Ramsey avec Tilda Swinton. Pour son troisième long métrage, Lynne Ramsey raconte les relations ambivalentes entre une mère et son fils meurtrier.

Dans les autres compétitions, certains films sont très attendus également. Dans « un certain regard », on note les présences de Guédiguian, Gus Van Sant, Kim Ki-Duk, Na Hong-Jin; à « la quinzaine des réalisateurs », on attend entre autres le dernier film d’André Téchiné. Bref, beaucoup de bonnes choses en perspective!