Critique: Chacun pour tous

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Réalisation Vianney Lebasque
Scénario Frank Bellocq
Vianney Lebasque
Victor Rodenbach
Acteurs principaux
Sociétés de production M.E.S. Productions
Monkey Pack Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 93 minutes
Sortie 31 octobre 2018

Martin, coach de l’équipe française de basketteurs déficients mentaux, est au pied du mur. En pleine préparation des Jeux Paralympiques, ses meilleurs joueurs viennent de le laisser tomber. Refusant de perdre la subvention qui est vitale pour sa fédération, il décide de tricher pour participer coûte que coûte à la compétition. Il complète son effectif par des joueurs valides, dont Stan et Pippo, deux trentenaires désœuvrés. Même Julia, la psychologue de la fédération, ne s’aperçoit pas de la supercherie. En s’envolant pour Sydney, Martin est loin d’imaginer le mélange explosif qu’il vient de créer.

Troisième film de Vianney Lebasque, c’est pourtant grâce à la télé que l’on connaît ce nom, notamment grâce à la série « les Grands ». « Chacun pour tous » s’inspire d’une histoire folle: aux JO de 2000, l’équipe d’Espagne de basket pour déficients mentaux fut déchue de son titre, seulement deux joueurs étant réellement handicapés! Faute de joueurs, Martin, sélectionneur de l’équipe de France de basket pour déficients mentaux, décide d’épauler ses deux joueurs avec des joueurs « valides » en leur demandant de se faire passer pour des handicapés. Sur ce sujet un peu casse-gueule pour une comédie, Lebasque s’en tire plutôt bien et réussit un vrai feel good movie drôle et rythmé.  Si le scénario est cousu de fil blanc et la fin un peu bâclée, le casting emporte l’adhésion et le film ouvre une porte vers l’acceptation du handicap salutaire.

4

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Critique Dvd: La Villa

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Réalisation Robert Guédiguian
Scénario Robert Guédiguian
Serge Valletti
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 107 minutes
Sortie 29 novembre 2017

LE FILM:

5

Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…

Un vieil homme sur sa terrasse face à la Méditerranée allume une cigarette et s’effondre, foudroyé par une attaque. Réduit à l’état végétatif,, c’est le moment de faire revenir ses trois enfants à son chevet. Armand(Gérard Meylan) est toujours resté là, à tenter de faire fonctionner le restaurant de son père. Joseph (Jean-Pierre Darroussin), ancien universitaire, tenté par le privé mais vite recraché par la machine à broyer les emplois et les hommes, revient également, avec sa jeune compagne (Anaïs Demoustier) avec laquelle la séparation semble inévitable. Et puis, il y a Angèle (Ariane Ascaride), partie depuis des années vivre sa vie de comédienne surtout pour fuir le drame qui la frappa et dont elle accuse son père. Si le fond du nouveau film de Guédiguian est des plus noirs (l’action se passe en hiver et l’on y parle de suicide, perte d’un enfant, fin de vie et même drame des migrants!), « la Villa » est un film extrêmement doux et solaire, sur la vie et le temps qui passe. Oui, parfois les histoires s’arrêtent (la perte des parents ou l’histoire d’amour de Joseph) mais un autre cycle redémarre (la nouvelle histoire d’amour de Bérangère ou d’Angèle, les enfants migrants). On retrouve avec un immense plaisir la troupe de Guédiguian (Ascaride, Meylan, Darroussin) qui semble se régénérer à chaque fois, les préoccupations politiques du cinéaste (le drame des migrants) mais avec une vraie douceur que l’on ne lui connaissait pas, quelque part entre Ozu et Kaurismäki. Courez voir la Villa, le plus beau film de Guédiguian et l’un des plus vibrant de l’année!

TECHNIQUE:

4.5

Rien à signaler pour le support!

BONUS:

1.5

Outre quelques scènes coupées, on trouve un mini making of… Un peu juste…

VERDICT:

4.5

L’un des meilleurs films français de l’année passée, forcément indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Diaphana dès le 3 avril


Critique: La Villa

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Réalisation Robert Guédiguian
Scénario Robert Guédiguian
Serge Valletti
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre drame
Durée 107 minutes
Sortie 29 novembre 2017

Dans une calanque près de Marseille, au creux de l’hiver, Angèle, Joseph et Armand, se rassemblent autour de leur père vieillissant. C’est le moment pour eux de mesurer ce qu’ils ont conservé de l’idéal qu’il leur a transmis, du monde de fraternité qu’il avait bâti dans ce lieu magique, autour d’un restaurant ouvrier dont Armand, le fils ainé, continue de s’occuper. Lorsque de nouveaux arrivants venus de la mer vont bouleverser leurs réflexions…

Un vieil homme sur sa terrasse face à la Méditerranée allume une cigarette et s’effondre, foudroyé par une attaque. Réduit à l’état végétatif,, c’est le moment de faire revenir ses trois enfants à son chevet. Armand(Gérard Meylan) est toujours resté là, à tenter de faire fonctionner le restaurant de son père. Joseph (Jean-Pierre Darroussin), ancien universitaire, tenté par le privé mais vite recraché par la machine à broyer les emplois et les hommes, revient également, avec sa jeune compagne (Anaïs Demoustier) avec laquelle la séparation semble inévitable. Et puis, il y a Angèle (Ariane Ascaride), partie depuis des années vivre sa vie de comédienne surtout pour fuir le drame qui la frappa et dont elle accuse son père. Si le fond du nouveau film de Guédiguian est des plus noirs (l’action se passe en hiver et l’on y parle de suicide, perte d’un enfant, fin de vie et même drame des migrants!), « la Villa » est un film extrêmement doux et solaire, sur la vie et le temps qui passe. Oui, parfois les histoires s’arrêtent (la perte des parents ou l’histoire d’amour de Joseph) mais un autre cycle redémarre (la nouvelle histoire d’amour de Bérangère ou d’Angèle, les enfants migrants). On retrouve avec un immense plaisir la troupe de Guédiguian (Ascaride, Meylan, Darroussin) qui semble se régénérer à chaque fois, les préoccupations politiques du cinéaste (le drame des migrants) mais avec une vraie douceur que l’on ne lui connaissait pas, quelque part entre Ozu et Kaurismäki. Courez voir la Villa, le plus beau film de Guédiguian et l’un des plus vibrant de l’année!

5

Critique Dvd: Coup de chaud

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Réalisation Raphaël Jacoulot
Scénario Raphaël Jacoulot
Lise Macheboeuf
Florence Vignon
Acteurs principaux
Sociétés de production TS Productions
Canal+
Ciné+
TV5 Monde
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film policier
Durée 102 minutes
Sortie 12 août 2015

LE FILM:

4.5

Au coeur d’un été caniculaire, dans un petit village à la tranquillité apparente, le quotidien des habitants est perturbé par Josef Bousou. Fils de ferrailleurs, semeur de troubles, il est désigné par les villageois comme étant la source principale de tous leurs maux jusqu’au jour où il est retrouvé sans vie dans la cour de la maison familiale…

Premières images: un jeune homme est mourant, semble-t-il victime d’un coup de couteau. Durant le reste du film, Raphael Jacoulot nous explique comment Joseph, jeune adulte simple d’esprit va devenir le bouc émissaire de tout un village jusqu’à l’irréparable. Plus qu’un fait divers chabrolien dans un trou paumé du Sud de la France, « Coup de chaud » est un film qui implique totalement le spectateur qui prend en pitié Joseph, puis s’inquiète, le soupçonne, etc… Jacoulot bouscule les certitudes et montre comment un village entier ou tout groupe (voire pays) peut se retourner de façon insidieuse contre celui qu’elle juge responsable de ses maux. Si le film est si réussi, c’est non seulement grâce à la mise en scène sèche et implacable de Jacoulot mais évidemment aussi grâce à un casting parfait. Si l’on ne présente plus Darroussin et Gadebois, Carole Franck est parfaite en éleveuse poujadiste et Karim Leklou se pose en grand favori pour le César du meilleur espoir! Palpitant et passionnant!

TECHNIQUE:

5

Pour un support SD c’est inespéré! Définition, contraste et couleurs exemplaires!

BONUS:

4

Outre quelques scènes coupées précédées d’un texte qui explique les raisons de la coupe, on trouve également un court making of ainsi qu’un sujet sur la présentation du film aux villageois.

VERDICT:

4.5

Film choc!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Diaphana le 27 janvier

Critique Bluray: Bon rétablissement

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  • Date de sortie :
    17 septembre 2014
  • Réalisé par :
    Jean Becker
  • Avec :
    Gérard LanvinFred TestotJean-Pierre Darroussin
  • Durée :
    1h21min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    SND

LE FILM:

3

 

Suite à un accident, Pierre, la soixantaine, se retrouve cloué au lit avec une jambe dans le plâtre. Misanthrope au caractère bien trempé rêvant de silence et de solitude, voilà que le monde s’invite à son chevet. Il assiste alors impuissant à la valse quotidienne des médecins, infirmières et personnels hospitalier, puis de ses proches dont son frère Hervé. Au fil de rencontres inattendues, drôles ou touchantes, Pierre reconsidère certains a priori et pose sur les autres un regard différent. Et, contre toute attente, ce séjour à l’hôpital finit par ressembler à une renaissance…

Après « la Tête en friche », Jean Becker adapte à nouveau un roman de Marie-Sabine Roger. Très théâtral, Bon rétablissement se déroule quasi-intégralement en huis-clos, dans la chambre d’hôpital de Pierre, qui voit se succéder toute une galerie de personnages qui finiront par le faire évoluer. Si le récit ne réserve pas vraiment de surprises, les dialogues sont assez réussis et l’interprétation convaincante. outre les nombreux seconds rôles tous très bons, Lanvin se débrouille à merveille dans un registre inhabituel!

TECHNIQUE:

4

 

Rien à dire, c’est tout bon!

BONUS:

3

 

Outre un making of assez intéressant, on trouve deux interviews du réalisateur et de Gérard Lanvin.

VERDICT:

3

 

Une comédie sympathique à défaut d’être surprenante!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray(19.99 euros) chez M6 Vidéo


Critique: La Ritournelle

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  • Date de sortie :
    11 juin 2014
  • Réalisé par :
    Marc Fitoussi
  • Avec :
    Isabelle Huppert, Jean-Pierre Darroussin, Michael Nyqvist…
  • Durée :
    1h38min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Distributeur :
    SND

Brigitte et Xavier sont éleveurs bovins en Normandie. Elle est rêveuse, la tête dans les étoiles. Lui, les pieds ancrés dans la terre, vit surtout pour son métier. Avec le départ des enfants, la routine de leur couple pèse de plus en plus à Brigitte. Un jour, sur un coup de folie, elle prend la clef des champs. Destination : Paris. Xavier réalise alors qu’il est peut-être en train de la perdre. Parviendront-ils à se retrouver ? Et comment se réinventer, après toutes ces années ? La reconquête emprunte parfois des chemins de traverse…

Alors que la comédie à la Française, celle qui bat tous les records de fréquentation, stationne juste en dessous de la ceinture, s’obstinant à tenter (en y parvenant apparemment!) de faire rire le spectateur à coup tantôt de quéquettes tantôt de flatulences, de temps en temps, un film que l’on n’attend pas nous réconcilie avec le genre! C’est le cas ici avec cette ritournelle qu’on a bien envie de fredonner un long moment! Cette ritournelle c’est « The Good life », la version de Julie London, qu’on connaît mieux chez nous par Sacha Distel. Quand elle écoute cette chanson, Brigitte rêve de ce que serait sa vie ailleurs que les pieds dans la paille, au derrière des vaches. Alors qu’elle décide de voir qu’est-ce que c’est que cette « good life » à Paris le temps d’un week-end et de prendre conscience de sa personne, son mari réalise qu’il risque de la perdre s’il ne réagit pas. Réflexion sur le couple et la routine inévitable, la Ritournelle est une comédie profonde et légère à la fois porté par un couple de comédiens touchés par la grâce, Isabelle Huppert toujours formidable dans ce registre et Jean-Pierre Darroussin drôle et touchant, comme toujours, notamment dans une magnifique scène au cours de laquelle il assiste aux acrobaties de son fils. Les seconds rôles sont excellents également : Audrey Dana, Pio Marmaï ou encore Marina Foïs tous admirables! Marc Fitoussi nous avait régalé avec Copacabana (déjà avec Isabelle Huppert), il nous enchante avec ce film!

NOTE: 8.5/10

 

Critique Bluray: Cuisine et Dépendances

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  • Date de sortie :
     07 avril 1993
  • Réalisé par :
    Philippe Muyl
  • Avec :
    Zabou Breitman, Jean-Pierre Bacri, Agnès Jaoui…
  • Durée :
    1h36min
  • Pays de production :
     français
  • Année de production :  1992
  • Distributeur :
    GAUMONT BUENA VISTA INTERNATIONAL

LE FILM:5.5/10

Le dîner organisé ce soir-là par Jacques et Martine devait être un événement, il sera une succession de petits drames pour finir en coup de théâtre. Le retard de deux heures du principal invité et de sa femme, le haddock trop salé, la misanthropie constante de Georges, l’interminable partie de poker en fin de repas, tout est fait pour survolter les uns et lasser les autres.

Si le matériau d’origine, la pièce de Bacri et Jaoui, est assez séduisant, avec ce règlement de comptes entre amis à base de jalousie et d’hypocrisie, l’adaptation cinématographique en elle-même n’est pas des plus digestes. A vouloir éviter de tomber dans le théâtre filmé, Muyl nous promène dans les couloirs ou à l’extérieur de l’appartement, ne faisant que briser le rythme de ce qui était pourtant une belle mécanique. Restent quand même les dialogues incisifs du duo Jabac et le plaisir de retrouver certains comédiens comme Sam Karmann ou Jean-Pierre Darroussin.

TECHNIQUE: 8/10

Une copie bien définie même si un grain assez important persiste.

BONUS: 8/10

On trouve ici la bande-annonce, une présentation du film par Philippe Muyl, une interview du chef opérateur et « L’oiseau rare », un documentaire exclusif avec la participation d’Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri, Sam Karmann, Jean-Pierre Darroussin et Stephan Meldegg.

VERDICT: 5.5/10

Une adaptation pas très réussie mais la patte de Bacri/Jaoui est bien là!

Disponible en Bluray (9.99 euros) chez Gaumont dès le 4 juin