CRITIQUE DVD: L’AVEU

l'aveuLE FILM: 8/10

Au début du XXème siècle, en Russie désormais soviétique, un aristocrate déchu, le Comte Volsky, cède un manuscrit à une maison d’édition que dirige Nadena Kalenin. Cet ouvrage raconte comment Fedor Petroff (George Sanders), un ancien magistrat dont Nadena devait devenir l’épouse, a vécu dans la débauche avec la sulfureuse Olga, une paysanne manipulatrice. La lecture de ce manuscrit plongera Nadena dans un passé sombre auquel le Comte Volsky a lui-même contribué.

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Deuxième film américain de Douglas Sirk, l’Aveu, adaptation d’un roman de Tchekhov, contient déjà tout ce qui fait le cinéma du maître du mélodrame: l’amour, les différences de classe et bien sûr la tragédie. Magnifiquement mis en scène et photographié, l’Aveu est la première collaboration de George Sanders avec le cinéaste et doit beaucoup à la très belle prestation de la brûlante Linda Darnell.

TECHNIQUE: 7/10

Une copie tout à fait correcte pour l’époque malgré quelques tâches et rayures par-ci par-là.

BONUS: 9/10

Outre la galerie de photos, on trouve une présentation de Patrick Brion (12 mins) et surtout celle pasionnante et très complète de Bertrand Tavernier (39 mins).

VERDICT: 8/10

Un film méconnu de Sirk qui mérite le détour!

Disponible en DVD (16.99 euros) chez Sidonis

CRITIQUE DVD: DJECA, ENFANTS DE SARAJEVO

719HusV6VdL__SL1500_LE FILM: 7/10

Rahima, 23 ans, et son frère Nedim, 14 ans, sont des orphelins de la guerre de Bosnie. Ils vivent à Sarajevo, dans cette société mutante qui fait peu cas de ces enfants livrés à eux-mêmes. Après une adolescence délinquante, Rahima a trouvé un réconfort dans l’Islam, elle espère que Nedim suivra ses pas. Tout se complique le jour où à l’école, celui-ci se bat avec le fils d’un puissant ministre du pays. Cet incident déclenche une série d’événements qui conduiront Rahima à découvrir la double vie de son jeune frère.

Il y a du Dardenne dans ce Djeca! L’évocation des frères belges est inévitable à la vue de ces longs plans-séquences dans le dos de l’héroïne caméra à l’épaule et de ce contexte social très fort. Bien que passionnant par son regard sur la Bosnie d’après-guerre et sur la religion ainsi que par son beau personnage de femme courage, le procédé se montre à la longue un peu lourd. L’envie de découvrir la suite du travail de cette réalisatrice, Aida Begic, est tout de même bien réelle.

TECHNIQUE: 7/10

Convaincant malgré quelques défauts de compression dans les scènes nocturnes.

BONUS: 8/10

Outre les bandes annonces d’usage, on trouve une passionnante interview de la réalisatrice.

VERDICT: 7/10

Un film intéressant mais au parti pris esthétique un peu lourd.

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Pyramide Video

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