Critique: Les Bonnes Manières

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Titre original As Boas Maneiras
Réalisation Marco Dutra
Juliana Rojas
Scénario Marco Dutra
Juliana Rojas
Pays d’origine Drapeau du Brésil Brésil
Genre fantastiquehorreur
Durée 135 minutes
Sortie 21 mars 2018

Clara, une infirmière solitaire de la banlieue de São Paulo, est engagée par la riche et mystérieuse Ana comme la nounou de son enfant à naître. Alors que les deux femmes se rapprochent petit à petit, la future mère est prise de crises de somnambulisme…

Les trois premiers quarts d’heure de ce film brésilien  laissent à penser que nous sommes devant un film social; on y voit une femme enceinte qui embauche une jeune infirmière pour l’aider au quotidien. Jusqu’ici rien d’anormal même si l’on ressent une certaine étrangeté; on ne sait pas notamment ce qu’il en est du père de l’enfant, le personnage de la mère est un peu inquiétant et Clara a aussi ses zones d’ombre. Du réalisme poétique à la « Aquarius », le film vire subitement à l’horreur et au film de loup-garou! Ode à la différence, « les Bonnes manières » surprend sans cesse par ses ruptures de ton, son audace stylistique et sa maîtrise totale tout en questionnant notamment sur l’idée même de maternité. Et surtout, le film n’oublie pas d’être tout simplement magnifique sur le plan esthétique! Un grand film!

4.5

Critique: Razzia

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Réalisation Nabil Ayouch
Scénario Nabil Ayouch
Maryam Touzani
Pays d’origine Drapeau du Maroc MarocDrapeau de la France FranceDrapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Durée 119 minutes
Sortie 14 mars 2018

A Casablanca, entre le passé et le présent, cinq destinées sont reliées sans le savoir. Différents visages, différentes trajectoires, différentes luttes mais une même quête de liberté. Et le bruit d’une révolte qui monte….

Deux ans après « much Loved« , Nabil Ayouch continue à nous parler de son pays, le Maroc. Le récit de son nouveau film, « Razzia », navigue entre les montagnes de l’Atlas, en 1982, et Marrakech, en 2015. Ce film choral suit plusieurs personnages, plus ou moins liés, mais tous victimes du nouvel ordre moral et de l’obscurantisme. L’instituteur qui apprend à ses élèves en langue berbère se voit mis sous la surveillance d’un inspecteur qui l’oblige désormais à enseigner en arabe, langue officielle, alors que ses élèves ne comprennent plus rien. On suit également une jeune épouse sensuelle et pleine de vie assoiffée de liberté au grand dam de son mari qui souhaite tout contrôler. Un jeune chanteur fan de Queen tente de vivre sa passion alors que le père ne lui adresse même plus la parole… Ce qui pourrait s’avérer extrêmement sombre donne finalement un film plutôt lumineux et solaire et ne laisse qu’un regret: on aurait presque souhaité voir un film différent sur chaque personnage!

4