Critique: Millenium: Ce Qui Ne Me Tue Pas

3577961.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Frans Balder, éminent chercheur suédois en intelligence artificielle fait appel à Lisbeth Salander afin de récupérer un logiciel qu’il a créé et permettant de prendre le contrôle d’armes nucléaires. Mais la NSA ainsi qu’un groupe de terroristes mené par Jan Holster sont également sur la piste du logiciel. Traquée, Lisbeth va faire appel à son ami le journaliste Mikael Blomkvist qu’elle n’a pas vu depuis 3 ans.

Adaptation du premier tome de la saga Millenium écrit après la mort de Stieg Larsson, ce « Millenium » est cette fois réalisé par Fede Alvarez à qui l’on doit le remake d’Evil Dead ainsi que le très bon « Don’t Breathe« ! Pour incarner l’iconique Lisbeth Salander, c’est cette fois la très en vogue Claire Foy qui s’y colle. Soyons honnête, on est très loin ici du Millenium de Fincher! Si le combat de Salander pour punir les hommes qui agressent les femmes est bien dans l’air du temps, le film reste inconséquent. Bourré d’action, cet opus repose sur un scénario des plus bateaux (la recherche d’un logiciel volé) et ne lésine pas sur les invraisemblances et les rebondissements tirés par les cheveux. Foy fait le boulot même si sa Lisbeth Salander est plutôt soft et le film se regarde… Puis s’oublie aussi vite!

2.5

Critique: Silvio et les Autres

0333266.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Titre original Loro
Réalisation Paolo Sorrentino
Scénario Paolo Sorrentino
Umberto Contarello
Acteurs principaux
Sociétés de production Indigo Film
Pathé
France 2 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Genre Biopic
Durée 104 minutes (Loro 1)
100 minutes (Loro 2)
158 minutes (Silvio et les autres)
Sortie 31 octobre 2018

Il a habité nos imaginaires par la puissance de son empire médiatique, son ascension fulgurante et sa capacité à survivre aux revers politiques et aux déboires judiciaires. Il a incarné pendant vingt ans le laboratoire de l’Europe et le triomphe absolu du modèle libéral après la chute du communisme.
Entre déclin et intimité impossible, Silvio Berlusconi incarne une époque qui se cherche, désespérée d’être vide.

« Silvio et les Autres », le dernier film de Paolo Sorrentino est sorti en Italie en deux parties d’1h40 chacune. Chez nous, il sort en un seul film de 2h38, c’est à dire 40 mins de moins. Le film tient pourtant la route, sans paraître non plus trop long. Le titre original, « Loro », signifie les Autres et c’est en effet surtout des autres dont Sorrentino veut nous parler. Les autres, ceux qui entourent Silvio Berlusconi, sa cour, ses amis politiques. Le personnage de Berlusconi n’apparaît d’ailleurs à l’écran qu’après trois quarts d’heure de film, déguisé en danseuse du ventre! Pour incarner le roi de la vulgarité, Toni Servillo nous offre une fois de plus une prestation hallucinante. Sorrentino s’amuse comme un petit fou avec ses scènes de fêtes « bunga bunga » pleines d’excès et dresse un portrait de sa classe politique loin d’être flatteur! On n’oubliera pas certaines scènes comme un clip à la gloire de Berlusconi pleine de bimbos ou cette scène d’ouverture ô combien énigmatique! Une réussite!

4.5