Critique: Silvio et les Autres

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Titre original Loro
Réalisation Paolo Sorrentino
Scénario Paolo Sorrentino
Umberto Contarello
Acteurs principaux
Sociétés de production Indigo Film
Pathé
France 2 Cinéma
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Genre Biopic
Durée 104 minutes (Loro 1)
100 minutes (Loro 2)
158 minutes (Silvio et les autres)
Sortie 31 octobre 2018

Il a habité nos imaginaires par la puissance de son empire médiatique, son ascension fulgurante et sa capacité à survivre aux revers politiques et aux déboires judiciaires. Il a incarné pendant vingt ans le laboratoire de l’Europe et le triomphe absolu du modèle libéral après la chute du communisme.
Entre déclin et intimité impossible, Silvio Berlusconi incarne une époque qui se cherche, désespérée d’être vide.

« Silvio et les Autres », le dernier film de Paolo Sorrentino est sorti en Italie en deux parties d’1h40 chacune. Chez nous, il sort en un seul film de 2h38, c’est à dire 40 mins de moins. Le film tient pourtant la route, sans paraître non plus trop long. Le titre original, « Loro », signifie les Autres et c’est en effet surtout des autres dont Sorrentino veut nous parler. Les autres, ceux qui entourent Silvio Berlusconi, sa cour, ses amis politiques. Le personnage de Berlusconi n’apparaît d’ailleurs à l’écran qu’après trois quarts d’heure de film, déguisé en danseuse du ventre! Pour incarner le roi de la vulgarité, Toni Servillo nous offre une fois de plus une prestation hallucinante. Sorrentino s’amuse comme un petit fou avec ses scènes de fêtes « bunga bunga » pleines d’excès et dresse un portrait de sa classe politique loin d’être flatteur! On n’oubliera pas certaines scènes comme un clip à la gloire de Berlusconi pleine de bimbos ou cette scène d’ouverture ô combien énigmatique! Une réussite!

4.5

CRITIQUE: VIVA LA LIBERTA

VIVA+LA+LIBERTA

  • Réalisé par :  Roberto Ando
  • Avec : Toni Servillo , Valerio Mastandrea , Valeria Bruni-Tedeschi …
  • Durée :
    1h34min
  • Pays de production :
     Italie
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Viva la liberta
  • Distributeur :
    Bellissima Films

Enrico Oliveri, secrétaire général du parti de l’opposition est inquiet : les sondages le donnent perdant. Un soir, il disparaît brusquement laissant une note laconique. C’est la panique au sein du parti, tout le monde s’interroge pour essayer de comprendre les raisons de sa fuite pendant que son conseiller Andrea Bottini et sa femme Anna se creusent la tête pour trouver une solution. C’est Anna qui évoque en premier le nom du frère jumeau du secrétaire général, Giovanni Ernani, un philosophe de génie, atteint de dépression bipolaire. Andrea décide de le rencontrer et élabore un plan dangereux.

Roberto Ando adapte avec Viva la Liberta son propre roman, le Trône Vide. Dans la lignée d’Habemus Papam avec la religion, Viva la Liberta brosse avec humour un portrait acide de la politique en Italie. Alors que la classe politique peine à faire rêver ses électeurs, c’est un imposteur qui, à force de discours enflammés, parvient à galvaniser les foules. Le film doit une grande part de sa réussite à la double interprétation du toujours excellent Toni Servillo qui joue d’un côté le Droopy Enrico et de l’autre, l’illuminé Giovanni . Une farce politique divertissante à défaut d’être géniale.

NOTE: 7/10