Critique: Sicario

261485.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

  • Date de sortie :
    07 octobre 2015
  • Réalisé par :
    Denis Villeneuve
  • Avec :
    Emily Blunt, Benicio del Toro, Josh Brolin…
  • Durée :
    2h1min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2015
  • Titre original : Sicario
  • Distributeur :
    Metropolitan

La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique, l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, le dernier rejeton du Québécois Denis Villeneuve suscitait une attente considérable mais largement récompensée. Villeneuve confirme pour son troisième film aux Etats-Unis après « Prisoners » et « Enemy » qu’il a parfaitement su trouver sa place et son indépendance. Après une exaltante scène d’ouverture d’un assaut du FBI mené par Emily Blunt dans la maison d’un trafiquant, on part pour deux heures de plongée d’une puissance rare dans l’univers des cartels mexicains. On y suit la jeune et intègre Kate (Emily Blunt) coincée entre un Américain macho (Josh Brolin) et un Mexicain taiseux et mystérieux (Benicio del Toro) qui va se retrouver dans un monde où la frontière entre le bien et le mal est de plus en plus ténue. Non content d’avoir soigné la forme (mise en scène au cordeau, photo sublime de Roger Deakins, interprétation sans fausse note et BO hypnotique), Villeneuve n’a pas négligé le fond, ouvrant une vraie réflexion sur la morale et la raison d’état. Prenant, excitant voire carrément jouissif, on tient le meilleur film américain de 2015!

4.5

 

 

Hitchcock, l’architecture du vertige: un doc à ne pas rater!

media

Le 23 octobre à 22h35, la chaîne Ciné+Classic diffusera un documentaire de Guillaume Lebeau et Benjamin Clavel intitulé « Hitchcock, l’architecture du vertige ». Si l’on a déjà beaucoup lu ou vu sur le Maître du suspense, cet excellent et passionnant documentaire a la riche idée d’aborder l’oeuvre d’Hitch sous un angle inédit: le décor. A travers les interventions d’architectes et de spécialistes du Cinéma hitchcockien, il met en lumière le soin maniaque que celui-ci apportait aux décors, en en faisant quasiment des personnages à part entière. S’il a fait créer des lieux qui resteront dans les mémoires comme la maison de Norman Bates ou la tour du monastère dans Vertigo, il a également réussi à ancrer des monuments existant dans l’imaginaire collectif comme personne: la statue de la liberté, le mont Rushmore…

Tous les cinéphiles abonnés de la chaîne seront, à n’en pas douter, devant leur écran!

4.5