CRITIQUE DVD: THE SLAP (LA GIFLE)

the slap

– LA SERIE: 9/10

Les répercussions d’une claque donnée par un adulte à un enfant (qui n’est pas le sien) lors d’un barbecue entre amis. Chaque épisode suit le quotidien bouleversé de l’un des témoins de la scène.

La Gifle (The Slap) est une mini-série australienne en huit épisodes de 51 minutes diffusée entre le 6 octobre et le 24 novembre 2011 sur la chaîne ABC1, d’après le roman homonyme écrit par Christos Tsiolkas en 2008.

Elle sera diffusée sur Arte à partir du 5 septembre, en même temps que sa sortie en vidéo et elle n’est à rater sous aucun prétexte!

Chaque épisode suit l’un des personnages présents à la fête au cours de laquelle un enfant a été giflé. Cette gifle est l’évènement qui va servir de détonateur pour faire voler en éclat la famille et le cercle amical d’Hector. Certains trouveront cette gifle anodine, méritée, cruelle, inexcusable mais tous verront leur vie chamboulée de différentes manières. Eclateront au grand jour, les hypocrisies, les mensonges et les secrets de chacun et personne n’en sortira indemne.

La force de cette série tient évidemment d’abord à son écriture d’une précision et d’une acuité assez incroyables. Aucun personnage ne tombe dans la caricature ou le cliché mais chacun possède sa part de lumière et d’obscurité. Il est impossible pour le spectateur de prendre le parti d’un personnage et d’en condamner un autre tant ils débordent tous d’humanité. Véritable laboratoire social, the Slap brille également par sa mise en scène mais évidemment aussi par son interprétation composée d’habitués des séries tv avec notamment Jonathan LaPaglia,  Melissa George, Sophie Okonedo, Essie Davis, Alex Dimitriades.

Certes le jeu de mot est facile mais The Slap est véritablement la claque du moment!

TECHNIQUE: 9/10

De haute volée! A noter l’absence de VF sur ces 3 DVD.

BONUS: 0/10

Pas de bonus, dommage…

VERDICT: 9/10

Une série à découvrir absolument!!!

Disponible en Coffret 3 DVD (24.95 euros) chez Editions Montparnasse dès le 3 septembre

CRITIQUE: CHAQUE JOUR QUE DIEU FAIT

chaque_jour_que_dieu_fait

C’est l’histoire de Guido et Antonia, deux amoureux que tout oppose et tout rapproche : lui, patient, posé et cultivé, travaille de nuit comme portier dans un hôtel et étudie les langues anciennes.
Elle, angoissée, instable, susceptible et fière de son manque d’érudition, travaille de jour dans une entreprise de location de voitures et veut devenir chanteuse.
Ils se croisent (et s’aiment) au petit matin, lorsque Guido rentre du travail et réveille Antonia, qui, elle, doit s’y rendre.
Un jour, ils décident d’avoir un enfant…

Deux ans après La Prima Cosa Bella, Paolo Virzi s’intéresse au couple et plus spécifiquement au désir d’enfant. Le couple, incarné par Luca Marinelli et la chanteuse Federica Victoria Caiozzo, s’avère d’emblée très attachant, le cinéaste ayant eu l’excellente idée de porter son choix sur deux individus lambdas plutôt que sur deux sex-symboles. Et leur quotidien est tout ce qu’il y a d’ordinaire; il est veilleur de nuit dans un hôtel et elle travaille chez EuropCar en espérant vivre de sa musique. C’est l’amour qu’ils se portent qui rend leur existence meilleure et le chemin de croix que représente parfois de parvenir à avoir un enfant est une épreuve décisive pour leur couple. Sans jamais tomber dans la caricature, Virzi nous montre ce quotidien et dépeint à merveille la souffrance que l’absence d’enfant peut causer à un couple. Souvent drôle et parfois émouvant, ce film est un petit bijou qui doit énormément à son duo d’acteurs vraiment enthousiasmant.
Sortie le 4 septembre.

NOTE: 7.5/10