CRITIQUE DVD: LE BARRAGE DE BURLINGTON

LE FILM: 7,5/10

1850, Bûcheron, Dan Corrigan bénéficie de toute la sollicitude de Sequin, la propriétaire du River Lady, un cabaret flottant. Bien qu’il obtienne grâce à elle un poste important dans la scierie de Morrison, il lui préfère la fille de son patron. Mais Corrigan doit surtout affronter Beauvais, un industriel prêt à tout pour converser le monopole du bois de la région. Blocus de la rivière, meurtres perpétrés par des bandits à sa solde… Tous les moyens lui sont bons !

Réalisé par George Sherman, cinéaste prolifique (plus de 120 films en un peu plus de 30 ans de carrière!) mais néanmoins peu connu, « Le Barrage de Burlington » est un western atypique. Outre l’absence d’Indiens, on ne trouve pas non plus de cowboys, ni de chevauchées et quasiment pas trace d’un revolver! L’action ici se déroule dans le monde des bucherons et l’histoire est plutôt celle d’une manipulation menée par la très sexy Sequin incarnée par la délicieuse Yvonne deCarlo dans le but d’épouser le grand gaillard Dan Corrigan ! Le film, malgré un manque de moyens évident, vaut pour sa mise en scène soignée et l’originalité du thème traité. Il fait partie de ces films tournés un peu à la chaîne par les studios (ici Universal) mais qui, confiés à d’excellents artisans comme Sherman, trouvent finalement tout leur intérêt!

Une bonne surprise à découvrir dans une édition DVD d’assez bonne facture technique.

LES BONUS: 7/10

Outre une petite galerie photos, on trouve les présentations très complémentaires de Patrick Brion (5 mins) et Bertrand Tavernier (22 mins)!

VERDICT: 7,5/10

Un film intéressant à découvrir dans la très bonne collections « Westerns de légende »!

Disponible en DVD (16,99 euros) chez Sidonis dès le 18 juillet.

CRITIQUE DVD: BOSS

LE FILM: 6,5/10

Chasseurs de primes noirs, Boss et Amos se lancent à la poursuite de Jed Clayton, un pilleur de banques. Leur traque les conduit à San Miguel, une petite ville sans shérif. Malgré l’hostilité de ses habitants, presque tous des blancs, Boss et Amos arrachent littéralement le pouvoir au Maire, désormais porteurs de l’étoile de représentant de la loi. Mais, de la loi justement, les deux hommes présentent à la population une conception bien à eux. À la tête d’un gang de gibiers de potence, Jed Clayton entend bien les faire mordre la poussière…

On connaît Jack Arnold surtout pour ses films fantastiques comme « l’Etrange créature du lac noir » ou « l’Homme qui rétrécit ». A la fin de sa carrière, en pleine mode de la « Blaxploitation », films conçus pour le public noir dans lesquels les personnages principaux sont de couleur, Jack Arnold accepte de réaliser le projet de Fred Williamson. La star afro-américaine écrit, produit et interprète le rôle principal de western atypique. Sur une bande originale très soul, proche de la BO de Shaft, « Boss » se rapproche plus du western spaghetti que du western US. Usant (abusant) du zoom, Arnold réalise un western différent de par l’usage de l’humour, notamment avec le personnage de l’adjoint du shériff (d’Urville Martin), de la violence et d’un érotisme rare dans ce genre.
Ultra-référencé, ne serait-ce que sur le look du personnage principal, mélange de Clint Eastwood et de Steve MacQueen dans « Au nom de la loi », « Boss » reste une série B qui vaut surtout pour l’interprétation de Fred Williamson, au charisme hallucinant!
La copie proposée sur ce DVD est honorable même si l’image n’est pas d’une netteté parfaite!
LES BONUS: 8/10
Outre une galerie photos, on trouve une présentation succinte (8 mins) de Patrick Brion et une passionnante de Jean-François Giré, tous deux assez honnêtes sur la qualité réelle du film.
VERDICT: 7/10
Une curiosité tarantinesque à découvrir!
Disponible en DVD (16,99 euros) dans la collection Westerns de Légende chez Sidonis dès le 18 juillet.