Critique: Waste Land

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Casting Jérémie Renier, Natali Broods, Peter Van den Begin
Scenario Pieter Van Hees
Image Menno Mans
Production Epidemic
Distribution Chrysalis Films
Ventes internationales Be for Films
Montage Nico Leunen
Son Marc Engels, Senjan Jansen, Mathieu Cox
Musique Simon Lenski

Leo Woeste est inspecteur de la brigade criminelle. Il habite avec Kathleen et Jack, leur fils de 5 ans. Jour après jour, Léo explore les bas-fonds de la ville. Sa famille lui permet de garder pied. Mais cet équilibre est de plus en plus précaire. Kathleen tombe accidentellement enceinte. Alors qu’il doit enquêter sur l’étrange meurtre rituel d’un jeune Congolais avec un nouveau collègue bon vivant, Johnny Rimbaud, il a une aventure avec la sœur de la victime… Tout semble éloigner Léo de ses responsabilités de père de famille. Il s’enfonce dans le waste land.

Waste Land, troisième long métrage du Belge Peter Van Hees, débute sur des plans assez apocalyptiques d’une ville comme dévastée avec des habitants endormis sur des bancs et donne tout de suite une note d’étrangeté qui perdurera une bonne partie du film. On y suit quelques semaines de la vie d’un flic, incarné par Jérémie Rénier très convaincant, jusqu’ici tout va bien. Le bât blesse très vite quand les failles du héros apparaissent, faisant de lui un Bad Lieutenant d’Outre Quiévrain, entre penchants pour la drogue, la scarification ou le viol alors qu’il enquête sur un meurtre entouré de pratiques proches de la magie noire. Sauf que contrairement au film de Ferrara, on ne comprend jamais quelles sont les fêlures du personnage, ni où il veut en venir, ni même pourquoi il prend tellement cette affaire à coeur. Le récit décousu semble empiler les séquences sans véritable continuité et les acteurs font ce qu’ils peuvent avec des dialogues parfois grotesques! Very Bad Lieutenant!

1.5

SORTIE LE 4 MARS 2015

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CRITIQUE: WASTE LAND

Pendant trois ans, WASTE LAND suit l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scène composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles.
Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu’ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son œuvre d’artiste.
Produit par Ferando Mereilles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers son environnement et sur l’idée utopique qu’une œuvre peut parfois changer une vie.

Waste Land est un documentaire réellement passionnant tant il donne à réfléchir sur notre modèle économique. C’est la face sombre du Capitalisme qui nous est ici jetée en pleine face. Malgré l’infinie misère dans laquelle vivent les protagonistes de ce documentaire, ils font face malgré tout jusqu’à ce que l’artiste Vik Munz s’intéresse à leur piètre existence et leur propose de participer à un véritable processus de création artistique qui leur donne envie de changer de vie. Au-delà de l’intérêt que représente cette création, c’est le bouleversant portrait de ces « catadores » qui fait de ce documentaire un authentique chef d’oeuvre!

Disponible en DVD dès le 6 juin chez Zylo!

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