Critique: Alpha – The Right To Kill

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Dans les quartiers pauvres de Manille, la lutte antidrogue fait rage. Un officier de police et un petit dealer devenu indic tentent coûte que coûte de faire tomber l’un des plus gros trafiquants de la ville, mettant en jeu leur réputation, la sécurité de leur famille… et leur vie.

Deux ans après « Ma Rosa », le Phillipin Brillante Mendoza est de retour avec une plongée dans le commerce de la drogue à Manille. La lutte est féroce entre la police et le caïd local et tous les coups sont permis. Dans un style très documentaire, mené à un train d’enfer, le film de Mendoza est aussi palpitant qu’instructif. On y voit les rouages de la lutte anti-drogue avec les méthodes d’une police gangrénée et celles du petit dealer et ses pigeons voyageurs! Puissant et viscéral, sans aucun temps mort,  cet Alpha est une vraie réussite!

4.5

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CRITIQUE: CONTREBANDE

Chris Farraday a tiré un trait sur son passé criminel et s’est construit une vie paisible avec sa femme Kate et leurs deux fils, jusqu’au jour où son jeune et naïf beau-frère Andy manque à ses engagements dans une opération de trafic de drogues montée par l’inquiétant petit caïd local Tim Briggs. Pour aider Andy à s’acquitter de sa dette, Chris est forcé de reprendre du service et se tourne vers ce qu’il connaît le mieux : la contrebande.
Avec l’aide de son meilleur ami Sebastian, Chris s’assure la coopération de quelques relations éprouvées, dont son ami d’enfance Danny Rayner, et élabore un coup qui devra lui assurer des millions en faux billets, contre un simple aller-retour au Panama, ce sous l’oeil suspicieux du Capitaine Camp que des antécédents houleux avec le père de Chris rendent d’autant plus méfiant.
L’opération s’avère vite être une impasse. Chris n’a plus que quelques heures pour mettre la main sur le butin. Il va devoir faire appel à des talents auxquels il avait renoncé depuis longtemps et naviguer entre la pègre locale, la police et les douanes, avant que sa femme et leurs fils ne servent de dédommagement à Briggs.

Remake de l’excellent polar islandais « Illegal Traffic » (Reykjavik-Rotterdam), « Contrebande » est réalisé par Baltasar Kormakur qui interprétait le rôle principal dans la version originale! Si l’on ne connaît pas celle-ci, Contrebande est un polar US moyen comme on en voit par dizaines dans les rayons DVD de nos fournisseurs habituels! Rien de transcendant, rien de mauvais non plus, avec même quelques scènes assez rondement menées. Si maintenant l’on connaît le polar d’origine, Contrebande n’est qu’une pâle copie (la plupart des scènes sont complètement calquées sur l’original) et perd cet aspect réaliste, presque documentaire qui faisait la force du premier film. Seule différence, au lieu de se passer entre Reykjavik et Rotterdam, la contrebande a lieu entre les Etats-Unis et le Panama! Inutile donc!

Un conseil : procurez-vous « Illegal Traffic » et passez votre chemin pour Contrebande!