CRITIQUE: BOULEVARD DU CREPUSCULE (1949)

J’ai vu pour la première fois hier soir un film absolument magnifique qui confirme tout le bien que je pense de son réalisateur Billy Wilder, à qui l’on doit entre autres « la Garçonnière », « Certains l’aiment chaud » « embrasse-moi idiot » ou encore « 7 ans de réflexion ».

Une star du cinéma muet, interprétée par une époustouflante Gloria Swanson, vit recluse dans sa villa en compagnie de son seul majordome (Erich Von Stroheim) qui fut par ailleurs son premier mari et son metteur en scène. Le cinéma est devenu parlant et elle fait partie de ces nombreux acteurs que cette évolution a fait disparaître. Un jeune scénariste en manque d’argent se retrouve dans cette maison à la suite d’une panne de voiture et va être embauché pour travailler à l’écriture du film qui relancera la carrière de la star déchue: « Salomé ». Il deviendra son amant puis s’en éloignera progessivement, fuyant la folie dans laquelle elle plonge progressivement.

Wilder signe ici un magnifique hommage au cinéma et en particulier au passage du muet au parlant comme l’avait fait Stanley Donen avec « Chantons sous la pluie ».  Il signe en même temps une satyre sur Hollywood et le star-system. En tout cas, un des joyaux du cinéma américain de l’après-guerre qui de plus n’a pas pris une ride

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