Critique: Pentagon Papers

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Titre original The Post
Réalisation Steven Spielberg
Scénario Liz Hannah
Josh Singer
Acteurs principaux
Sociétés de production Fox Searchlight Pictures
Amblin Partners
Amblin Entertainment
Pascal Pictures
Star Thrower Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre historique
Durée 116 minutes
Sortie 24 Janvier 2018

Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d’État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

Un peu plus d’un an avec le raté « BGG » et quelques mois avant son « Ready Player One » (sortie le 28 mars), Steven Spielberg sort son film « sérieux » du moment, « Pentagon Papers » sur les journaux qui bravèrent le gouvernement Nixon en publiant des documents « secret défense » sur la guerre du Vietnam. Il s’agit ici sur le fond sans doute de son film le plus important depuis « la Liste de Schindler ». Alors que les Etats-Unis sont depuis un an sous le joug de Trump, le film tire la sonnette d’alarme sur les abus du pouvoir et met en lumière tous ceux qui, à leur niveau, sont prêts à braver les interdits pour faire triompher la vérité. Par ailleurs, à travers le personnage incarné par Meryl Streep, Katharine Graham, la directrice du Washington Post, Spielberg rend hommage aux femmes. A une époque où la femme est réduite à son rôle de ménagère, cette dernière va s’imposer dans un monde d’hommes, au risque de tout perdre. De ces deux thèmes très forts, Spielberg, en conteur hors pair, nous offre un thriller d’une grande intelligence, véritable leçon de mise en scène, rendant le film souvent jubilatoire. Pour l’épauler, on retrouve ses habituels complices, Kaminski à la photo et John Williams pour une partition très inspirée. Mais si le film est un tel bonheur, c’est aussi grâce à ses interprètes, Tom Hanks (5ème collaboration avec Spielberg) et Meryl Streep comme toujours incroyable (l’une des scènes majeures du film alors qu’elle est au téléphone est absolument grandiose d’intensité). Spielberg est grand, Spielberg est immense et « Pentagon Papers » est un classique instantané!

5

Critique Bluray 3D: Le Bon Gros Géant

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Titre original The BFG
Réalisation Steven Spielberg
Scénario Melissa Mathison
Acteurs principaux
Sociétés de production Amblin Entertainment
DreamWorks SKG
Reliance Entertainment
Walden Media
Walt Disney Pictures
The Kennedy/Marshall Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre fantastique
Durée 117 minutes
Sortie 20 juillet 2016

LE FILM:

1

Le Bon Gros Géant est différent des autres habitants du Pays des Géants. Mesurant plus de 7 mètres, il possède de grandes oreilles et un odorat très fin. N’étant pas très malin, il est assez timide mais tout à fait adorable. Il est beaucoup moins effrayant que d’autres géants, comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche. Alors que ses congénères mangent les humains, le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille.

Sophie, une petite fille d’une dizaine d’années et originaire de Londres, est d’abord effrayée par le géant. Elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Elle lui pose ensuite beaucoup de questions. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, là où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va faire découvrir à Sophie la magie et le mystère des rêves. La présence de la petite Sophie au Pays des Géants va cependant attirer l’attention d’autres géants…

De temps en temps, quand Steven Spielberg en a assez de proposer des films « sérieux », il ne boude pas son plaisir à revenir à l’enfance. Après « Cheval de Guerre », « Lincoln » et « le Pont des Espions », le magicien hollywoodien se lance dans l’adaptation d’un conte de Roald Dahl qu’il aimait lire à ses enfants, « le BGG – Le Bon Gros Géant ». Après un début dans un Londres nocturne intemporel réussi et inspiré, on se dit que le magicien Spielberg a trouvé le moyen de marquer à tout jamais l’esprit des jeunes cinéphiles en herbe. Malheureusement, le soufflé retombe très vite, dès que la petite Sophie rejoint le monde des géants. L’omniprésence du numérique s’avère alors complètement écrasante et fort peu emballante au plan esthétique. Spielberg s’amuse tellement avec ses joujoux technologiques qu’il oublie de leur donner une âme. Le scénario, oeuvre posthume de Melissa Mathison, enchaîne les scènes d’une longueur interminable, notamment un petit déjeuner chez la Reine d’Angleterre qui répète les mêmes gags à base de flatulences déjà vus un peu plus tôt. Quant au final guerrier chez les géants, on verse dans le grotesque. Même le génial John Williams semble en panne d’inspiration, ce qui est d’autant dommage que sa musique occupe le film du début à la fin. Si « E.T. » traverse les générations sans prendre une ride et reste comme l’un des monuments du Cinéma, qui parlera encore dans 30 ans de ce BGG boursouflé et trop sucré?

TECHNIQUE:

3.5

Aucun effet de dédoublement dans cette 3D mais pas grand chose à se mettre sous la dent si ce n’est quelques effets avec les rêves qui virevoltent dans les airs! Une 3D pas gênante mais pas indispensable!

BONUS:

Bonus non testés mais l’on devrait y trouver cinq featurettes dont l’une rendant hommage à Melissa Mathison, la scénariste.

VERDICT:

1.5

Une édition réussie pour un Spielberg loin d’être géant!

Disponible en DVD (14.99 euros), Bluray (19.99 euros) et Bluray 3D (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 1er décembre