Critique Bluray: Panique à Needle Park

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Titre original The Panic in Needle Park
Réalisation Jerry Schatzberg
Scénario Joan Didion
John Gregory Dunne
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 110 min.
Sortie 1er juin 1971

LE FILM:

4

Lorsque Helen rencontre Bobby, elle vient d’avorter. Il l’attend à la sortie de l’hôpital, passe l’après-midi avec elle : c est le coup de foudre. Bobby lui propose de s’installer avec lui dans le Nord-Est de Manhattan, à proximité de Needle Park. Le quotidien de Bobby tourne autour de ce carrefour où traînent les toxicomanes new-yorkais lui-même est accro à l’héroïne depuis de longues années. C est le début d’une grande histoire d’amour qui va petit à petit entraîner Helen dans les affres de la drogue…

Pour ce troisième tome de coffrets ultra Collector, l’éditeur Carlotta s’est penché sur le second long métrage de Jerry Schatzberg , « Panique à Needle Park », après « Portrait d’une enfant déchue », déjà édité chez Carlotta. Dans un style brut, très documentaire, sans aucune musique,  Schatzberg nous plonge dans le quotidien d’un couple qui s’enfonce petit à petit dans la drogue. On y voit les scènes de shoot, les petits coups pour trouver de l’argent, la prison, la prostitution  et malgré tout deux êtres qui s’aiment jusqu’à un final très émouvant. Les deux comédiens, le débutant Al Pacino et Kitty Winn, prix d’interprétation à Cannes, sont magnifiques. Un très beau film…

TECHNIQUE:

4

Une copie très propre avec un grain très présent mais une définition et des contrastes très bons.

BONUS:

4.5

On trouve ici une excellente interview de Jerry Schatzberg déclinée en plusieurs parties sur la carrière de photographe du réalisateur, sa carrière de cinéaste, sur Al Pacino et sur ses souvenirs de Cannes. On trouve également cinq scènes du film commentées par le réalisateur.

Evidemment l’édition ultra collector comprend le très complet livre avec des articles d’époque, une belle interview de Schatzberg par Michel Ciment, des extraits du scénario annotés, des photos inédites… Le tout avec une magnifique couverture originale!

VERDICT:

4.5

Un film culte des années 70 dans une magnifique édition!

Disponible en bluray (19.99 euros) et en édition Ultra Collector (49.99 euros) chez Carlotta Films dès le 22 juin


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Jeu Concours: 3 DVD de « Manglehorn » à gagner (jeu terminé)

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A l’occasion de la sortie en DVD de « Manglehorn », CINEDINGUE et WILD SIDE VIDEO sont heureux de vous offrir 3 DVD. pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questinos avant le 21 octobre; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis :

« AJ. Manglehorn, un serrurier solitaire vivant dans une petite ville, ne s’est jamais remis de la perte de l’amour de sa vie, Clara. Obsédé par son souvenir, il se sent plus proche de son chat que des gens qui l’entourent et préfère trouver du réconfort dans son travail et sa routine quotidienne. Alors qu’un nouvel amour se dessine, il se retrouve à la croisée des chemins et doit choisir entre rester enlisé dans le passé et vivre le présent. »

Critique Bluray: Un Après-midi de Chien

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LE FILM:

4.5

Ce braquage aurait dû se faire en 10 minutes. 4 heures plus tard, la banque était devenu un véritable cirque. 8 heures plus tard, c’était l’événement le plus regardé à la télévision. 12 heures plus tard, tout cela faisait partie de l’Histoire… L’histoire vraie d’un homme qui tente un hold-up pour payer une opération à sa « petite amie » et se retrouve à la tête de la prise d’otage médiatisée à outrance…

Deux ans après « Serpico », Sidney Lumet retrouve Al Pacino pour l’adaptation d’un fait divers. Sans round d’observation, Lumet débute d’entrée par le braquage sans présenter ses personnages mais on comprend très vite qu’on n’a pas affaire à des professionnels! Alors que le premier des trois renonce en plein hold-up, on se retrouve avec les personnages incarnés par le regretté John Cazale et bien sûr Al Pacino et leur attaque a tout du fiasco. Cerise sur le gâteau, la banque vient de se débarrasser de l’essentiel de son argent: il ne reste qu’à peine 1 000 dollars dans les caisses! A travers un simple huis-clos, Lumet dresse un réquisitoire contre la répression policière et la folie médiatique, tout en évoquant l’homosexualité et la transexualité! C’est donc non seulement un polar passionnant mais étonnamment moderne et avec un Al Pacino dans l’une de ses plus fiévreuses interprétations! Chef d’oeuvre!

TECHNIQUE:

4

Une copie des plus enthousiasmante tant elle est dépourvue de défauts! Seul un léger grain est à noter, la définition étant parfaite!

BONUS:

4

On trouve cinq modules composant un making of des plus complets de près d’une heure!

VERDICT:

4.5

Un chef d’oeuvre dans une édition parfaite! Indispensable!

Disponible en bluray (14.99 euros) chez Warner Bros

Jeu concours: 5×1 places à gagner pour « Manglehorn »(jeu terminé)

Manglehorn

A l’occasion de la sortie en salles de « Manglehorn » le 3 juin, CINEDINGUE est heureux de vous offrir 5×1 places pour découvrir le film. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 3 juin; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis: AJ. Manglehorn, un serrurier solitaire vivant dans une petite ville, ne s’est jamais remis de la perte de l’amour de sa vie, Clara. Obsédé par son souvenir, il se sent plus proche de son chat que des gens qui l’entourent et préfère trouver du réconfort dans son travail et sa routine quotidienne. Malgré tout, il entretient des relations humaines fragiles en maintenant un contact intermittent avec son fils, en ressentant une fierté mal placée pour son ancien protégé qui s’est détourné du droit chemin et en construisant une amitié prudente avec une femme au grand cœur guichetière à la banque. Alors qu’un nouvel amour se dessine, il se retrouve à la croisée des chemins et doit choisir entre rester enlisé dans le passé et vivre le présent.

Retrouvez les catégories belle romance et le top des films de 2015 sur Cinétrafic!

D’autres places à gagner ici 

CRITIQUE BLU-RAY: LES DERNIERS AFFRANCHIS

les_derniers_affranchisLE FILM: 5/10

Doc est à la sortie de la prison le jour de la libération de Val après 28 ans de détention. Très vite ils vont reconstituer le trio qu’ils formaient avec Hirsh. Mais Doc est chargé d’éliminer Val…

Voilà une excellente idée de réunir les trois stars oscarisées que sont Al Pacino, Christopher Walken et Alan Arkin! Dommage que le scénario des Derniers Affranchis ne soit pas à la hauteur de ces trois monstres sacrés. Ils se trouvent malheureusement contraints de parler de leurs problèmes d’érection durant la première moitié du film à tel point que ç’en devient gênant. Quant à l’intrigue principale sur l’élimination de Val, elle reste assez anecdotique et sans vraie surprise. Heureusement, il y a toujours le plaisir d’assister au numéro de ces trois grands acteurs.

TECHNIQUE: 9/10

Comme souvent chez cet éditeur, la copie HD tutoie les sommets et ce, à tous points de vue.

BONUS: 8/10

On trouve en guise de bonus un court making of (10 mins) dans lequel on apprend que les deux acteurs principaux ont choisi leur rôle (ils devaient à l’origine interpréter le rôle de l’autre), deux scènes coupées dont une lors de laquelle Pacino se livre à un numéro de danse endiablé, un sujet sur les chansons de Bon Jovi et des bandes annonces.

VERDICT: 5/10

Un DTV qui vaut essentiellement pour son casting.

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez Metropolitan Video dès le 4 septembre.

 


CRITIQUE BLU-RAY: L’IMPASSE

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LE FILM: 3/10

Fraîchement sorti de 5 années de prison par son avocat véreux David Kleinfeld, Carlito Brigante, ancienne figure emblématique de la pègre, rentre chez lui dans le quartier espagnol de Harlem. Pour se réinsérer dans la vie, il sait qu’il doit tourner le dos à son passé. Il veut partir aux Bahamas et monter une affaire honnête avec la femme de sa vie. Mais son passé le rattrape, et et ce qui a fait de lui un caïd de la mafia autrefois risque bien de lui coûter la vie aujourd’hui…

A la première vision du film en salles en 1993, du haut de mes 16 ans, j’avais quitté la salle avant la fin du film. Vingt ans plus tard, pas rancunier et curieux de me souvenir des raisons m’ayant poussé à cet exil en cours de séance (la seule autre fuite de ma part remonte à Stargate!), je décide donc de donner une seconde chance à ce film d’un réalisateur qui m’a procuré plusieurs orgasmes cinéphiliques (Blow Out, Pulsions, Carrie et quelques autres…).

Je le confirme donc: l’Impasse est un film raté de plus dans une traversée du désert qui remonte au dernier grand film de de Palma, Outrages, en 1989, et dont seul Mission Impossible émerge. Le cinéaste a quand même réussi à enchaîner les nanars comme le Bûcher des Vanités, l’Esprit de Caïn, Mission To Mars ou encore Femme Fatale et le dernier que je ne commenterai pas ne l’ayant point vu, Passion, qui apparemment ne les déchaîne pas, bien au contraire.

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En adaptant le livre d’Edwin Torres, After Hours, de Palma replonge dans la mafia après Scarface ou les Incorruptibles en nous contant l’itinéraire à l’issue tragique de Carlito Brigante. Le gros problème du film tient au scénario lui-même! Non content de nous servir pour la énième fois l’histoire d’un caïd qui veut se ranger mais pas avant un dernier coup et qui finalement sera rattrapé par son destin, il décide de commencer son film par le flinguage du personnage principal. Alors les défenseurs du film me rétorqueront: « oui, mais on sait pas s’il s’en sort! », le faux suspense tenant à la voix off sans grand utilité du personnage principal. Le problème n’est pas là, se prendre trois balles dans le ventre, qu’on en meurt ou pas, est une issue assez négative à mon avis. De Palma entreprend donc de nous démontrer pendant 2h23 comment il est compliqué pour un caïd sorti de prison de reprendre le chemin de la pureté: on le savait déjà, d’autres cinéastes nous l’ont démontré de façon bien plus maline. Enfin, De Palma ne craint pas le ridicule à plusieurs reprises notamment dans la scène où Brigante rend visite à son avocat à l’hôpital en rentrant comme dans un moulin ni sur le quai où l’on peut flinguer en toute tranquilité devant la police plusieurs personnes en prenant son temps…

Sur la forme, on retiendra une très belle photo du fidèle Stephen Burum, l’interprétation de Sean Penn en avocat véreux à la coiffure improbable et quelques morceaux de bravoure comme la scène dans la salle de billard. Pacino, quant à lui, fait le boulot sans forcer dans un rôle qu’il connaît par coeur et de Palma, qu’on adore quand il se réapproprie le travail des autres (Hitchcock très souvent), choisit ici de se rendre hommage, preuve de l’humilité qu’on lui connaît! Il cite son Scarface à travers le nom de la boîte de nuit, identique au resto de Montana et reprend quasiment à l’identique la scène de la gare des Incorruptibles, le landau en moins. On attend tellement plus d’un cinéaste si novateur…

Cerise sur le gâteau, la bande originale de Patrick Doyle, pompeuse à souhait, qui nous fait regretter Morricone ou Donaggio…

Si je m’étais écouté, j’aurais quitté mon salon avant la fin!

TECHNIQUE: 8/10

Très belle copie que seuls quelques rares défauts viennent perturber.

BONUS: 7/10

Outre une courte interview du réalisateur et quelques scènes coupées à l’intérêt relatif, le principal tient en un making-of très intéressant.

VERDICT: 4/10

A réserver à quelques irréductibles lui vouant un culte difficilement explicable!

Disponible en blu-ray (14,99 euros) chez UNIVERSAL PICTURES