Critique: Guy

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Réalisation Alex Lutz
Scénario Alex Lutz
Thibault Segouin
Anaïs Deban
Acteurs principaux

Alex Lutz
Tom Dingler

Sociétés de production Iliade & Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 101 minutes
Sortie 29 août 2018

Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu’il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

Après « le Talent de mes amis », on attendait pas forcément beaucoup du second film d’Alex Lutz réalisateur. Dans « Guy » il interprète Guy Jamet, star de la chanson dans les années 70-80 qui remonte sur scène à l’occasion de la sortie de son Best Of. Un jeune journaliste ayant appris récemment qu’il était son fils caché entreprend de réalise un documentaire sur son chanteur de père. C’est donc en alternant interviews de Jamet, coulisses de la tournée et images d’époque que Lutz brosse le portrait d’un chanteur sur le retour avec évidemment beaucoup d’humour mais aussi une réelle mélancolie. Alex Lutz offre une performance d’acteur éblouissante soutenue par un travail de maquillage d’un réalisme rare. Le travail sur la musique est également à souligner; on souhaiterait presque assister à un concert de Guy Jamet! La bonne surprise de la rentrée!

4.5

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Critique DVD: Jamais Contente

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Réalisation Émilie Deleuze
Scénario Émilie Deleuze
Marie Desplechin
Ivan Guyot
Laurent Guyot
Acteurs principaux
Sociétés de production Agat Films & Cie – Ex Nihilo
Ad Vitam Distribution
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 89 minutes
Sortie 11 janvier 2017

LE FILM:

4

Mon père est atroce, ma mère est atroce, mes soeurs aussi, et moi je suis la pire de tous. En plus, je m’appelle Aurore. Les profs me haïssent, j’avais une copine mais j’en ai plus, et mes parents rêvent de m’expédier en pension pour se débarrasser de moi. Je pourrais me réfugier dans mon groupe de rock, si seulement ils ne voulaient pas m’obliger à chanter devant des gens. À ce point-là de détestation, on devrait me filer une médaille. Franchement, quelle fille de treize ans est aussi atrocement malheureuse que moi ?

« Jamais contente », c’est un peu « la Boum » de 2017! Ce portrait d’une adolescente, c’est une description aussi fine que drôle d’une période de la vie où l’on déteste pêle-mêle l’école, les parents, les autres tout simplement et où l’on ne s’aime pas beaucoup non plus. Très rythmé, ce petit film s’avère totalement attachant notamment grâce à sa petite actrice, Léna Magnien qui, bien que détestable, ne suscite jamais le rejet, bien au contraire. A ses côtés, les seconds rôles ne sont pas mis à l’écart et bénéficient même d’une interprétation parfaite, notamment Alex Lutz dans le rôle du prof de Français qu’on aurait rêvé d’avoir! Une comédie douce amère des plus emballantes!

TECHNIQUE:

4.5

RAS pour le support!

BONUS:

2

Seul bonus, une rencontre avec la réalisatrice qui commente l’une des scènes du film. Intéressant mais frustrant!

VERDICT:

4

Une comédie sur l’adolescence réussie!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez AD VITAM

 

Critique: Un Petit Boulot

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Réalisation Pascal Chaumeil
Scénario Michel Blanc 
Iain Levison (romancier)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 31 août 2016

Jacques habite une petite ville dont tous les habitants ont été mis sur la paille suite à un licenciement boursier. L’usine a fermé, sa copine est partie et les dettes s’accumulent. Alors quand le bookmaker mafieux du coin, lui propose de tuer sa femme, Jacques accepte volontiers… 

Quatrième et dernier film de Pascal Chaumeil (décédé peu de temps après le tournage) et cinq ans après « l’Arnacoeur », « un petit boulot » est l’adaptation par Michel Blanc d’un roman de Iain Levison. On y suit le parcours d’un chômeur qui finit par accepter de tuer des gens pour sortir de la misère. Quelque part entre le film noir et la comédie sociale, le film de Chaumeil évoque tout autant le Cinéma social anglais que les polars des frères Coen. On retrouve la patte de Blanc avec des dialogues acérés et la noirceur qu’on lui connaît. Le scénario, brillant, réserve sans cesse des surprises et surtout se déroule à un rythme qui ne faiblit jamais. Outre le duo Duris/Blanc, évidemment parfait, le casting de seconds rôles fait un sans faute: Alex Lutz en inspecteur d’une chaîne de stations services sans pitié, Gustave Kervern en pote de galère ou encore Alice Belaidi pour séduire Jacques. Cinglant, caustique et brillant, « un Petit Boulot » est un authentique régal!

4.5