Critique: Mauvaises Herbes

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Titre original : Mauvaises herbes
Réalisation : Kheiron
Scénario : Kheiron
Décors : Stanislas Reydellet
Costumes : Karen Serreau-Muller
Photographie : Jean-Paul Agostini
Son : Frédéric de Ravignan, Fabien Devillers
Montage : Anny Danché, Alexandre Fleurant
Production : Simon Istolainen
Sociétés de production : Paiva Films
Sociétés de coproduction : StudioCanal, Mars Films, M6 Films
Société de distribution : Mars Films
Budget :
Pays d’origine : France
Langue originale : français
Format : couleur – 2.35:1 – son Dolby Digital
Genre : comédie dramatique
Durée :
Dates de sortie :
France : 21 novembre 2018

Waël, un ancien enfant des rues, vit en banlieue parisienne de petites arnaques qu’il commet avec Monique, une femme à la retraite qui tient visiblement beaucoup à lui.
Sa vie prend un tournant le jour où un ami de cette dernière, Victor, lui offre, sur insistance de Monique, un petit job bénévole dans son centre d’enfants exclus du système scolaire.
Waël se retrouve peu à peu responsable d’un groupe de six adolescents expulsés pour absentéisme, insolence ou encore port d’arme.
De cette rencontre explosive entre « mauvaises herbes » va naître un véritable miracle.

Après « Nous trois ou rien » où il racontait ses origines et notamment l’histoire de ses parents, l’humoriste Kheiron utilise son passé d’éducateur pour sa nouvelle fiction. Waël, jeune des banlieues vivant de combines en tous genres, se retrouve propulsé éducateur auprès de six jeunes en difficulté. Autour de lui, André Dussolier incarne le directeur de l’asso à la recherche de l’éducateur parfait et Catherine Deneuve la « mère adoptive » de Waël, prête à l’aider dans ses combines pour mieux le protéger. S’il s’agissait d’un film social au sens pur, ces « Mauvaises herbes » souffriraient d’un excès de bons sentiments. Mais c’est bien d’une comédie de Kheiron dont il s’agit et cette bienveillance poussée à l’extrême semble bien être sa marque de fabrique. On lui pardonne aisément d’autant que les dialogues sont souvent très drôles, que ses comédiens semblent s’amuser comme des petits fous (étonnante Catherine Deneuve), qu’il fait preuve d’une réelle volonté de proposer du Cinéma  et que le film fait beaucoup de bien! Et en ces temps troublés, il serait dommage de s’en priver!

4

Critique: Un 22 Juillet

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Titre original 22 July
Réalisation Paul Greengrass
Scénario Paul Greengrass
Acteurs principaux

Anders Danielsen Lie
Jon Øigarden

Sociétés de production Scott Rudin Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 143 minutes
Sortie 10 Octobre 2018 sur Netflix

La véritable histoire de l’attaque terroriste la plus meurtrière jamais perpétrée en Norvège. Le 22 juillet 2011, 77 personnes sont tuées lorsqu’un ultranationaliste d’extrême droite fait exploser une bombe artisanale placée dans une voiture à Oslo avant de commettre une fusillade dans un camp d’été de jeunes. À travers le combat physique et psychologique d’un jeune survivant, « Un 22 Juillet » décrit un pays qui tente tant bien que mal de surmonter le drame et de panser ses plaies.

Après « Bloody Sunday » (le conflit irlandais), « Vol 93 » (le 11 septembre) et « Captain Philips » (la piraterie en Somalie), Paul Greengrass continue à filmer dans son style documentaire les traumatismes de ces dernières années. Avec « Un 22 Juillet », il s’intéresse au parcours du Norvégien Anders Breivig qui, après avoir fait exploser une bombe au pied de l’immeuble du Gouvernement, était allé sur une île exécuter des dizaines de jeunes ados, tout ça au nom d’une idéologie nazie. Après une demi-heure où l’on suit le déroulé de cette terrible journée du 22 juillet, le film se focalise sur l’après, que ce soit le procès, les face à face entre Breivig et son avocat mais également sur le combat de l’une de ses victimes. Le jeune Viljar Hanssen, touché de cinq balles et laissé pour mort, survécut, y laissant un oeil, quelques doigts et surtout son innocence. La prestation d’Anders Danielsen Lie est bluffante de froideur et de détermination. Glaçant mais aussi émouvant, « Un 22 juillet » est là pour rappeler que la bête est malheureusement plus que jamais en vie et qu’il faut la combattre.

4.5