Critique: La La Land

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Réalisation Damien Chazelle
Scénario Damien Chazelle
Acteurs principaux
Sociétés de production Black Label Media
Gilbert Films
Impostor Pictures
Marc Platt Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film musical
Durée 126 minutes
Sortie 25 janvier 2017

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. 
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. 
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

Le chemin vers l’accomplissement artistique est semé d’embûches, semble nous dire le jeune Damien Chazelle depuis son précédent film, « Whiplash ». On y suivait l’apprentissage à la dure d’un jeune batteur de jazz; dans son nouveau film, « La la land », Mia enchaîne les castings humiliants, rêvant d’être en haut de l’affiche. A ses côtés, Sebastian, jeune pianiste, rêve de monter son club de jazz pour redonner ses lettres de noblesse à un art qui disparaît; pour survivre, il devra se compromettre dans des groupes improbables. Toutefois, leur rencontre pourrait donner un autre sens à leur vie. Il y a quelques années, Michel Hazanavicius rendait un vibrant hommage au Cinéma muet avec The Artist, en reprenant tous les codes du genre. Ici, Chazelle honore la Comédie Musicale mais en lui redonnant un coup de frais. On y croise les fantômes de Demy ou Donen mais remis au goût du jour, comme lors de cette superbe scène d’ouverture sur l’autoroute où dans un bouchon très actuel, tous les automobilistes sortent pour chanter et danser. Si le film constitue une vibrante réflexion sur l’art ou la poursuite des rêves, « La la land » est surtout une magnifique histoire d’Amour qui ne serait pas ce qu’elle est sans les performances d’Emma Stone, pétillante et émouvante, et Ryan Gosling, dont le jeu minimaliste laisse passer tant d’émotions. Musique brillante, mise en scène hallucinante de maîtrise (Chazelle n’a que 32 ans!), couple iconique, La la land est un classique instantané, un concentré de Cinéma pur, émouvant et emballant! Courrez-y vite!

5

Critique: Whiplash

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  • Date de sortie :
    24 décembre 2014
  • Réalisé par :
    Damien Chazelle
  • Avec :
    Miles TellerJ. K. SimmonsMelissa Benoist
  • Durée :
    1h45min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Whiplash
  • Distributeur :
    Ad Vitam

Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Véritable bête à concours, le second film de Damien Chazelle qui truste toutes les récompenses partout où il passe, n’a pourtant pas eu la tâche facile! Le jeune réalisateur ne parvenant pas à réunir les fonds dut en faire d’abord un court métrage. Devant l’accueil réservé à celui-ci, il put enfin réunir la somme nécessaire pour en faire un long.

Whiplash est donc ce film, savant croisement entre « Black Swan » et « Full Metal Jacket »; Si la souffrance comme étape indispensable à l’excellence est le point commun avec le film d’Aronofsky, le personnage de Terence Fletcher, le professeur de musique, n’est pas sans rappeler celui de l’instructeur Hartman dans le chef d’oeuvre de Kubrick, insultant et humiliant sans cesse ses élèves. Si le sujet aurait pu donner lieu à un film musical classique, Chazelle préfère un récit sec et pas forcément aimable et surtout refuse tout manichéisme. Si Fletcher a tout d’une pourriture, appuyant sans cesse là où ça fait mal, le jeune Andrew n’a pas peur de se compromettre pour arriver à ses fins. La relation entre le maître et l’élève contient également son lot d’ambiguité, le jeune batteur éprouvant pour son mentor à la fois haine et admiration. Magistralement interprété par Miles Teller qu’on avant découvert dans « the Spectacular Now » et JK Simmons, qui trouve enfin un rôle à sa mesure, Whiplash frappe surtout par sa mise en scène incroyablement maîtrisée et son montage diabolique! En point d’orgue, un final qui vous laisse sur les genoux! Du grand Cinéma indé!

4.5