Critique Dvd: Housebound

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  • Date de sortie :  Inédit en salles en France
  • Réalisé par :
    Gerard Johnstone
  • Avec :
    Rima Te WiataCameron RhodesMick INNES
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
    Nouvelle Zélande
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Housebound

LE FILM:

4

 

Une cambrioleuse à la petite semaine est assignée au domicile parental pour purger sa peine. Mais cette demeure en apparence tranquille se révèle habitée par un (des ?) curieux invité(s)…

Rien d’étonnant à ce que Peter Jackson soit fan de ce premier film néo-zélandais qui débarque directement en vidéo chez nous! Si l’on est loin du déferlement gore façon « Braindead », on y retrouve l’esprit (sans jeu de mot) de son « Fantômes contre fantômes » . Sur une idée de départ vue et revue, une jeune fille forcée de rester dans la maison maternelle découvre un lourd passé à la demeure, Gerard Johnstone parvient à dépoussiérer le mythe de la maison hantée. Bourré d’humour, le film surprend sans cesse non seulement par son scénario impeccablement ficelé, mais aussi par sa mise en scène incroyablement maîtrisée et son interprétation carrément géniale (la mère est impayable!)! On rit et on tremble devant cette comédie horrifique parfaitement jubilatoire! Faites un triomphe à Housebound!

TECHNIQUE:

4

 

Brillant pour le support! Bravo! A noter l’absence de VF!

BONUS:

0.5

 

La bande annonce et c’est tout! Dommage…

VERDICT:

4

 

Une comédie horrifique à « posséder » absolument!

Disponible en DVD (17,99 euros) chez Luminor films

Critique: Mister Babadook

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  • Date de sortie :
    30 juillet 2014
  • Réalisé par :
    Jennifer Kent
  • Avec :
    Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall…
  • Durée :
    1h32min
  • Pays de production :
    Australie
  • Année de production :  2013
  • Titre original : The Babadook
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu’elle n’arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé ‘Mister Babadook’ se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le ‘Babadook’ est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations…

Premier film de l’Australienne Jennifer Kent, Mister Babadook fit sensation partout où il fut projeté notamment à Sundance ou Gerardmer. Dans un genre qui peine à se renouveler, pollué par des tas de production en « Found Footage », l’idée d’une nouvelle histoire de créature maléfique pouvait nous faire craindre le pire! Que nenni! Ce Mister Babadook se hisse au sommet du genre!

Tout d’abord, il ne s’agit pas ici d’une énième histoire de fantômes toute bête mais d’un film d’une grande richesse thématique, à la fois une parabole sur le deuil et la façon de l’accepter pour ne pas sombrer dans la folie mais aussi sur l’amour filial.

Remarquablement mis en scène, usant des recettes du genre, sans en abuser, Mister Babadook est également extrêmement référencé sans jamais plagier ses modèles! La réalisatrice cite directement Méliès, évoque l’expressionnisme allemand, Polanski et si l’on pense inévitablement au cinéma de Friedkin, ce n’est pas forcément pour l’Exorciste mais plutôt pour Bug et sa façon de décrire une plongée progressive dans la folie la plus totale. Passionnant, effrayant et brillant!

NOTE: 9/10