Critique: Le Jeu

3571956.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Réalisation Fred Cavayé
Scénario Fred Cavayé
Sociétés de production Medset Film SAS
Mars Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 90 minutes
Sortie 17 Octobre 2018

Le temps d’un dîner, des couples d’amis décident de jouer à un « jeu » : chacun doit poser son téléphone portable au milieu de la table et chaque SMS, appel téléphonique, mail, message Facebook, etc. devra être partagé avec les autres. Il ne faudra pas attendre bien longtemps pour que ce « jeu » se transforme en cauchemar.

Après trois thrillers d’action, Fred Cavayé s’essaye à la comédie il y a deux ans avec « Radin » et Dany Boon. Pour son nouveau film, il reste dans le genre avec le remake d’un film italien peu connu chez nous. Situé dans un décor unique, un appartement, « Le Jeu » se déroule lors d’une soirée entre amis. L’hôte de ce repas va avoir une idée géniale: tous les convives doivent laisser leur portable sur la table et partager absolument tout ce qui se passe sur ceux-ci, mails, textos ou appels. Tout va évidemment déraper dans des proportions inimaginables. Plutôt bien écrit et rythmé, « le Jeu » se regarde sans déplaisir, d’autant que le casting est vraiment impeccable, de Grégory Gadebois à Bérénice Bejo, en passant par Suzanne Clément ou Stéphane De Groot. Toutefois, le film entier reposant sur le jeu en question, certaines révélations semblent un peu tirées par les cheveux  et le final un peu bâclé laisse un peu sur notre faim. On pense également inévitablement au film « le Prénom » qui offrait aussi un jeu de massacre lors d’une soirée entre amis! Si l’ensemble fait souvent sourire, le malaise est tout de même de mise tant la morale est pleine de pessimisme sur l’amitié et le moyen de la préserver!

3.5

Critique: Ouvert la Nuit (FIFIB 2016)

125675.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

  • Réalisation : Edouard Baer
  • Scénaristes : Edouard Baer et Benoit Graffin
  • Directeur de la photographie : Yves Angelo
  • Monteur : Hervé De Luze
  • Producteur : Emmanuel de Chauvigny
  • Société de distribution : Le Pacte
  • Date de sortie : 11 janvier 2017

Luigi a une nuit pour sauver son théâtre. Une nuit pour trouver un singe capable de monter sur les planches et récupérer l’estime de son metteur en scène japonais ; une nuit pour regagner la confiance de son équipe et le respect de sa meilleure amie – qui est aussi sa plus proche collaboratrice… et pour démontrer à la jeune stagiaire de Sciences Po, tellement pétrie de certitudes, qu’il existe aussi d’autres façons dans la vie d’appréhender les obstacles…

La Cérémonie d’ouverture du Festival International du Film Indépendant de Bordeaux se tenait hier soir au Rocher de Palmer de Cenon. Après les discours et remerciements d’usage ainsi que la présentation des différents jurys, place au Cinéma avec la projection du troisième long métrage d’Edouard Baer, venu présenter son film avec son actrice, la lumineuse Sabrina Ouazani. « Ouvert la nuit » est une déambulation nocturne, presque un road movie qui se mue en parcours initiatique. On suit le personnage de Luigi, directeur de théâtre fantasque accompagné de sa stagiaire, qui va tenter de sauver la première de son nouveau spectacle en récupérant l’argent qui lui manque pour payer son équipe. Les évènements et sa jeune stagiaire vont peut-être faire comprendre à Luigi qu’il devrait s’intéresser un peu plus à son prochain, ses employés qu’ils paye avec des chèques en bois, ou ses enfants, qu’il croise à l’occasion, sans se soucier d’eux. Les fans du trublion Baer seront à la fête tant son film est un boulevard pour ses fantaisies et son humour pince-sans-rire mais il sait aussi s’entourer. Outre la toujours parfaite Sabrina Ouazani (Edouard Baer dit d’elle que lorsqu’elle apparaît à l’écran, on a envie de se lever et de le toucher!), une pleïade de seconds rôles nous régale: Audrey Tautou, Grégory Gadebois, Michel Galabru (fabuleux!), Atmen Kelif, Lionel Abelansky… Cette folle nuit amènera Luigi à croiser des clochards, des vendeurs de roses, des chimpanzés, des dresseurs de chimpanzés, des gardiens de zoo, des banquiers et l’on part avec lui avec un immense plaisir, celui de voir une comédie française loin des standards, un peu foutraque mais tellement attachante!

4