Critique: Welcome To New-York

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  • Réalisé par :
    Abel Ferrara
  • Avec :
    Gérard Depardieu, Jacqueline Bisset, Marie Mouté…
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    Wild Bunch

Devereaux est un homme puissant. Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars. Un homme qui contrôle la destinée économique des nations. Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel. Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même. Un homme terrifié. Un homme perdu. Regardez-le tomber.

Si la carrière d’Abel Ferrara semble battre un peu de l’aile depuis quelques années, son nouveau film Welcome To New-York ne changera pas franchement la donne. Le parfum sulfureux autour de l’affaire DSK (évidemment objet du film même si les personnages portent d’autres noms!) et la stratégie commerciale du producteur visant à sortir le film uniquement en VOD en même temps que sa présentation à Cannes suffiront certainement au film à trouver son public. Concernant l’oeuvre elle-même Welcome To New-York souffre d’un scénario un peu paresseux, ne cherchant jamais à apporter quelque chose de neuf à une histoire rabâchée par les médias, et surtout très faible au niveau des dialogues. La mise en scène est à l’avenant, réduisant l’intérêt purement cinématographique du film au néant. Toutefois si l’on parvient à passer outre les nombreuses scènes assez crues avec un Depardieu monstrueux, aux allures de porno soft, on ne peut qu’être admiratif devant la prestation de la star qui ne recule devant rien, dévoilant jusqu’aux parties les plus intimes de son anatomie et incarnant ce personnage sexuellement malade avec une grande justesse!

Voir et oublier…

NOTE: 4/10

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Dès samedi, DSK s’invite chez vous!

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Samedi 17 mai, sortira en France le film d’Abel Ferrara largement inspiré de l’affaire DSK avec Gérard Depardieu. Attention, le film ne sortira pas en salles mais directement en VOD, en même temps que sa présentation à Cannes au Marché du Film. Précédé d’une réputation sulfureuse, le film de Ferrara devrait trouver son public et ouvrir certaines perspectives aux producteurs alors que les sorties en salles sont de plus en plus difficiles en raison du nombre de films!

OUVERTURE DU FIFIB

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Hier, c’était donc l’ouverture du second Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, le FIFIB, qui a donc débuté sous les meilleurs auspices.

La grande salle de l’UGC Ciné Cité de Bordeaux pleine comme un œuf, tout le gratin politique de Bordeaux et de ses environs et un maître de cérémonie qui se prenait pour Antoine de Caunes, faisant dans le « merci Alain » quand on saluait l’aide de la Mairie ou le « Merci Alain » (Rousset cette fois!) quand il fallait remercier la région. Si l’on rajoute à ça l’accompagnement musical (plus près du gag que d’un vrai soutien) d’un contrebassiste, on tenait à coup sûr le début de quelque chose de grand!

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Mais le plus important était ailleurs: outre la présentation du jury, Abdel Kechiche fit un court passage pour présenter brièvement son film et s’excuser de ne pouvoir rester, les étudiants bordelais ayant eu la chance de s’entretenir avec lui dans la journée. Le kif de la soirée pour certains cinéphiles dont je fais partie fut la petite apparition du King Of New-York, Abel Ferrara qui reste pour quelques jours sur le Festival.

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Une fois cette édition officiellement ouverte, la projection de la Palme d’Or « la Vie d’Adèle » pouvait commencer…

LE FIFIB 2EME EDITION, C’EST PARTI!

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Pour sa deuxième édition, le Festival International du Film Indépendant de Bordeaux, communément appelé FIFIB a mis les petits plats dans les grands! En effet, trois invités de marque ponctueront le festival à leur manière.

Abdellatif Kechiche viendra présenter en ouverture sa Palme d’Or, la Vie d’Adèle dès ce soir. Roman Polanski honorera le festival de sa présence dans le cadre d’une rétrospective et offrira en plus de la présentation de la Vénus à la Fourrure en clôture, une masterclass. Enfin, Abel Ferrara viendra à la rencontre de ses fans dans le cadre d’un Ferrara VS Pasolini qui permettra de voir certains films de ces deux cinéastes aux multiples points communs!

Pour en venir à la compétition, le jury composé d’Anne Parillaud (Présidente), Julie Depardieu, Santiago Amigorena, Vimukhti Jayasundara et Jonathan Caouette devra faire un choix entre les huit films en compétition:

Mister John  de Joe Lawlor et Christine Molloy

Die Welt d’Alex Pitstra

Nina d’Elisa Fuksas

Tonnerre de Guillaume Brac

Blue Ruin de Jeremy Saulnier

Les Interdits d’Anne Weil et Philippe Kotlarski

12 O’Clock Boys de Lofty Nathan

Marussia d’Eva Pervolovici

Le FIFIB proposera également une compétition de courts-métrages, un focus sur la Grèce, un autre sur le Japonais Katsuya Tomita, des séances spéciales, des ateliers et plein d’autres choses. Jusqu’au 9 octobre, Bordeaux va donc vivre de belles émotions cinéphiles.

CRITIQUE DVD: Chelsea Hotel

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LE FILM: 7.5/10

Abel Ferrara rend hommage au Chelsea Hotel de New York et nous emmène dans un fascinant voyage au cœur d’un lieu légendaire, qui abrita des personnalités hors du commun telles que Mark Twain, Patti Smith, Bob Dylan, Leonard Cohen, Andy Warhol, Jimi Hendrix ou encore Stanley Kubrick… Traversant les époques, le réalisateur culte de Bad Lieutenant livre un témoignage passionné et délirant dans les coulisses de ce lieu mythique, convoquant tout à tour Ethan Hawke, Dennis Hopper, Milos Forman, Crumb, Adam Goldberg ou Grace Jones, des images de Janis Joplin, Sid Vicious, William S. Burroughs, Jerry Garcia du Grateful Dead, et tant d’autres figures de la culture et de l’underground américains.

Alors que son dernier 4:44 – Last Day on Earth sort sur nos écrans dans quelques jours, on peut découvrir l’un de ses derniers films sortis directement en DVD chez nous, Chelsea Hotel,un documentaire. Ferrara nous propose ici la visite d’un hôtel new-yorkais qui abrita plusieurs générations d’artistes underground! Un peu foutraque dans la forme passant d’un personnage à un autre au gré de leurs petites histoires, ce doc porte tout à fait la patte de son auteur qu’on imagine aisément dans la peau de l’un des locataires de l’immeuble! On y croise Milos Forman, Ethan Hawke, Dennis Hopper et bien d’autres et l’on passe un bon moment dans une ambiance sex, drugs and rock’n roll!

TECHNIQUE: 9/10

Rien à dire sur ce DVD tout à fait convenable!

BONUS: 8/10

Seul bonus sur ce dvd, une interview de 13 minutes de Ferrara qui revient sur sa carrière et le cinéma en général!

VERDICT: 7.5/10

Un doc original à découvrir!

Disponible en DVD (9,99 euros) chez Wild Side Video

 

CRITIQUE DVD: Go Go Tales

LE FILM: 7/10

Le Paradise est un cabaret chic de gogo danseuses situé dans le sud de Manhattan. Une usine à rêves dirigée par Ray Ruby, impresario éminemment charismatique, assisté par ses vieux compères et une bande de personnages pittoresques. Malheureusement, tout ne va pas pour le mieux au Paradise : les danseuses menacent Ray d’une grève et il doit également affronter la colère de la propriétaire des lieux, bien décidée à les expulser. Ray tente sa chance à la loterie…

Sorti au mois de février 2012 en France, « Go Go Tales » est pourtant un film qui date de 2007. A prendre comme une fantaisie, ce film d’Abel Ferrara ne fait pas partie des films majeurs de l’auteur comme « Bad Lieutenant » ou « The King Of New-York » mais n’est pas à négliger pour autant. Lire la suite

CRITIQUE BLU-RAY: THE KING OF NEW-YORK

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LE FILM: 9/10

Un homme sort de prison. Pas n’importe quel homme. C’est Frank White, le plus grand des seigneurs du crime à New York. Mais l’impitoyable Frank White nourrit aussi le rêve de construire un hôpital pour les plus démunis. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, y compris les flics prêts à tous les coups bas pour détruire son empire…

Quand on parle de New-York au Cinéma, on pense toujours à Martin Scorsese ou Woody Allen! C’est vite oublier l’importance de la grosse pomme dans l’oeuvre d’Abel Ferrara, cinéaste underground, dont la filmo multiplie les pépites jusqu’au milieu des années 90 qui ont vu la qualité de ses films sévèrement chuter. Parmi ses films les plus remarquables, on se souvient de Driller Killer, film d’horreur fauché, l’Ange de la Vengeance, NY 2 heures du matin, China Girl, le chef d’oeuvre Bad Lieutenant et bien sûr ce « King of New-York »!

Tous ces films ont pour point commun de donner une vision assez désespérée de la ville de New-York, rongée par le crime, et dont les forces de police ne parviennent même pas à sauver l’image, que ce soient les flics de « The King of NY », obligés d’user de méthodes plus que douteuses pour arriver à leurs fins, ou le Bad Lieutenant, drogué et aux moeurs un peu borderline! Dans TKONY, Ferrara ne fixe aucune frontière entre le bien et le mal, évitant tout manichéisme: les flics franchissent la ligne rouge pour mettre hors d’état de nuire Frank White et ce dernier, avec l’argent de la drogue, finance un hôpital!

christopher_walken Lire la suite