Court-Métrage: La Faucheuse

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Salma est une jeune trentenaire responsable dans une usine de quincaillerie. Tout bascule lorsque sa société décide de licencier les ouvriers. Salma tombe dans une dépression qui l’enfonce chaque jour dans le désespoir et la drogue.

Si je vous parle de ce court-métrage, « la Faucheuse », ce n’est pas parce que sa réalisatrice écrit régulièrement sur le blog dans la rubrique « idées courtes », c’est parce qu’il mérite le coup d’oeil! Dans ce court de 11 minutes, réalisé en noir et blanc, avec Farah Parfait dans le rôle principal, la jeune femme évoque l’addiction à travers l’histoire d’une trentenaire contrainte de licencier ses ouvriers. Sous ses apparences dures, elle est paradoxalement intérieurement perdue et sombre dans la drogue, sans que son jeune voisin ne puisse l’aider. Dans un réalisme documentaire, la réalisatrice ouvre une réflexion sur une société toujours plus violente, broyant les individus qui la composent et les poussant toujours davantage vers l’autodestruction. Un court que vous pouvez trouver sur le site de sa réalisatrice https://farahparfait.com/produit/court-metrage-la-faucheuse/.

 

Court-Métrage: « 10 Minutes » de Thierry Sausse

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Avez-vous déjà vu le court-métrage 10 minutes réalisé par Thierry Sausse ? Je vous pose la question car il été sélectionné une trentaine de fois en festival et a reçu 5 prix à l’étranger. Sinon, foncez-le voir sur le site de la célèbre chaine 13ème rue . Ce réalisateur cannois, monté à Paris en 2008 pour intégrer une école de cinéma, n’en est pas à son coup d’essai. Son court-métrage La Belle gueule avait déjà trouvé le succès avec un style original en noir et blanc (https://vimeo.com/86243166). 
 
Cette fois-ci, il nous offre une sorte de huis clos dans un appartement avec un groupe de braqueurs, 10 minutes avant leur passage à l’action. Le court est tourné caméra à l’épaule. Celle-ci est très bien gérée par le réalisateur, alors que cette technique est loin d’être simple… Il laisse transparaître l’intensité de la scène, et la caméra raconte déjà une histoire à elle seule : ses plans posent le décor, et mettent en lumière des indices sur le contexte général de la situation. On peut ainsi apercevoir certains détails tels que des photos d’une femme et d’enfants qui laissent penser que la scène se déroule dans l’appartement de la famille d’un des braqueurs. Cela renforce le côté humain des 4 hommes, que l’on voit évoluer en proie à leurs doutes, leurs peurs et leurs émotions.
 
On peut reconnaître plusieurs références telles que Jason Bourne pour la caméra à l’épaule, ou une similitude avec une scène du Gang des Newton d’Ethan Hawke, où l’on accompagne deux frères qui prévoient de faire un braquage.
 
Les acteurs jouent globalement très bien et nous permettent de ressentir leurs états d’âmes comme si nous le vivions. En 10 minutes, on se met très facilement dans leur peau, et l’on s’attacherait presque à ces hommes au bord de la rupture. 
Seul petit bémol, l’éclairage qui selon moi ne met pas assez en valeur la scène et les personnages.
 
Vous l’aurez compris, le film ne se concentre pas sur l’idée du braquage en elle-même mais sur les réactions et les sentiments des braqueurs avant l’action (à laquelle on n’assistera d’ailleurs pas). Une réussite !
Farah Parfait
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