CRITIQUE: THE BLIND SIDE (2009)

Alcon Entertainment

Plongée dans l’univers du football américain. Au Tenessee, Michael Oher, un jeune noir américain, trouve sa voie grâce à l’amour de sa famille adoptive et à son talent pour le football.

Intrigué ( pour ne pas dire abasourdi!) par la victoire de Sandra Bullock aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice, je me suis procuré le Blu-ray directement des Etats-Unis puisque le film n’est pas distribué chez nous (bizarre, bizarre!)

Et bien le mystère reste entier! On se trouve ici face à l’un des plus mauvais films de l’histoire du cinéma. Une énième version du rêve américain avec ce jeune Afro-Américain abandonné par sa mère et à moitié demeuré, qui va être adopté par une riche famille dont la mère n’est autre que la formidable actrice Sandra Bullock. Il va finalement réussir et devenir une star du foot US. Bullock confirme donc qu’elle n’utilise que trois ou quatre mimiques différentes pour interpéter ses personnages et si elle mérite bien un prix, c’est bien le Razzie Award de la pire actrice qu’elle a raflé juste avant l’oscar! 
Voilà donc un film qui n’arrive même pas à la cheville d’un téléfilm de M6 qu’on peut voir l’après-midi les jours d’école! C’est dire!

J’aimerais donc que quelqu’un m’explique comment cette femme a pu recevoir la récompense suprême et pour quelle raison le film n’est pas distribué en France si ce n’est que Warner reconnaît implicitement que ce film est une énorme bouse!

CRITIQUE: LE PERE DE MES ENFANTS (2009)

Pyramide Distribution

Grégoire Canvel  a tout pour lui: une femme qui l’aime, trois filles adorables et un métier formidable. Il est producteur de cinéma et travaille pour un certain cinéma indépendant, d’auteurs loin du cinéma commercial. Il y consacre toute son énergie avec sa maison de production Moon Films, ce qui l’oblige parfois à délaisser sa famille. Même lorsqu’il est en week-end, il est fréquemment suspendu à son téléphone. Mais les films qu’il produit ne rapportent souvent que peu d’argent et les difficultés vont surgir. Pris dans une spirale négative, Grégoire est en train de tout perdre et les huissiers menacent. Le désespoir se fait de plus en plus présent…

Mia Hansen-Love, jeune réalisatrice de 28 ans, s’inspire ici des derniers jours du producteur Humbert Balsan, qui avait d’ailleurs envisagé de produire son premier film. Elle dépeint tout d’abord le monde du cinéma loin des paillettes et des stars mais tout un côté qu’on ne voit pas souvent à l’écran: ceux qui financent et qui misent tout sur des projets artistiques qui ne sont pas toujours rentables. Mais la grande réussite réside dans le portrait de cette famille très unie frappée tout à coup par le suicide du père. Jamais Hansen-Love ne tombe dans le pathos: elle nous montre comment la famille encaisse ce choc, comment elle va survivre à celui-ci et se donner les moyens de continuer à vivre coûte que coûte. Les acteurs sont tous parfaits, y compris les enfants criants de vérité. Le scénario évite quant à lui tous les clichés, toutes les facilités et Mia Hansen-Love parvient à nous toucher en plein coeur grâce à sa mise en scène toujours très juste. Malgré son très jeune âge, elle fait preuve d’une maturité hors du commun.

Un vrai coup de coeur, bravo!!!