CRITIQUE BLU-RAY: ANOTHER HAPPY DAY

LE FILM:

Lynn débarque chez ses parents pour le mariage de son fils aîné, Dylan. Elle est accompagnée de ses deux plus jeunes fils, Ben et Elliot. La propension de ce dernier à mélanger alcool, drogues et médicaments ne le prive pas d’une certaine lucidité sur la joie des réunions de famille. Et la réunion, de fait, est joyeuse : grands-parents réac, tantes médisantes, cousins irrémédiablement beauf.

Amateurs de franches rigolades s’abstenir! Le premier long métrage de Sam Levinson (le fils de Barry, réal de Rain Man entre autres) dresse un tableau de famille on ne peut plus désenchanté. Tous les membres de cette grande lignée gardent en eux diverses blessures et secrets touchant aux violences conjuguales, au manque d’amour maternel ou paternel, à la peur de mourir, etc… S’appuyant sur un scénario (écrit par lui-même) extrêmement travaillé, Levinson réussit l’exploit de ne pas nous perdre malgré une kyrielle de personnages sans jamais en négliger aucun. Et même si l’on peut lui reprocher parfois quelques problèmes de rythme, on ne peut que lui reconnaître de vrais talents de directeur d’acteur! Son casting, mélange de jeunes espoirs (le phénoménal Ezra Miller déjà vu dans « we need to talk about Kevin » ou Kate Bosworth) et d’anciennes gloires (Ellen Barkin géniale dans ce rôle de mère un peu dépassée, George Kennedy, Ellen Burstyn, ou Demi Moore) est époustouflant et l’émotion est souvent au rendez-vous de ce premier film très prometteur!

Même si l’image de ce Blu-ray est un peu en-deça de nos espérances avec un léger voile, la qualité de ce Blu-ray reste tout à fait honorable!

LES BONUS:

Outre une bande-annonce et une section de coupures de presse, on a droit à une courte interview du jeune Ezra Miller qui revient sur sa jeune carrière. On aurait espérer plus…

VERDICT:

Même si le Blu-ray lui même nous laisse un peu sur notre faim, le film est à voir absolument!

Disponible en DVD (16,90 euros) et Blu-ray (22,50 euros) chez Memento Films dès le 5 juin!

CRITIQUE: NOUVEAU DEPART

Père célibataire, Benjamin Mee a bien du mal à élever ses deux jeunes enfants. Espérant resserrer les liens familiaux, il décide de prendre un nouveau départ, plaque son travail et achète une vieille maison sur une immense propriété, qui a la particularité d’abriter un zoo délabré. Plusieurs dizaines d’animaux, ours, tigres et bien d’autres, vivent en effet au Rosemoor Animal Park, où la gardienne Kelly Foster et son équipe dévouée tentent de maintenir les installations tant bien que mal. Sans la moindre expérience, avec très peu de temps et d’argent, Benjamin Mee et les siens vont tout mettre en œuvre pour réhabiliter le zoo et vivre ainsi leur plus grande aventure…

Voilà un film qui ressemble à son affiche et c’est vraiment pas de bol! « Nouveau Départ », adaptation d’un best-seller intitulé « We Bought a Zoo », représente à peu près le pire que ce que le Cinéma ricain peut nous proposer. Dès les premières images on sent qu’on se lance dans une drôle de galère avec ce père, incarné par un Matt Damon empâté et affublé d’une coiffure improbable entre Big Jim et Jonathan Hart, qui tente de s’en sortir après la mort de sa femme entre son boulot et ses deux enfants, une jolie petite fille et un adolescent difficile (forcément!). Puis l’aventure démarre assez vite quand le père décide d’acheter un zoo délabré pour démarrer une nouvelle vie! Quand l’une des employées du zoo s’appelle Scarlett Johanson, on se dit que « tiens! Papa pourrait bien trouver une autre jolie maman pour ses enfants! » C’est l’un des enjeux (suspense!) du film! L’autre enjeu du film, c’est de savoir si Papa va réussir à se rapprocher de son rebelle de rejeton, puis si ce dernier va s’acoquiner avec l’autre ado (Elle Fanning). Et enfin, la petite famille et l’équipe du zoo arriveront-elles à accompli leur mission: redonner vie à ce parc pour y accueillir le public ?

 Et bien Cameron Crowe prend tout ça, mélange le tout avec beaucoup de guimauves, saupoudrée de tubes sirupeux dans les scènes où il faut pleurer (avec une icône en bas de l’écran qui vous invite à sortir un mouchoir!) et le parsème de climax du type « arriveront-ils à récupérer les serpent échappés ? » ou encore « parviendront-ils à réparer la serrure de la cage aux lions avant que l’inspecteur arrive ? »

La question est: comment Cameron Crowe, cinéaste pourtant honorable (Singles, Jerry Maguire ou encore l’excellentissime Presque Célèbre) et grand cinéphile qui a même pondu un livre d’entretiens avec Billy Wilder dont la renommée n’est plus à faire, a-t-il pu commettre un tel sommet de nullité ? Un conseil, si vous ne savez pas quoi faire un dimanche en famille, allez plutôt à Thoiry!