CRITIQUE: DU VENT DANS MES MOLLETS

Prise en sandwich entre des parents qui la gavent d’amour et de boulettes, Rachel, 9 ans, compte les minutes qui la séparent de la liberté. Jusqu’au jour où son chemin croise celui de l’intrépide Valérie.

Du vent dans les mollets lorsque l’on fait du vélo, c’est l’un de ces souvenirs d’enfance que l’on n’oublie jamais. C’est également le mode de séduction employé par Carine Tardieu pour plaire à ses spectateurs comme auparavant « Amélie Poulain » ou encore « le Skylab »! Que ce soit à coup de tubes de Kate Bush, de générique de Dallas ou encore à la vision d’objets cultes façon la Dictée Magique! Retrouver tous ces souvenirs est donc un régal pour le public qui a grandi dans les 80’s. Mais outre cet aspect très ludique, le film est surtout une chronique drôle et tendre sur l’enfance, la famille et le couple.

Et même si « Du Vent dans mes Mollets » n’a pas l’étoffe d’un très grand film, il séduit non seulement par sa faculté à replonger le spectateur dans une douce nostalgie mais bien sûr par son très bon casting que ce soit au niveau des parents (Agnès Jaoui et Denis Podalydès excellents) que des enfants (lumineuses Juliette Gombert et Anna Lemarchand). D’autre part, le film serrera le coeur des plus sensibles d’entre nous (non, pas moi bien sûr! hummm…)

LA NOTE: 7/10

 

CRITIQUE: MOONRISE KINGDOM

Sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté…

Après son film d’animation « Fantastic Mr Fox« , Wes Anderson reste dans le thème de l’enfance avec ce film, live cette fois, »Moonrise Kingdom », présenté en ouverture du Festival de Cannes. Dès les premières images, fabuleuse manière de présenter la famille Bishop à travers une visite de la maison toute en travellings, on reconnaît le style du cinéaste. Son goût pour les travellings latéraux, la symétrie de ses plans et son sens du détail sont cette fois au service d’un film tout à la gloire de l’enfance. Sam et Suzy fuient ici le monde des adultes, complètement morne, sclérosé, plein de règles pour goûter à l’aventure, l’insouciance et découvrir le premier Amour, celui pour lequel on est prêt à tout abandonner.

Non seulement le film d’Anderson est souvent drôle mais il est aussi émouvant et bourré de trouvailles qu’elles soient scénaristiques ou visuelles, comme par exemple cette scène où Sam fabrique des boucles d’oreille à Suzy avec des scarabées accrochés à des hameçons! Les deux jeunes comédiens, époustouflants, Jared Gilman et Kara Hayward sont entourés de guest, tous au diapason, Bill Murray, Frances McDormand, Bruce Willis, Edward Norton, Harvey Keitel, Jason Schwartzman…

« Moonrise Kingdom » est une vraie petite merveille extrêmement attachante qui pourrait bien décrocher quelque chose lors de ce Festival de Cannes sans que l’on puisse crier au scandale!