Critique: Joker

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Réalisation Todd Phillips
Scénario Todd Phillips
Scott Silver
Acteurs principaux
Sociétés de production DC Entertainment
Joint Effort
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller psychologique
Durée 122 minutes
Sortie 9 octobre 2019

Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société. 

Voilà un projet qui avait de quoi intriguer! Un film tiré de l’univers des comics, Batman plus précisément, réalisé par un tâcheron hollywoodien à  qui l’on doit les « Very Bad Trip » ou l’adaptation de « Starsky et Hutch », qui malgré tout récolte rien de moins que le Lion D’Or à Venise! Dès que le noir se fait, on sait qu’on est en face de quelque chose de spécial quand le logo de Warner version 70’s apparaît à l’écran, puis les premières images, granuleuses à souhait, qui sentent bon le vintage. Si le film de Todd Phillips est bien un prequel de Batman centré sur le personnage du Joker dont on apprend ici ses origines, « Joker » n’est pas un film de super héros et délaisse complètement le tout numérique. « Joker » est un film noir, poisseux, qui nous plonge dans la folie d’un homme, une fourmi écrasée par les pieds d’une société inégalitaire et cruelle envers les faibles. Arthur Fleck est un homme brisé, un laissé pour compte, handicapé par une maladie psy qui le marginalise un peu plus. Porté par un Joaquin Phoenix totalement hallucinant (Oscar en vue!), « Joker » est un film scorsesien en diable jusqu’au personnage de l’animateur TV incarné par De Niro qui n’est pas sans rappeler celui de « la Valse des Pantins ». Rien n’est à jeter dans ce film complètement à part dans le paysage hollywoodien actuel, mise en scène, photo, interprétation, force du propos! « Joker » est l’un des films majeurs de l’année et sans doute de la décennie!

5

Critique Dvd: Dirty Papy

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LE FILM:

0.5

Alors qu’il est sur le point d’épouser sans conviction la fille de son patron, Jason, un jeune avocat un peu coincé, se fait embarquer par son grand-père dans un road trip déjanté jusqu’en Floride pour le Spring Break. Personnage haut en couleur et totalement dévergondé, Dick est bien décidé à apprendre à son petit-fils ce que veut dire profiter de la vie…

De Niro, c’est quand même « Taxi Driver », « Voyage au bout de l’enfer », « Raging Bull », « Il était une fois en Amérique » et tant de chefs d’oeuvre qu’il a illuminés de sa classe et de son talent. Malheureusement, depuis son rôle dans « Jackie Brown » en 1997, soit presque 20 ans, il n’a occupé l’affiche que de nanars en tous genres, à de rares exceptions près. Ce « Dirty Papy » avec un tel titre, n’inspire pas grande confiance. Il s’avère que le résultat est à l’image de celui-ci et de l’affiche qui voit De Niro grimacer devant Zac Efron, nu sur la plage entouré de bouteilles! Durant 1h30, Dirty Papy emmène son petit fils en virée et tente de le faire changer d’avis sur son futur mariage en essayant de le dévergonder. Les deux acolytes vont surfer entre sexe, alcool et drogues en tous genres et multiplier les répliques et les gags en dessous de la ceinture. Si le film n’est absolument pas drôle, il arrive qu’on soit pris de quelques rires, voire de spasmes devant le pathétique de certaines situations dans lesquelles se retrouve l’un des plus grands acteurs de l’Histoire! Comment a-t-il pu tomber si bas? L’intrigue sentimentale déjà vue mille fois ne sauvera rien de ce naufrage total! On a perdu De Niro…

TECHNIQUE:

4

Rien à dire, c’est nickel!

BONUS:

Pas de bonus sur cette édition, ce qui n’est pas bien grave!

VERDICT:

0.5

Triste…

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Metropolitan Vidéo