Critique: Joker

4765874.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg

Réalisation Todd Phillips
Scénario Todd Phillips
Scott Silver
Acteurs principaux
Sociétés de production DC Entertainment
Joint Effort
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller psychologique
Durée 122 minutes
Sortie 9 octobre 2019

Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société. 

Voilà un projet qui avait de quoi intriguer! Un film tiré de l’univers des comics, Batman plus précisément, réalisé par un tâcheron hollywoodien à  qui l’on doit les « Very Bad Trip » ou l’adaptation de « Starsky et Hutch », qui malgré tout récolte rien de moins que le Lion D’Or à Venise! Dès que le noir se fait, on sait qu’on est en face de quelque chose de spécial quand le logo de Warner version 70’s apparaît à l’écran, puis les premières images, granuleuses à souhait, qui sentent bon le vintage. Si le film de Todd Phillips est bien un prequel de Batman centré sur le personnage du Joker dont on apprend ici ses origines, « Joker » n’est pas un film de super héros et délaisse complètement le tout numérique. « Joker » est un film noir, poisseux, qui nous plonge dans la folie d’un homme, une fourmi écrasée par les pieds d’une société inégalitaire et cruelle envers les faibles. Arthur Fleck est un homme brisé, un laissé pour compte, handicapé par une maladie psy qui le marginalise un peu plus. Porté par un Joaquin Phoenix totalement hallucinant (Oscar en vue!), « Joker » est un film scorsesien en diable jusqu’au personnage de l’animateur TV incarné par De Niro qui n’est pas sans rappeler celui de « la Valse des Pantins ». Rien n’est à jeter dans ce film complètement à part dans le paysage hollywoodien actuel, mise en scène, photo, interprétation, force du propos! « Joker » est l’un des films majeurs de l’année et sans doute de la décennie!

5

Publicités

Critique Dvd: Dirty Papy

61r+K4-nCgL._SL1000_.jpg

LE FILM:

0.5

Alors qu’il est sur le point d’épouser sans conviction la fille de son patron, Jason, un jeune avocat un peu coincé, se fait embarquer par son grand-père dans un road trip déjanté jusqu’en Floride pour le Spring Break. Personnage haut en couleur et totalement dévergondé, Dick est bien décidé à apprendre à son petit-fils ce que veut dire profiter de la vie…

De Niro, c’est quand même « Taxi Driver », « Voyage au bout de l’enfer », « Raging Bull », « Il était une fois en Amérique » et tant de chefs d’oeuvre qu’il a illuminés de sa classe et de son talent. Malheureusement, depuis son rôle dans « Jackie Brown » en 1997, soit presque 20 ans, il n’a occupé l’affiche que de nanars en tous genres, à de rares exceptions près. Ce « Dirty Papy » avec un tel titre, n’inspire pas grande confiance. Il s’avère que le résultat est à l’image de celui-ci et de l’affiche qui voit De Niro grimacer devant Zac Efron, nu sur la plage entouré de bouteilles! Durant 1h30, Dirty Papy emmène son petit fils en virée et tente de le faire changer d’avis sur son futur mariage en essayant de le dévergonder. Les deux acolytes vont surfer entre sexe, alcool et drogues en tous genres et multiplier les répliques et les gags en dessous de la ceinture. Si le film n’est absolument pas drôle, il arrive qu’on soit pris de quelques rires, voire de spasmes devant le pathétique de certaines situations dans lesquelles se retrouve l’un des plus grands acteurs de l’Histoire! Comment a-t-il pu tomber si bas? L’intrigue sentimentale déjà vue mille fois ne sauvera rien de ce naufrage total! On a perdu De Niro…

TECHNIQUE:

4

Rien à dire, c’est nickel!

BONUS:

Pas de bonus sur cette édition, ce qui n’est pas bien grave!

VERDICT:

0.5

Triste…

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Metropolitan Vidéo

Critique Bluray: Match Retour

51CzU4EvmsL

  • Réalisé par :
    Peter Segal
  • Avec :
    Sylvester Stallone, Robert De Niro, Kevin Hart…
  • Durée :
    1h53min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Grudge Match
  • Distributeur :
    Warner Bros

LE FILM: 5.5/10

Henry « Razor » Sharp et Billy « The Kid » McDonnen sont deux boxeurs de Pittsburgh propulsés sous le feu des projecteurs grâce à leur rivalité ancestrale. Chacun a eu l’occasion de battre son adversaire à l’époque de sa gloire, mais en 1983, alors qu’ils s’apprêtaient à disputer un troisième match décisif, Razor a soudain annoncé qu’il arrêtait la boxe : sans explication, il a ainsi brutalement mis fin à leur carrière à tous les deux. Trente ans plus tard, le promoteur de boxe Dante Slate Jr., y voyant une occasion de gagner beaucoup d’argent, leur fait une offre irrésistible : monter sur le ring pour obtenir leur revanche une bonne fois pour toutes.

L’argument du film est un peu de réunir le Jake la Motta de Raging Bull et Rocky Balboa dans un scénario qui n’est pas sans rappeler le dernier volet de la saga de Stallone. Certes le scénario ne vole pas bien haut et la conclusion est pleine de bons sentiments mais malgré tout, l’affrontement entre les deux icônes du cinéma US, Sylvester Stallone et Robert de Niro, réserve tout de même quelques bons moments, les deux acteurs s’affrontant les 3/4 du film verbalement et de façon assez réjouissante!

TECHNIQUE: 10/10

RAS, c’est parfait!

BONUS: 8/10

L’interactivité assez complète nous offre tout un tas de petites featurettes ainsi que des scènes coupées !

 

  • Le Taureau et l’Etalon
  • Sur le Ring avec Kevin Hart
  • Kevin Hart Non Censuré
  • Aux premières Loges avec Tyson & Holyfield
  • Coup pour Coup avec Larry Holmes avec une introduction de Peter Segal
  • Ouverture alternative avec une introduction de Peter Segal
  • Fins alternatives avec une introduction de Peter Segal
  • Scènes coupées :
    • KId vs Jabby avec une introduction de Peter Segal
    • Callahan Interactif avec une introduction de Peter Segal
    • La Friction avec une introduction de Peter Segal
    • Iron Mike et The Real Deal, avec une introduction de Peter Segal
    • La télé de Lightning avec une introduction de Peter Segal
    • L’Autographe de Razor

VERDICT: 6/10

Une belle édition pour un expendables de la boxe dispensable mais sympathique!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (16.99 euros) chez Warner Bros dès le 4 juin

 



Critique Bluray: la Valse des Pantins

81Oh4dw4d0L._SL1500_

 

  • Date de sortie :
     18 mai 1983
  • Réalisé par :
    Martin Scorsese
  • Avec :
    Robert De Niro, Jerry Lewis, Diahnne Abott…
  • Durée :
    1h49min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  1983
  • Titre original : The King of Comedy
  • Distributeur :
    COLINE DISTRIBUTION/FILMS DE LA ROCHELLE/LMD

LE FILM: 9/10

Rupert Pupkin rêve de devenir le nouveau roi du rire. Employé des télécommunications, il passe l’essentiel de son temps à répéter des numéros comiques et à traquer les célébrités pour compléter sa collection d’autographes. Un soir, il parvient à approcher son idole, Jerry Langford, un présentateur de talk-show humoristique qui lui suggère de contacter sa secrétaire. Le lendemain, Pupkin se présente au bureau de Langford, persuadé qu’il va passer à la télévision. Après s’être fait remercier plusieurs fois, Pupkin décide d’employer la manière forte et met au point un stratagème avec la complicité de Masha, une fan dérangée…

Si la Valse des Pantins a plus de 30 ans, le revoir aujourd’hui, alors que tout un chacun pense pouvoir devenir une star par le biais des « The Voice » et autres « Incroyable talent », prouve que non seulement le film n’a pas vieilli mais qu’il a acquis, plus que jamais, le statut de film majeur. Trois ans après Raging Bull, Scorsese convoque à nouveau son acteur fétiche Robert de Niro pour interpréter le rôle d’un illuminé persuadé d’être la nouvelle star du rire. Face à lui, c’est un Jerry Lewis aux antipodes des rôles qui ont fait sa renommée, tout en sobriété. Cette sobriété, Scorsese en fait également preuve dans sa mise en scène qui s’efface devant le jeu des deux acteurs, nous offrant l’une des satires de la célébrité les plus piquantes que le cinéma nous ait montré! Brillant!

TECHNIQUE: 8/10

Une copie quasiment parfaite malgré un grain bien présent! La VO est à préférer absolument à la VF!

BONUS: 10/10

Outre la bande-annonce, on trouve « En clôture du Tribeca Film Festival » : conversation avec Martin Scorsese, Robert De Niro et Jerry Lewis (2013 – HD – 30′), « Dans la tête de Rupert Pupkin » : Thelma Schoonmaker revient sur le tournage, les scènes coupées du film et l’importance de l’improvisation dans le travail des acteurs (HD – 39′), « Un tournage sensationnel : le making of de La valse des pantins » : retour sur le tournage du film avec les entretiens de Martin Scorsese et Sandra Bernhard (HD – 18′) et 8 scènes coupées (HD – 38′) !

VERDICT: 9.5/10

Un grand film dans une splendide édition!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 14 mai

 


CRITIQUE BLU-RAY: HAPPINESS THERAPY

81XSzMKzC6L__SL1500_LE FILM: 8/10

La vie réserve parfois quelques surprises… Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme à cause de son gros problème: il est bipolaire. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents à sa sortie de l’hôpital psychiatrique. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Deux ans après nous avoir parlé de famille avec l’excellent The Fighter, David O. Russell revient à un thème similaire mais un traitement différent, celui de la comédie romantique (romcom pour les initiés!).

Toutefois, il évite les lieux communs et donne un cachet très indé au film loin de l’image léchée de productions type Pretty Woman! Ici, l’apparence est très proche du documentaire avec beaucoup de caméra à l’épaule. La grande réussite du film tient en deux points: un scénario très bien écrit avec des dialogues percutants et surtout remarquablement équilibré et un casting absolument parfait ! Jusque là Bradley Cooper n’était qu’un beau gosse de plus dans des films daubesques; ici, c’est une révélation! Concernant Jennifer Lawrence, on la savait déjà excellente et elle confirme tout le bien qu’on pensait d’elle avec ce rôle qui lui permit de remporter un Oscar ô combien mérité. Quant au grand Bob de Niro, capable du meilleur comme du pire, il est ici époustouflant dans ce rôle de père bourré de tocs et obsédé par les paris sportifs.

Pour les amateurs de numéros d’acteurs, ce film est une bénédiction en plus d’être l’une des meilleures comédies romantiques depuis des lustres!

TECHNIQUE: 8/10

Rien à dire ici même si la photo du film au cachet très « indé » ne permet pas un réel apport HD.

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve ici différents modules comme celui sur les répétitions des scènes de danse et le plus intéressant, une interview de l’équipe du film d’où il ressort l’aspect autobiographique (le fils du réalisateur est bipolaire)! Autre point intéressant, une section de scènes coupées de plus de 20 minutes non dénuée d’intérêt!

VERDICT: 8/10

Un achat conseillé pour les amateurs de romcom!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez Studiocanal dès le 4 juin.

 


CRITIQUE: HAPPINESS THERAPY

Happiness-Therapy-Affiche

La vie réserve parfois quelques surprises…
Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme à cause de son gros problème: il est bipolaire. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents à sa sortie de l’hôpital psychiatrique.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Deux ans après nous avoir parlé de famille avec l’excellent The Fighter, David O. Russell revient à un thème similaire mais un traitement différent, celui de la comédie romantique (romcom pour les initiés!).

Toutefois, il évite les lieux communs et donne un cachet très indé au film loin de l’image léchée de productions type Pretty Woman! Ici, l’apparence est très proche du documentaire avec beaucoup de caméra à l’épaule. La grande réussite du film tient en deux points: un scénario très bien écrit avec des dialogues percutants et surtout remarquablement équilibré et un casting absolument parfait ! Jusque là Bradley Cooper n’était qu’un beau gosse de plus dans des films daubesques; ici, c’est une révélation! Concernant Jennifer Lawrence, on la savait déjà excellente et elle confirme tout le bien qu’on pensait d’elle. Quant au grand Bob de Niro, capable du meilleur comme du pire, il est ici époustouflant dans ce rôle de père bourré de tocs et obsédé par les paris sportifs.

Pour les amateurs de numéros d’acteurs, ce film est une bénédiction en plus d’être l’une des meilleures comédies romantiques depuis des lustres!
Ce pourrait bien être le hit de la prochaine cérémonie des Oscars!

NOTE:8/10
 

CRITIQUE BLU-RAY: MONSIEUR FLYNN

51oWg4aQKyL__SL500_

LE FILM: 7.5/10

Alors qu’il travaille dans un centre pour les sans-abris de Boston, Nick Flynn tombe sur son père, un escroc, poète à ses heures perdues. Alors qu’il est lui-même perdu dans sa vie, Nick doit lutter contre l’envie de renouer une fois de plus les liens avec son père…

Tiré du livre autobiographique de Nicholas Flynn, ce Monsieur Flynn passé complètement inaperçu lors de sa sortie en salles mérite toutefois le détour! Réalisé par Chris Weitz, réal un peu touche à tout (American Pie, Comme un garçon…), ce mélodrame familial s’avère une bonne surprise en grande partie grâce à son duo de comédiens, Paul Dano (toujours très sobre) et Robert de Niro qu’on n’avait point vu aussi bon depuis un certain temps! Toujours juste et souvent émouvante cette relation père-fils aurait vraiment mérité plus de considération! A voir!

TECHNIQUE: 9/10

Comme toujours chez Universal, c’est du très bon!

BONUS: 4/10

Seul bonus, un court making-of qui n’apporte pas grand chose!

VERDICT: 7.5/10

Un blu-ray à se procurer sans crainte!

Disponible en DVD (9,99 euros) et blu-ray (14,99 euros) chez Universal Pictures à partir du 5 février!