CRITIQUE BLU-RAY: RESTLESS

LE FILM:

Quand il ne discute pas avec le fantôme d’un jeune Kamikaze japonais de la seconde Guerre Mondiale, Enoch a une passion: assister aux enterrements d’inconnus. Lors d’une de ces cérémonies, il rencontre la jolie Annabel. Très vite, une relation s’installe entre les deux jeunes adultes mais pour combien de temps, Annabel étant condamnée par une tumeur au cerveau ?

La carrière de Gus Van Sant a une originalité qui tient à cette alternance entre films made in Hollywood (Will Hunting, A la rencontre de Forrester, Harvey Milk) et oeuvres un peu plus conceptuelles (Gerry, Elephant, Last days…). « Restless » se situe quelque part entre ces deux extrêmes. Van Sant nous offre une petite merveille de légèreté, chose surprenante compte tenu des thèmes traités, lourdement chargés niveau pathos! Les deux personnages grâce à leur vision très enfantine de l’existence arrivent à éviter tout apitoiement sur leur sort comme par miracle! Portés merveilleusement par Mia Wasikowska que l’on a déjà vue dans « Alice au Pays des Merveilles » et Henry Hopper, le fils de Dennis à la même intensité que son paternel, les personnages s’attirent et se complètent: lui, fasciné par la mort depuis le décès de ses parents, et elle assoiffée de vie depuis le diagnostic qui la condamne. Doux et léger comme une balade folk, le dernier film de Gus Van Sant est une vraie belle surprise à re(découvrir) dans un Blu-ray aux belles qualités techniques!

LES BONUS:

On trouve sur ce Blu-ray un surprenant montage du film dans une version muette,  quelques scènes coupées dignes d’intérêt et des featurettes quant à elles à l’intérêt relatf!

VERDICT:

Une des jolies surprises de 2011 dans un Blu-ray recommandable!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez SPHE



CRITIQUE: ZARAFA

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X.
Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie.
Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…

Voir le nom de Rémi Bezançon au générique de ce film d’animation est une surprise puisqu’on lui doit jusque là des films Live comme « ma vie en l’air », « le premier jour du reste de ta vie » ou encore « un heureux évènement« . Fondé dur des faits réels, « Zarafa » aborde des thèmes ô combien difficiles pour un film pour enfants: le racisme, l’esclavage, le colonialisme, la protection des animaux… Pour les traîter, Bezançon s’appuie sur le dessin animé traditionnel (2 D) avec une qualité esthétique rare dont le style fait immanquablement penser aux oeuvres de Michel Ocelot (Kirikou) ou Sylvain Chomet (les Triplettes de Belleville). Traîté à la façon d’un conte africain, le récit prend son temps, chose rare de nos jours où la plupart des films d’animation privilégient le rythme et l’action à la contemplation!

« Zarafa » est vraiment une très belle réussite qui serait peut-être l’occasion pour Bezançon de laisser de côté le Cinéma pour adultes!