CRITIQUE DVD: FARC

LE FILM:

Angel a commis des crimes impardonnables. Pour protéger son peuple, le gouvernement colombien lui a offert un nouveau départ : Angel a rendu les armes et a été amnistié. C’est alors qu’une de ses anciennes victimes kidnappe sa fille et lui donne 72 heures pour éliminer les membres de son ancienne unité. Piégé, celui qu’on surnomme « le Diable » va tout mettre en œuvre pour sauver sa fille…

Voici un film qui sort directement en video chez nous et dont je n’attendais pas grand chose. Petit film colombien réalisé par le jeune Juan Orozco, « Farc », dont le titre est une très mauvaise traduction de « Saluda al diablo de mi parte » est un polar nerveux d’une efficacité remarquable. Assez court (85 mins), le film nous plonge dans l’action très rapidement pour ne plus nous lâcher jusqu’à un final surprenant! Le film a de surcroît l’originalité de nous faire suivre un personnage principal incarné par le bouillant Edgar Ramirez (« Carlos ») aussi pourri que ses ennemis et cette absence de manichéisme rajoute à l’intérêt du film qui, en plus, se permet une charge contre la politique colombienne vis-à-vis des FARC. A découvrir dans un très bon DVD!

LES BONUS:

Outre les bandes annonces traditionnelles, on trouve une petite featurette sans aucun intérêt et un journal de bord (20 mins) assez complet.

CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DVD

Format image

: 2.35, 16/9eme comp. 4/3

Format son: Espagnol Dolby Digital 5.1, Français DTS 5.1 & Dolby Digital 2.0

Sous-titres: Français

Durée: 1h27

VERDICT:

Un excellent polar à découvrir!

Disponible en DVD (19,99 euros) et Blu-ray (24,99 euros) chez Wild Side Video dès le 4 avril

CRITIQUE: LE TERRITOIRE DES LOUPS

Comme beaucoup de ceux qui choisissent de vivre au fin fond de l’Alaska, John Ottway a quelque chose à fuir. De sa vie d’avant, il garde le souvenir d’une femme, une photo qu’il tient toujours contre lui, et beaucoup de regrets.
Désormais, il travaille pour une compagnie pétrolière et protège les employés des forages contre les attaques des animaux sauvages.
Lorsque le vol vers Anchorage qu’il prend avec ses collègues s’écrase dans l’immensité du Grand Nord, les rares survivants savent qu’ils n’ont que peu de chances de s’en sortir. Personne ne les trouvera et les loups les ont déjà repérés. Ottway est convaincu que le salut est dans le mouvement et que la forêt offrira un meilleur abri. Mais tous ses compagnons d’infortune ne sont pas de son avis et aux dangers que la nature impose, s’ajoutent les tensions et les erreurs des hommes…

Après deux honorables « Narc » et « Mise à prix » et une bouse (« l’Agence tous risques »), que pouvait-on attendre d’un énième survival ? Et bien tout en étant très proche de films comme « Délivrance » ou « les Chemins de la liberté », « le Territoire des loups » trouve très vite un ton particulier. On y découvre un personnage brisé (il contemple régulièrement une lettre et la photo de sa femme!) au métier étrange: il chasse les loups pour protéger ses collègues. Puis, très vite, après une scène de crash habilement réalisée, le spectateur est plongé en plein coeur de ses peurs primales. Comment réagirions-nous en plein milieu de l’Alaska, dans le froid, cernés par les loups ?

Grâce à une mise en scène ultra-efficace, Carnahan nous tient en haleine pendant 1h45, et ce, même si la psychologie des personnages reste un peu sommaire! Une très grosse surprise!