CRITIQUE: LE TERRITOIRE DES LOUPS

Comme beaucoup de ceux qui choisissent de vivre au fin fond de l’Alaska, John Ottway a quelque chose à fuir. De sa vie d’avant, il garde le souvenir d’une femme, une photo qu’il tient toujours contre lui, et beaucoup de regrets.
Désormais, il travaille pour une compagnie pétrolière et protège les employés des forages contre les attaques des animaux sauvages.
Lorsque le vol vers Anchorage qu’il prend avec ses collègues s’écrase dans l’immensité du Grand Nord, les rares survivants savent qu’ils n’ont que peu de chances de s’en sortir. Personne ne les trouvera et les loups les ont déjà repérés. Ottway est convaincu que le salut est dans le mouvement et que la forêt offrira un meilleur abri. Mais tous ses compagnons d’infortune ne sont pas de son avis et aux dangers que la nature impose, s’ajoutent les tensions et les erreurs des hommes…

Après deux honorables « Narc » et « Mise à prix » et une bouse (« l’Agence tous risques »), que pouvait-on attendre d’un énième survival ? Et bien tout en étant très proche de films comme « Délivrance » ou « les Chemins de la liberté », « le Territoire des loups » trouve très vite un ton particulier. On y découvre un personnage brisé (il contemple régulièrement une lettre et la photo de sa femme!) au métier étrange: il chasse les loups pour protéger ses collègues. Puis, très vite, après une scène de crash habilement réalisée, le spectateur est plongé en plein coeur de ses peurs primales. Comment réagirions-nous en plein milieu de l’Alaska, dans le froid, cernés par les loups ?

Grâce à une mise en scène ultra-efficace, Carnahan nous tient en haleine pendant 1h45, et ce, même si la psychologie des personnages reste un peu sommaire! Une très grosse surprise!