CRITIQUE BLU-RAY: CENT MILLE DOLLARS AU SOLEIL

LE FILM: 8,5/10

Sahara, 1963. Rocco, chauffeur expérimenté, fauche avec sa fiancée Pepa un  camion flambant neuf et son mystérieux chargement, dont la livraison doit  rapporter 100000 $. Son employeur, le douteux Castiglione dit « la betterave »,  charge un autre chauffeur, Marec dit « Plouc », de les rattraper…

Cent Mille Dollars au Soleil, ou comment le Cinéma français traditionnel tutoie les grandes épopées hollywoodiennes! A travers cette histoire de poursuite en camion dans le désert marocain, Henri Verneuil rend clairement hommage au western américain. Quand « Plouc » (Lino Ventura) accepte de partir à la poursuite de Rocco (Belmondo), voleur d’une cargaison précieuse, ce sont deux cowboys dont les chevaux sont deux poids lourds. Reposant essentiellement sur son duo d’interprètes et sur les dialogues d’Audiard, le film n’en oublie pas pour autant l’esthétique avec un format large qui magnifie les paysages désertiques dans un somptueux noir et blanc! Du grand divertissement à la Française à redécouvrir dans une copie époustouflante!

LES BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve un passionnant « journal de bord » du tournage par Claude Pinoteau (14 mins) agrémenté de quelques images d’archives intéressantes, une interview du même Claude Pinoteau sur Audiard, un montage sur l’amitié chez Audiard et un petit lexique très ludique sur certains mots d’argot présents dans le film!

VERDICT: 8,5/10

Du grand Cinéma Français dans des conditions optimales!

Disponible en DVD (16.99 euros) et Bluray (19,99 euros) chez Gaumont Video dès le 22 août!

 


CRITIQUE: THE DARK KNIGHT RISES

Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S’accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l’arsenal de lois répressif initié par Dent.
Mais c’est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l’arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l’exil qu’il s’est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n’est peut-être plus de taille à affronter Bane…

Comme l’indique l’accroche de l’affiche française, « la légende s’achève », « The Dark Knight Rises », troisième volet des aventures de Batman réalisé par Christopher Nolan est là pour boucler la boucle. Toujours situé dans cette espèce de réalité parallèle plutôt que dans le fantastique plus burtonien, ce troisième volet aborde même quelques thèmes d’actualité comme la crise financière et fait de Bane le leader des Indignés! D’un noir crépusculaire et d’un pessimisme sans limite, ce dernier opus place Batman comme seul recours pour sauver Gotham des hommes politiques, uniquement motivés par l’argent, et de l’injustice. Après une mise en place d’une quarantaine de minutes pendant lesquelles Bruce Wayne vit reclus, ayant mis son costume de chauve-souris dans la naphtaline, et le mal s’installe par l’intermédiaire du démoniaque Bane, l’affrontement peut enfin démarrer!

On retrouve la plupart des personnages des précédents volets ainsi que quelques nouveaux dont Catwoman, avec une magnifique Anne Hathaway, qui apporte la seule dose d’humour du film, et Miranda, incarnée par la Frenchie Marion Cotillard, qui s’en sort plus que bien, n’en déplaise aux aigris de tous bords qui ne ratent aucune occasion de lui tomber dessus ! Et bien sûr le méchant Bane auquel Tom Hardy apporte par la seule force de son regard (le reste est caché par un masque!), absolument terrifiant!

Même si chaque opus nolannien est une oeuvre à part entière, plus (Dark Knight) ou moins (Batman Begins) réussie, ce troisième épisode met en lumière une vraie cohérence tant un véritable puzzle semble s’assembler au fil du film. Brillamment mis en scène ce TDKR est un blockbuster d’une ampleur et d’une beauté rares, bourré de surprises (le twist final est renversant!) et terriblement enthousiasmant! Dommage que ça s’arrête!