CRITIQUE DVD: THE KILLER ELITE

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LE FILM: 7.5/10

Tueurs d’élite redoutables, Mike Locen et George Hansen sont parmi les meilleurs et ne ratent jamais leur coup. Ils travaillent pour une organisation privée qui travaille secrètement pour le compte de la CIA. Mais lors d’une mission, Mike est trahi par son meilleur ami. Gravement blessé, il décide de se venger et entame une guerre sans merci !…

Alors que « Apportez moi la tête d’Alfredo Garcia » est un cuisant échec au box-office, Peckinpah accepte de réaliser ce film en se pliant aux exigences du producteur, entre autres limiter les scènes de violence, engager l’actrice Tania Alexandra au talent discutable mais compagne du producteur et enfin réaliser des scènes d’arts martiaux pour surfer sur la vague des films de Bruce Lee. Tout ceci fait que ce Killer Elite est un film complètement atypique dans la carrière de Peckinpah.

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On y retrouve tout de même tout le cynisme du cinéaste dans sa description du milieu des services secrets. Nul sentiment ne dicte les actions des personnages, uniquement l’appât du gain. Malgré quelques longueurs, The Killer Elite, tout en étant un film mineur dans la carrière de Peckinpah, se regarde avec un certain plaisir notamment grâce à son casting composé de James Caan, Robert Duvall, Bo Hopkins et l’excellent Burt Young (Paulie dans les Rocky)!

TECHNIQUE: 9/10

Excellente copie que celle de ce film que ce soit pour la version courte ou la version longue!

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, le matériel promo et des spots tv et radio, on trouve un excellent documentaire sur le film avec des interventions de collaborateurs dont Bo Hopkins!

VERDICT: 8/10

Un film mineur dans la carrière de Peckinpah mais à découvrir tout de même!

Disponible en double DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez Wild Side Video dès le 6 février.

 

CRITIQUE: THE IMPOSSIBLE

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L’histoire d’une famille prise dans une des plus terribles catastrophes naturelles récentes. The Impossible raconte comment un couple et leurs enfants en vacances en Thaïlande sont séparés par le tsunami du 26 décembre 2004. Au milieu de centaines de milliers d’autres personnes, ils vont tenter de survivre et de se retrouver. D’après une histoire vraie.

Cinq ans après l’excellent « l’Orphelinat« , Juan Antonio Bayona choisit pour son second film de délaisser le fantastique pour s’intéresser au tsunami de 2004 et en particulier à l’histoire de la famille de Maria Belon dont le mari, la femme et les trois enfants finirent tous par se retrouver miraculeusement! Expédiant manu militari en moins de 10 minutes l’arrivée de la famille et ses deux premiers jours de vacances en Thaïlande, Bayona nous plonge (sans jeu de mots!) dans la catstrophe avec une scène de tsunami qui dépasse tout ce qu’on a pu voir à ce jour au cinéma en terme de catastrophe. La maîtrise cinématographique du jeune cinéaste espagnol est vraiment impressionnante tant il travaille à merveille l’outil visuel mais aussi sonore, posant ainsi les bases de ce que sera son film jusqu’à la fin: une expérience physique. En ne s’attardant pas sur une présentation trop longue de la famille et en évitant d’étirer un suspense inutile comme souvent dans le cinéma catastrophe (la Tour Infernale, tremblement de terre…), puis en n’épargnant aucune étape du chemin de croix de ses protagonistes, il prend le spectateur aux tripes pour lui faire ressentir l’apocalypse qu’ils ont vécu.

Outre la scène du tsunami, Bayona prouve tout son talent dans une scène de chassé-croisé dans un hôpital, miracle de mise en scène et de montage! La réussite du film doit beaucoup à ses comédiens dont une Naomi Watts absolument parfaite ainsi que Ewan MacGregor et le jeune Tom Holland.

Même si l’on peut reprocher au film un léger abus de violons sur la fin, cela n’enlève en rien aux qualités du film qui pose Bayona comme l’un des cinéastes espagnols les plus doués de sa génération.

note: 8/10