Critique Dvd: Coby

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LE FILM:

4.5

Dans un village au coeur du Middle-West américain, Suzanna, 23 ans, change de sexe. Elle devient un garçon : Coby. Cette transformation bouleverse la vie de tous ceux qui l’aiment. Une métamorphose s’opère alors sous le regard lumineux et inattendu du réalisateur.

A quelques jours de la sortie de « Girl » de Lukas Dhont, il est intéressant de se plonger dans ce documentaire sur l’itinéraire d’un transgenre. Le réalisateur filme ici son demi-frère, né dans un corps de fille, Suzanna. Loin d’un reality show, « Coby » suit non pas tout le parcours de Suzanna mais la fin de sa transformation, donnant la parole aussi bien aux parents qu’à la petite amie, parfaits soutiens dans cette métamorphose. Ce documentaire, loin de tout voyeurisme et sensationnalisme donne à réfléchir et transforme immanquablement le spectateur. Indispensable!

TECHNIQUE:

4.5

Rien à dire, c’est parfait pour le support.

BONUS:

4.5

On trouve ici un entretien avec le réalisateur et Coby, des scènes coupées, une bio du réalisateur et une galerie photos.

VERDICT:

Un documentaire indispensable!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez EPICENTRE FILMS

Critique: I Feel Good

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Réalisation Gustave Kervern
Benoît Delépine
Scénario Gustave Kervern
Benoît Delépine
Sociétés de production JD Prod
No Money Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie
Sortie 26 septembre 2018

Monique dirige une communauté Emmaüs près de Pau. Après plusieurs années d’absence, elle voit débarquer son frère, Jacques, un bon à rien qui n’a qu’une obsession : trouver l’idée qui le rendra riche. Plus que des retrouvailles familiales, ce sont deux visions du monde qui s’affrontent.

Sixième film du duo Kervern/Delépine, « I feel Good » nous plonge dans la vie de Jacques, un hurluberlu qui cherche depuis 40 ans l’idée géniale qui le rendrait riche, à la manière de l’inventeur du Rubick’s Cube ou des séries américaines! Ce qu’il veut surtout,ce n’est pas travailler mais faire travailler les autres et aussi « qu’on le vouvoie ». Quand il rejoint Monique sa soeur, à la tête d’une communauté Emmaüs, c’est un choc pour lui et une révélation. Il réalise que ceux qui réussissent sont souvent des gens beaux et tient alors son idée géniale: rendre beaux les pauvres, à bas prix. Si le cinéma de Kervern/Delépine a l’air souvent un peu foutraque, « I feel good » est le plus formellement abouti, avec des plans vraiment travaillés et un remarquable travail sur l’image. Si le pur burlesque est souvent de mise, l’humour grolandais est bien présent avec une forte coloration politique. Cette fable socio-économique est un hymne aux « sans dents » qui détonne dans le paysage de la comédie française et le duo Dujardin/Moreau fonctionne parfaitement. La star française confirme son attirance pour les projets ambitieux et en marge et donne une vraie valeur ajoutée à l’un des films français de l’année!

4.5