CRITIQUE: UNE JOURNEE A ROME

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Une nouvelle journée commence à Rome, la ville éternelle.
Gina et Marco ont 19 et 20 ans et sont portés par l’exubérance de la jeunesse.
Gina rêve d’entrer dans le monde du spectacle et doit rencontrer un homme politique influent qui pourrait lui ouvrir des portes.
Marco l’accompagne au volant de sa berline noire, c’est son premier jour de travail.
De la banlieue vers le centre historique de la ville, ils vont apprendre à se connaître, tomber amoureux, et vont ainsi basculer, peut-être un peu trop tôt et sans en avoir conscience, dans le monde des adultes.

La comédie romantique est un genre ultra-balisé dans lequel seuls comptent les amoureux et les obstacles souvent nombreux sur la route de leur amour! Souvent ça ne va pas plus loin et la toile de fond n’est pas la première préoccupation! Avec une Journée à Rome, le huitième film de Francesca Comencini, c’est un bien un film plein de légèreté mais qui n’oublie pas de situer ses protagonistes dans leur époque. Gina et Marco sont jeunes et veulent faire quelque chose de leur vie mais la crise est là. Sans « piston », il est difficile de trouver un emploi, surtout si l’on veut faire de la télévision! Si l’on ne connaît pas un politicien, c’est compliqué! La réalisatrice évite aussi le piège de vouloir montrer deux personnages que tout oppose: ici Gina et Marco viennent du même monde; ils n’ont juste pas les mêmes rêves…

Construit comme un road movie le temps d’une journée, « une Journée à Rome » est à la fois une balade et une ballade très attachante grâce à un scénario très bien écrit et un couple de comédiens, Filippo Scicchitano et Giulia Valentini, au charme ravageur! Une heure vingt de vrai plaisir!

NOTE: 7.5/10

Sortie le 17 août

 

CRITIQUE: NE QUELQUE PART

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Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France…

Malgré une affiche assez rebutante tant elle respire la comédie cheap aux accents exotiques, Né Quelque Part va pourtant un peu plus loin que ça! Plus que la comédie pleine de clichés sur le choc des cultures vers laquelle le film aurait plus se diriger dangereusement, le film de Mohamed Hamidi tend plutôt vers la chronique pleine de tendresse, mâtinée d’un humour léger et salvateur.

Tout en abordant des thèmes comme la recherche des origines, l’intégration ou la transmission, le film se déroule sans temps mort, porté par des comédiens tous très attachants. Ceux qui n’iraient voir le film que pour Jamel seront déçus; son rôle est loin d’être le premier! Pétri de bons sentiments Né Quelque Part est loin d’être inoubliable mais a le mérite de nous faire passer un bon moment sans recourir à la gaudriole dont le cinéma français semble se faire le spécialiste!

NOTE: 6/10