CRITIQUE : LES TEMPS MODERNES

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LE FILM: 10/10

Charlot devient employé dans une usine. Mais très vite aliéné par les conditions du travail à la chaîne, il se retrouve sans travail, puis en prison. A sa sortie, il fait la connaissance d’une gamine orpheline et recherchée par la police. L’homme et la jeune fille s’allient pour affronter ensemble les difficultés de la vie.

Dernière apparition du personnage de Charlot à l’écran, les Temps Modernes est sans doute le plus grand film de Charles Chaplin. Virulente critique contre une société industrielle qui ne respecte pas l’individu, le film est également une succession de scènes cultes: le passage de Charlot dans les engrenages de la machine, l’essai de la machine destinée à nourrir les ouvriers sans qu’ils cessent le travail, le drapeau ramassé par Charlot qui le fait passer pour le leader des manifestations, la scène du patinage dans le grand magasin, etc… Et il y a bien sûr la si émouvante histoire d’amour avec le personnage interprété par Paulette Goddard!

Bourré d’idées de gags et de mise en scène, les Temps Modernes est aussi le premier film où l’on entend la voix de Charlot; ironie du sort, c’est dans un charabia incompréhensible qu’il chante une chanson inspirée de Titine!

Le plus formidable avec les Temps Modernes, comme avec tous les films de Chaplin d’ailleurs, c’est leur aspect intemporel, non seulement sur le fond mais sur la forme toujours apte à séduire tous les publics, même les plus jeunes.

 

CRITIQUE BLU-RAY: GUN CRAZY

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LE FILM: 9/10

Bart a toujours été fasciné par les armes à feu. De retour dans sa ville natale après avoir passé des années éloigné de sa famille, il rencontre Laurie, tireuse d’élite vedette d’un spectacle de fête foraine, et en tombe fou amoureux. Mais, bien décidée à vivre dans l’aisance, Laurie va entraîner Bart dans une série de braquages de plus en plus audacieux..

Si le coffret arbore un énigmatique « un film de Joseph Lewis ? », ce n’est ni une faute de frappe ni un hasard! Ce point d’interrogation signifie que la réussite du film est dûe, certes à Joseph H. Lewis mais à beaucoup d’autres personnes: à MacKinlay Kantor, l’auteur de la nouvelle; aux frères King, anciens mafieux reconvertis dans la production de films de gangsters, tombés sous le charme de cette histoire; à Dalton Trumbo, célèbre scénariste blacklisté qui a adapté l’oeuvre; John Dall et Peggy Cummins, les deux interprètes principaux; et bien sûr Russell Harlan pour sa magnifique photo!

L’absence de moyens sur ce film a poussé Joseph H.Lewis a faire preuve d’inventivité et c’est sans doute ça qui contribue à faire de ce film un petit chef d’oeuvre: les nombreux plans séquences dont le casse filmé de l’arrière de la voiture, le brouillard final destiné à cacher le manque de figurants…

Et bien sûr le sex-appeal de la formidable Peggy Cummins!

TECHNIQUE: 10/10

Des restaurations comme celle-ci, ça tient du miracle! Splendide!

BONUS: 10/10

« Peggy Cummins : à bout portant » : entretien avec l’actrice (25′), « Russ Tamblyn : enfant de la balle » : entretien avec l’acteur (27′), Entretien avec Joseph H. Lewis (1′), Analyse d’une séquence par Joseph H. Lewis (2’30 »).

Outre ces bonus, on trouve évidemment le superbe livre d’Eddie Muller, spécialiste du film noir, aussi passionnant que richement illustré!

VERDICT: 9.5/10

Tout comme la Nuit du Chasseur, un « Big Combo » aussi beau qu’indispensable!

Disponible en coffret livre+ dvd+ bluray (59.99 euros) chez Wild Side Vidéo