Critique: Opération Diabolique

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  • Date de sortie :
     22 février 1967
  • Réalisé par :
    John Frankenheimer
  • Avec :
    Rock HUDSON, Salome JEAN, John RANDOLPH…
  • Durée :
    1h47min
  • Pays de production :
     Etats-Unis
  • Année de production :  1966
  • Titre original : SECONDS
  • Distributeur :
    PARAMOUNT

Arthur Hamilton, un banquier quinquagénaire, est lassé de la vie qu’il mène. Il est contacté par une mystérieuse organisation qui lui propose de changer d’identité. Après sa disparition, maquillée en suicide, il subit une opération chirurgicale. C’est ainsi qu’il débute sa carrière de peintre sur la côte californienne, sous le nom de Tony Wilson. Il habite une belle maison à Malibu et emploie un valet de chambre qui veille à tout. Il ne tarde pas à séduire Nora, sa ravissante voisine. Un soir, sous l’effet de l’alcool, il livre son secret. La société qui a orchestré son changement de vie souhaite alors le retrouver pour l’éliminer…

Dans sa période faste, entre 1962 et 1968, John Frankenheimer réalisa quelques films notables comme « le Prisonnier d’Alcatraz », « Un crime dans la tête », « Sept jours en mai », « le Train » ou encore « Grand Prix » puis il mit en scène Opération Diabolique en 1966 qui ne rencontra pas le succès critique ou public. Pourtant le film intitulé Seconds en vo est assez réussi!

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Cette histoire de science-fiction qu’on pourrait croire issue de la Quatrième Dimension, variation du mythe de Faust, voit un homme s’en remettre à une mystérieuse organisation qui propose de lui donner une nouvelle vie. Mis en scène avec brio et bénéficiant d’une superbe photo, avec ses déformations d’images et ses gros plans et cette magnifique BO de Jerry Goldsmith, Opération Diabolique est un petit bijou d’angoisse et de paranoïa. Mise à part une légère baisse de rythme en milieu de film, avec notamment une scène d’orgie dans le raisin inutilement longue, le film tient son pari de divertir et de proposer une réflexion sur la vie pour s’achever sur un final choc! A découvrir… Avis aux éditeurs!

NOTE: 8/10

 

Critique: Tel Père Tel Fils

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  • Réalisé par :
    Hirokazu Kore-Eda
  • Avec :
    Masaharu Fukuyama, Machiko Ono, Yoko MAKI…
  • Durée :
    2h
  • Pays de production :
     Japon
  • Année de production :  2013
  • Titre original : Soshite chichi ni naru
  • Distributeur :
    Le Pacte

Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

Prix du jury au dernier Festival de Cannes, le dernier film de Kore-Eda a tellement séduit le président Steven Spielberg qu’il en a acheté les droits en vue d’en produire un remake! Le cinéaste japonais s’intéresse à nouveau à la famille et à l’enfance à travers cette fois une réflexion sur la filiation. Si le sujet n’est pas sans rappeler le film d’Etienne Chatiliez, « la Vie est un long fleuve tranquille », Kore-Eda ne se livre pas ici à une satire sociale mais nous interroge sur ce qui constitue le fait d’être parent à travers une question: les liens du sang sont-ils les plus forts ?

Sans jamais flirter avec le pathos, Tel Père Tel Fils navigue sans cesse entre légèreté et humour, et une émotion qui vous étreint à plusieurs reprises. Si Ryoata paraît antipathique, uniquement guidé par la réussite professionnelle, presque soulagé d’apprendre que cet enfant trop doux n’est pas le sien, il dévoilera ses failles et comprendra que devenir père n’est pas inné.

Un très beau film mis en scène avec pudeur et néanmoins plein d’émotion!

NOTE: 9.5/10