Critique Dvd: Dolls les Poupées

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  • Date de sortie :
    18 mars 1987
  • Réalisé par :
    Stuart Gordon
  • Avec :
    Stephen LEE, Carrie LORRAINE, Guy ROLFE…
  • Durée :
    1h18min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  1986
  • Titre original : DOLLS
  • Distributeur :
    EUROGROUP

LE FILM:

3

 

Alors que se déclenche un violent orage, les Bower et leur fille Judy trouvent refuge dans le manoir isolé de Gabriel et Hilary Hartwicke, un vieux couple à première vue paisible et accueillant. Bientôt rejoints par deux adolescentes rebelles et un jeune homme, ils découvrent que, dans chaque pièce ou presque, leurs hôtes accumulent poupées, marionnettes, polichinelles et soldats de bois. Des jouets certes, mais pas vraiment inanimés. Ils sont même vivants et se montrent particulièrement cruels envers ceux qui nont pas su converser leur âme denfant. Il semble que ce soit le cas de tous, ou presque.

Si, lorsque l’on parle de poupée meurtrière, c’est Chucky qui vient tout de suite à l’esprit; pourtant,  un an avant sortait le film de Stuart Gordon, Dolls. Hommage aux films d’horreur de l’âge d’or, Dolls situe son action dans un manoir tenu par un couple des plus inquiétants. Entourés de poupées, les visiteurs qui ont perdu leur âme d’enfant pourraient y perdre aussi la vie. Si le film de Gordon n’atteint pas des sommets d’angoisse, son côté vintage et artisanal est des plus séduisants; loin des effets spéciaux modernes, le film fait la place au stop motion (animation image par image) pour l’animation des poupées. Une petite pincée de gore vient agrémenter le tout pour un petit film d’horreur bien sympathique!

TECHNIQUE:

4

 

La copie restaurée proposée ici fait le boulot, aucun défaut notable n’étant à relever. Les pistes sonores en stéréo tiennent la route avec un avantage pour la VO.

BONUS:

3

 

Outre la bande annonce et une galerie photos, on trouve une présentation du film par Linda Tahir qui semble lire un peu son texte!

VERDICT:

3

 

Un film d’horreur à l’ancienne à (re)découvrir

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Sidonis


Critique: Whiplash

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  • Date de sortie :
    24 décembre 2014
  • Réalisé par :
    Damien Chazelle
  • Avec :
    Miles Teller, J. K. Simmons, Melissa Benoist…
  • Durée :
    1h45min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Whiplash
  • Distributeur :
    Ad Vitam

Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence…

Véritable bête à concours, le second film de Damien Chazelle qui truste toutes les récompenses partout où il passe, n’a pourtant pas eu la tâche facile! Le jeune réalisateur ne parvenant pas à réunir les fonds dut en faire d’abord un court métrage. Devant l’accueil réservé à celui-ci, il put enfin réunir la somme nécessaire pour en faire un long.

Whiplash est donc ce film, savant croisement entre « Black Swan » et « Full Metal Jacket »; Si la souffrance comme étape indispensable à l’excellence est le point commun avec le film d’Aronofsky, le personnage de Terence Fletcher, le professeur de musique, n’est pas sans rappeler celui de l’instructeur Hartman dans le chef d’oeuvre de Kubrick, insultant et humiliant sans cesse ses élèves. Si le sujet aurait pu donner lieu à un film musical classique, Chazelle préfère un récit sec et pas forcément aimable et surtout refuse tout manichéisme. Si Fletcher a tout d’une pourriture, appuyant sans cesse là où ça fait mal, le jeune Andrew n’a pas peur de se compromettre pour arriver à ses fins. La relation entre le maître et l’élève contient également son lot d’ambiguité, le jeune batteur éprouvant pour son mentor à la fois haine et admiration. Magistralement interprété par Miles Teller qu’on avant découvert dans « the Spectacular Now » et JK Simmons, qui trouve enfin un rôle à sa mesure, Whiplash frappe surtout par sa mise en scène incroyablement maîtrisée et son montage diabolique! En point d’orgue, un final qui vous laisse sur les genoux! Du grand Cinéma indé!

4.5