Effervescence sur la planète Terre. Les petits bonshommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d’atterrir dans leurs rutilantes soucoupes. La fièvre des grands jours s’empare de l’Amerique dans une comédie de science-fiction nostalgique des années cinquante.
Alors que le nanar d’Emmerich, « Independence Day » est sorti quelques mois avant et a explosé les compteurs au Box office, Tim Burton, au top de sa forme après notamment les deux Batman, Edward aux Mains d’argent et Ed Wood, s’empare grosso modo du même sujet pour un résultat autrement plus emballant! A travers l’invasion de la planète par des Martiens plutôt vindicatifs, Burton rend hommage aux films d’extra-terrestres des années 50 et leur côté kitsch, notamment à « Plan 9 from outer space » de son idole Ed Wood. Contrairement à Emmerich, pas de patriotisme exacerbé ici mais à l’inverse une satire grinçante qui n’épargne personne: les va t’en guerre, les pacifistes, les médias, les ploucs ou encore la first Lady (Glenn Close impayable en potiche présidentielle!). De toute la filmo de Burton, c’est sans doute le film dans lequel le cinéaste se lache le plus dans un humour complètement décalé et absurde! Avec lui, un casting hallucinant, de Nicholson en Président ( et dans un autre rôle de crapule texane!) à Tom Jones dans son propre rôle en passant par Pierce Brosnan à Danny de Vito et l’une des bandes originales les plus réussies de Danny Elfman! A voir et revoir sans modération!
La première semaine de Benoit dans son nouveau collège ne se passe pas comme il l’aurait espéré. Il est malmené par la bande de Charles, des garçons populaires, et les seuls élèves à l’accueillir avec bienveillance sont des « ringards ». Heureusement, il y a Johanna, jolie suédoise avec qui Benoit se lie d’amitié et tombe sous le charme. Hélas, celle-ci s’éloigne peu à peu pour intégrer la bande de Charles. Sur les conseils de son oncle, Benoit organise une soirée et invite toute sa classe. L’occasion de devenir populaire et de retrouver Johanna.
Premier film de Rudi Rosenberg, « le Nouveau » est enfin le Teen Movie que le Cinéma français attendait depuis la Boum et LOL! Si le Cinéma américain en a fait un genre à part entière, il faut dire que le Cinéma hexagonal ne nous a pas beaucoup gâtés en la matière mis à part ces deux films. Il s’intéresse ici à un groupe de collégiens et plus précisément à Benoit, le petit nouveau de la classe qui va devoir apprendre à s’intégrer dans un microcosme bien connu de tous composé d’individus bien différents: les « cools » mais en fait « connards », les « gentils » mais dont tout le monde se fout (l’intello, la petite handicapée, le petit gros…). Rosenberg fait preuve ici d’un vrai sens du rythme, sa comédie ne souffrant d’aucun temps mort et a eu l’idée géniale d’exclure totalement le monde adulte de son film, mis à part le personnage assez génial de l’oncle incarné par Max Boublil, pour mieux se concentrer sur le monde des ados. Cette comédie, qui a le bon goût de ne reculer devant rien, même pas le handicap, est souvent très drôle et repose sur un casting de jeunes débutants tous irrésistibles! La comédie de l’hiver!