Critique: The Revenant

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Réalisation Alejandro González Iñárritu
Scénario Alejandro González Iñárritu
Mark L. Smith
Acteurs principaux
Sociétés de production New Regency Pictures
Anonymous Content
RatPac Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre western
Durée 156 minutes
Sortie 24 février 2016

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

Un an à peine après son Oscar du meilleur réalisateur pour le décevant « Birdman », le cinéaste mexicain Inarritu revient avec une nouvelle adaptation du roman de Michael Punke, « le revenant », qui avait déjà inspiré Richard Sarafian pour son « Convoi sauvage » en 1971. Après une scène d’ouverture dans laquelle un groupe de trappeurs est sauvagement attaqué par une tribu d’Indiens, on peut se dire que l’on s’embarque dans 2h30 de grand cinéma; d’autant qu’une attaque de grizzli dont est victime Glass nous laisse scotché devant tant de maîtrise technique. Il nous tarde, maintenant que ces bonnes bases sont posées, de vibrer et d’être pris aux tripes! Malheureusement, ce ne sera pas le cas. Si l’on ne peut que reconnaître la maestria de la mise en scène et le travail titanesque de Lubezki sur la photo, l’ennui prime pour plusieurs raisons. Tout d’abord, contrairement au « Convoi Sauvage » qui, grâce à de multiples flash-backs, nous éclairaient sur le personnage principal et nous faisait entrer en empathie, « The Revenant » ne nous apprend jamais rien sur Glass qui, du coup, n’est jamais attachant. Par ailleurs, plutôt que d’opter pour l’aventure pure et l’immersion du spectateur, Inarritu choisit l’odyssée métaphysique façon Mallick (on pense souvent au Nouveau Monde et à la Ligne Rouge). Enfin, si dans « the Revenant », le personnage incarné par DiCaprio ne survit que pour venger la mort de son fils, le personnage incarné par Richard Harris dans « le Convoi Sauvage » luttait pour revoir son fils vivant, donnant un souffle de vie et de rédemption bien plus exaltant que dans cette nouvelle version. Du côté de l’interprétation, Tom Hardy est parfait dans ce rôle de crapule et DiCaprio est comme toujours très bon même s’il n’a que quelques lignes de dialogues, l’ironie étant qu’il remporte enfin un Oscar pour, sûrement son rôle le plus physique, mais certainement le moins intéressant. En tout cas, une fois de plus Inarritu confirme ses immenses qualités de cinéaste mais tant qu’il se bornera à vouloir épater la galerie plutôt qu’à raconter des histoires qui emportent le public, il restera un un grand technicien à défaut d’un grand réalisateur.

2

Critique VOD: People, Places, Things

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Will Henry est un romancier graphiste fraîchement célibataire qui jongle entre ses deux jumelles et sa classe d’étudiants tout en explorant les complexités d’un nouvel amour et lâchant prise avec la femme qui l’a quitté.

Dernier film de la dernière fournée de titres de la collection OVNI en VOD chez Sony, « People, Places, Things » est une comédie indé tendance dépressive plutôt réussie. On y suit l’histoire de Will, dessinateur de BD, qui voit sa vie chamboulée par le départ de sa femme avec son amant. Idée de départ certes des plus banales mais traitée avec légèreté autant que gravité et portée par un comédien des plus attachants, Jemaine Clement, parfait dans son rôle d’intellectuel un peu paumé. Si le film est aussi séduisant, il le doit aussi aux questions qu’il pose : « peut-on aimer toute une vie? », « peut-on se quitter sans se haïr? », « les enfants peuvent-ils servir de lien entre deux parents divorcés? ». Un film charmant!

4