Critique Dvd: Lutte sans merci

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LE FILM:

3

Agressé et blessé par cinq loubards, l’ingénieur Walt Sherill exige justice. L’enquête de la police étant trop longue à son goût, il prend lui-même les choses en main, de plus en plus aveuglé par une soif de vengeance qui lui fait perdre son emploi et met ses proches en danger.

Réalisé en 1962 par le peu connu cinéaste anglais Philip Leacock, « Lutte sans merci » ne marquera pas l’histoire du film noir mais il n’est pas sans intérêt. Le gros défaut du film tient en son rythme un peu inégal et sa mise en scène sans grande imagination. Toutefois, il vaut le détour car c’est l’avant-dernière prestation d’Alan Ladd et que le film ouvre la voix à la mode des vigilante movie qui sortiront en masse notamment dans les années 70 (On pense évidemment à la série des « Justicier » avec Charles Bronson). Il a également l’originalité de montrer une délinquance dans un milieu aisé.  Toutefois, « lutte sans merci » se regarde sans déplaisir et offre un spectacle tout à fait honorable.

TECHNIQUE:

4

Une copie très propre!

BONUS:

3

Outre une galerie photos, on trouve la présentation de Patrick Brion ainsi que celle (plus « engagée ») de François Guérif.

VERDICT:

3

Un Vigilante movie à l’ancienne…

Disponible en DVD (16.99 euros) chez Sidonis

Critique: Desierto

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Réalisation Jonás Cuarón
Scénario Jonás Cuarón
Mateo Garcia
Acteurs principaux
Sociétés de production Esperanto Kino
Itaca Films
Pays d’origine Drapeau du Mexique Mexique
Genre Thriller
Durée 94 minutes
Sortie 13 avril 2016

Désert de Sonora, Sud de la Californie. Au cœur des étendues hostiles, emmené par un père de famille déterminé, un groupe de mexicains progresse vers la liberté. La chaleur, les serpents et l’immensité les épuisent et les accablent… Soudain des balles se mettent à siffler. On cherche à les abattre, un à un.

Pour son second long métrage, Jonas Cuaron, fils d’Alfonso, s’appuie sur un phénomène plus que jamais d’actualité, les migrants; pas ceux de Syrie ici mais ceux que Donald Trump déteste tant, les Mexicains, qui tentent d’entrer illégalement aux Etats-Unis. L’angle utilisé, celui d’un pur survival qui voit un petit groupe de migrants tenter d’échapper à un pequenaud amateur de tir sur cible vivante et son chien, « Traqueur ». Comme il l’avait prouvé avec le scénario de « Gravity », Jonas Cuaron aime les histoires simples, sans fioritures. « Desierto » entre très vite dans le vif du sujet et peu de dialogues ne viennent encombrer ce qui s’avère un exercice de style assez réussi mais dur sur l’homme. La mise en scène de Cuaron exploite à merveille les extérieurs, plaçant souvent ses personnages tout petits au milieu d’immenses étendues. D’autre part, la dimension politique du film est assez intéressante, le « pays de la liberté » portant en lui quelques énergumènes qui se moquent bien de l’humanisme!  Prenant!

3.5