Critique: « Hair » de Mahmoud Ghaffari (FIFIB 2016)

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Trois jeunes sportives iraniennes muettes sont sélectionnées aux championnats du monde de karaté, qui se déroulent en Allemagne. Les autorités iraniennes ne s’opposent pas à leur participation, pourvu que la tenue réglementaire couvre leurs cheveux et leur cou…

Second long métrage de Mahmoud Ghaffari, « Hair » fait partie de ces films qui ne s’embarrassent pas de la forme mais qui vous saisissent par leur propos et par la rage qu’ils portent en eux. Tourné caméra à l’épaule, « Hair » suit trois jeunes femmes malentendantes qui vont tout tenter pour accomplir leur rêve, représenter leur pays dans une compétition internationale. Elles cumulent malheureusement deux handicaps en Iran: elles sont des femmes, qui plus est sourdes. Pour accentuer l’exclusion qu’elles vivent au quotidien, le réalisateur a fait le choix de ne pas sous-titrer lorsqu’elles s’expriment en langue des signes, tout comme dans le film « The Tribe ». Pourtant, le talent de ces trois jeunes actrices est tel que l’on comprend aisément chaque scène. La révolte de l’une des trois athlètes restera comme l’une des images fortes de ce Festival et Mahmoud Ghaffari apporte la plus belle définition au mot « Indépendance »!

4.5

Critique Bluray: The Neon Demon

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LE FILM:

4.5

Réalisation Nicolas Winding Refn
Scénario Nicolas Winding Refn
Mary Laws
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont Film Company
Wild Bunch
Space Rocket Nation/Motel Movies
Vendian Entertainment
Bold Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de la France France
Genre Thriller
Durée 117 minutes
Sortie 8 juin 2016

Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

S’il avait séduit un large public en 2011 avec « Drive », Nicolas Winding Refn avait déstabilisé ce même public avec son film suivant « Only God Forgives », revenge movie oedipien radical. Lors de la présentation de « The Neon Demon » au dernier Festival de Cannes, on pouvait se demander s’il s’adresserait à nouveau au « grand public » ou s’il persisterait dans une voie beaucoup plus expérimentale. C’est dans cette seconde voie que le cinéaste danois s’installe avec un film sur le milieu de la mode qui dérangera certainement les inconditionnels d’un schéma narratif traditionnel. Entre le giallo et les univers de Lynch ou Cronenberg, Refn utilise un semblant de narration dans l’unique but de relier des scènes en forme d’installations d’art contemporain tout en flirtant avec une certaine jubilation avec le grand-guignol. Si l’on accepte ce postulat, « The Neon Demon » offre un spectacle sensoriel hypnotisant et envoûtant, renforcé par le score organique de Cliff Martinez. Grand film!

TECHNIQUE:

5

Somptueux à tous les niveaux!

BONUS:

3.5

Outre deux featurettes making of et sur la musique, on trouve surtout une excellente interview du réalisateur.

VERDICT:

4.5

Indispensable pour les fans de NWR!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez WILD SIDE VIDEO dès le 26 Octobre