Critique: Corniche Kennedy

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Corniche Kennedy. Dans le bleu de la Méditerranée, au pied des luxueuses villas, les minots de Marseille défient les lois de la gravité. Marco, Mehdi, Franck, Mélissa, Hamza, Mamaa, Julie : filles et garçons plongent, s’envolent, prennent des risques pour vivre plus fort. Suzanne les dévore des yeux depuis sa villa chic. Leurs corps libres, leurs excès. Elle veut en être. Elle va en être.

Désireuse de filmer Marseille, Dominique Cabrera tombe sur le livre de Maylis de Kerangal qui parle de ces minots qui sautent du haut de la Corniche au mépris de tous les dangers. Après les avoir rencontrés, elle décide donc d’adapter le roman et de faire appel à ces jeunes, dont Alain de Maria et Kamel Kadri. Alors que l’un d’eux flirte avec le gangsterisme, une jeune femme (Lola Creton), fascinée par ces jeunes « fous », va intégrer la bande et affronter ses peurs. La réalisatrice aborde l’adolescence, cet âge où l’on est prêt à tout sans se soucier des conséquences avec une certaine luminosité et mêle triangle amoureux et polar. Un joli film porté par la très talentueuse Lola Créton et les deux petits nouveaux aux exploits insensés, Aain de Maria et Kamel Kadri.

3.5

Sortie le 18 janvier

 

Critique: The Young Lady (Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Royaume-Uni de William OLDROYD Avec : Florence PUGH, Cosmo JARVIS, Paul HILTON, Naomi ACKIE, Christopher FAIRBANK.

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

Premier film du réalisateur anglais William Oldroy, « The Young Lady » s’inspire d’un roman russe de Nilolaï Leskov, « Lady Macbeth du district de Mtsensk » qui traite du rôle ingrat de la femme au XIXème siècle. Le personnage de Katherine, à l’instar de Lady Macbeth, est une femme qui refuse de se soumettre. Elle ira jusqu’à tuer pour vivre la vie qu’elle souhaite. Remarquablement mis en scène tout en plans fixes magnifiquement travaillés, « The Young Lady » est un premier film surprenant par sa maîtrise. On s’attache à ce personnage de femme maltraitée, humiliée, puis, petit à petit, Katherine va sombrer dans une folie insidieuse qui entrainera tout le monde dans son sillage, que ce soit, le palefrenier ou sa servante Anna. La somptueuse photo du film est un écrin pour la jeune Florence Pugh, d’une beauté et au jeu d’une intensité rares. Un grand film!

4.5